mercredi 8 janvier 2020

Tenerife Jour de l'an 2020


TENERIFE Jour de l’an 2020, les cinquantièmes rugissants !
A l’initiative de Octave qui avait décidé de fêter judicieusement ses 50 ans dans un pays tempéré propice au Parapente, que demander de plus beau cadeau.., une sortie improvisée s’est constituée avec Philippe et Gérard, accompagnés par Hélène, Swan et Sylvie.
Tenerife, comme les Açores et surtout la Réunion, est balayée en permanence par les Alizés, et cela ronfle toujours d’un côté. Mais avec un Volcan de 3700 mètres presque au milieu, on est assuré d’avoir toujours du calme sous le vent, quel qu’il soit sur 360 °, donc cela vole un nombre très important de jours par an… 
C’est l’île de l’éternel printemps selon les locaux. 

Donc au milieu des cadors venus du monde entier pour tester leurs ailes et leurs techniques de pilotage, le DPCNP n’a pas démérité, et la suite va le prouver 😉

Après une arrivée dispersée le Samedi, nous sommes à pied d’œuvre le Dimanche 29 au matin. Nous faisons la connaissance de Marco, notre guide pour la semaine, un Italien humainement et techniquement formidable, et un couple de Français, Florence et Boris, qu’Octave avait déjà rencontré sur des sites par chez nous…
Nous montons sur un site à 1200 mètres au-dessus de la plaine immense de Guimar, après avoir repéré l’atterro en bord de plage, avec murs, fils électriques et grillages de Gendarmerie. Sans manche à air, Marco souligne qu’il vaut mieux avoir un GPS donnant  la vitesse sol en approche pour voler sur cette île quand le vent est faible …

L’atterro du Parking


Sur le déco, les premiers gonflages témoignent d’une nervosité due à la fatigue du voyage.
Après le brieffing de Marco, Philippe ouvre le bal sur le déco 1200, tout le monde décolle bien et rejoint l’atterro.

On pose à l’endroit prévu et nous partons nous restaurer, en attendant une baisse du vent, sur une belle place ornée de statues des aborigènes de l‘île, les  Guanches, animistes vivant paisiblement de la pêche, qui furent bien entendu exterminés à partir de 1494, tant leur mode de vie était scandaleux, par les Espagnols puis par la peste...


Suite à ce remplacement de populations, on remarquera l’évolution extraordinaire du genre humain… Ces créatures musclées obsédées par la survie étaient d’un ridicule comparées aux hommes modernes…

Ici, on pourrait croire que nous entamons notre conversion rédemptrice tant suggérée par Yves, mais que nenni, un bar à gauche de l’église aura raison de nos motivations 😔
 
Puis nous montons au sommet de la caldera immense sur un déco à 2200 mètres, c’est parti pour 12 km de descente, finesse 5, posé au même endroit.

Retour au sol, les afters sont dans la tradition du club, conviviaux et revigorants !

Le Lundi 30, vols dans la même vallée, mais sur un nouveau décollage, face Nord Est, posé soit dans une décharge ( atterro officiel quand même…) ou sur la plage

Déco de Octave en danseuse, hop, hop !

L’atterro / décharge de Guimar

L’atterro le plus sympa du coin, la plage, est libre de baigneurs en cette saison, surement plus du tout en été… 
Philippe en approche

Dernier vol du soir en remontant au 1200, et là, patatras, trois gamelles sur trois tentatives de décollage…
Là même où nous avions décollé le premier jour, avec du vent, les 5 mètres de course n’auront pas suffi pour nous envoler, malgré de beaux gonflages dos voile.  Philippe se ramasse en contrebas, Octave suit, comptant sur sa nouvelle aile 😀, et finit comme Philippe mais avec un bon choc à la main gauche.
Je décide donc de monter au-dessus de la route. J’attrape les deux élévateurs avant, lève, fonce, mais avec les deux oreilles fermées…😗 Finesse 2, je dépasse à peine la route et me ramasse dans la poussière. Choc à la main droite et au coude, on fait la paire avec Octave. Nous décidons de « rentrer maison ».

Bilan : un Octave indisponible pour 2 jours selon les prescriptions de notre doc attitré, et un Gérard moins touché, excepté l’amour propre, mais tout le monde y a eu droit…

Les leçons : On a trop cru en nos voiles quant à leurs capacités de portance à basse vitesse, et j’ai appris qu’il ne faut pas prendre les 2em avant sur une Arcus RS, ce sont ceux des oreilles et cela les ferment sur cette aile en dos voile… J’ai vu aussi qu’on ne peut pas faire de roulé boulé avec une sellette airbag, quelle que soit l’aile !

C’était ici, on n’a pas de photos des sketches, il parait que c’était très drôle 😀 :

Mardi 31, sans Octave donc, nous partons voler vers l’Ouest et le Nord. Nous nous arrêtons sur un petit site de 600 m en Ouest. Boris, Florence, Philippe puis Gérard tenteront de s’accrocher sur la paroi, sans grand succès, et atterro dans une petite parcelle entre les bananes.

Nous nous restaurons près des falaises Los Gigantesques, 500 mètres de hauteur environ :

Puis montée au Taucho, le site le plus aménagé en Ouest, Objectif la plage à 7 km, ou une décharge…

Ce soir, c’est le réveillon, et nous le commençons par l’apéro à l’atterro…

Rentrés à l’hôtel chez Philippe, repas fin improvisé de tapas, arrosé comme l’événement le mérite…
Feu d’artifice pour les 50 ans de Octave, all include, une surprise offerte par le club DPCNP, j'avais pris le chéquier pour une fois, je vous en parlerai à l'AG 😄 


Mercredi 01 Janvier, quartier libre, nous visitons Masca, un village typique de ceux des Barancos, les gorges.

Le 02 janvier, nous sommes à fond, réunis au complet avec Octave requinqué, et avec deux nouveaux compagnons, un couple dont un cador Belge, pour voler sur el Tanque, au Nord. Sans un poil d’air, mais cette fois ci, on a plus de place pour courir… Tout le monde décolle bien et nous posons à la plage ou sur le parking de la baleine

Ici notre collègue Belge Valentin qui ouvre la voie, et l’atterro sur la plage de gros galets.

Nous ferons un deuxième vol dans l’après-midi sur le même site, on grattera beaucoup mieux sur les falaises.
Le déco vu de l’atterro de la baleine, elle même en bas à gauche…

Vendredi 03 Janvier, c’est le dernier jour de vol, nous partons sur Guimar, les conditions sont plus ventées. Un peu de patience et nous décollons tous du déco orienté Nord/Est et rejoignons la plage

La fameuse vraie photo des chaussures de pilote !

Posé sur la plage

Les conditions semblent se calmer, et nous montons au déco de 2200. Des Cumulus se forment lors de la montée, et une couche nuageuse est bien là à notre arrivée au sommet. Sans attendre, tout le monde décolle pour un dernier vol d’anthologie au-dessus de la couche qui se densifie mais ne progresse pas en épaisseur, balayée par un vent qui souffle à l'opposé de celui de la couche inférieure, une des subtilités de ces îles.



L’atterro est à 12 km, la couche est entre 1500 et 1800 mètres. Impressionnant, mais il y a toujours un trou quelque part… 

Octave prend le temps de filmer :

Et en dessous de la couche, les reliefs merveilleux des coulées de lave.

Cela commence à ronfler sur la plage, descente verticale de 300 mètres, super !


Voilà, le périple se finira pour nous sur ces images, en remerciant le Tiede, Volcan sacré, de nous avoir protégés des vents mauvais. Les Guanches nous ont peut être également  reconnus comme les leurs, respect et humilité face aux éléments, paix à leurs âmes !

Octave et Gérard

La vidéo de Octave est ici :

https://youtu.be/1RXol2Z_UjQ

Annexe Touristique.
Hélène, Swan et Sylvie ont profités du séjour pour visiter l’île, hyper touristique en bord de mer, plus tranquille en montagne et dans les parcs.















     


FIN du voyage
Tenerife du 28/12 /19 au 04/01/20
https://youtu.be/1RXol2Z_UjQ

mardi 22 octobre 2019

Séjour de parapente à Aguergour

Voici un court récit de nos aventures en Octobre au Maroc. C'est Philippe qui a initié cette sortie limitée à 4 participants pour un format adapté au véhicule d'Hamid notre accompagnateur. Guy, Jean Louis et moi lui avons embrayé le pas et nous nous sommes trouvés tous les 4 à Aguergour chez Naima et Hamid. Nous avons été vraiment bien reçus.




Hamid a été notre coach sur les 3 sites sur lesquels nous avons volé, nous donnant avec patience tous les conseils pour bien décoller et exploiter le site. J'ai pu faire 8 vols et environ 3 heures de vols et prendre connaissance de ma nouvelle voile.

Les paysages autour des 3 sites de vols, Aguergour, Agloo et Legzira sont absolument magnifiques







Inutile de parler des nombreux et excellents repas pris dans des restaurants  choisi par Hamid qui connait personnellement les restaurateurs.

Hamid nous a donné beaucoup de conseils que j'ai pu évaluer dans la réalité! En particulier par vent fort, il m'a appris bloquer la voile au sol avec les arrières (chez moi il sont bleus); le principe c'est de les tirer afin que le vent passe comme sur un tremplin (la voile) et de fait la plaque au sol, bloquant tout mouvement (voir la vidéo)

L'autre technique apprise par vent fort est de bien préparer sa voile en boule et quand on s'est mis en place, de ne tirer que sur les 2 avants centraux, et non les quatre avants. Et de ne pas tirer mais juste les mettre en tension et les accompagner bras tendus. Et évidement venir sous l'aile dans la manœuvre, en chargeant la voile... 

Les séances de gonflage à Aglou


Et l'attero de Philippe et le mien à Aguergour


J'ai fait des progrès en déco par vent fort, et suis un peu déçu de ma nouvelles Dolpo M, qui plane moi bien que ma vielle Dolpo L, c'est que je suis en milieu de fourchette pour la M et donc un taux de chute moins bon, j'ai été au tas alors que les copains volaient encore; c'est insupportable !!!
J'ai repris les plafonds vers la fin du séjour ; je la tenais mieux  j'ai compris qu'il fallait que je prenne plus de freins, pour avoir un meilleur plané, l’intérêt c'est qu'elle vole plus vite, et que quand on a compris sa moindre inertie: elle se place ou on veut.
Non j'ai pas fait de parasol cette année !!, j'ai failli faire une biroute de décollage a Legzira; vous verrez sur les vidéos...Et j'ai très envie de revenir avec une aile delta les attéro et les décos sont adaptés et souvent le vent souffle trop fort pour un PP.

Voici la vidéo





Jean + BdlB

jeudi 19 septembre 2019

Participation record à la coupe Icare

Participation record des membres du club à la Coupe Icare. En revanche on a observé une moindre affluence du public sur les stands et en extérieur sur les 3 jours de la coupe.

Pourtant on pouvait trouver aile à sa taille

Ou effectuer de sérieuses comparaisons :

Ou encore tester sa technique d'approche et d'atterrissage en delta :

Sans surprise, et malgré les conditions de vol délicates, les déguisements ont été impressionnants :
 

Les démonstrations en vols ont été également à couper le souffle 

 


Notre passionné de CFD, Frédéric, remporte une belle seconde place en distance catégorie delta rigide. il est sur le podium à côté d'Alain Chauvet, premier dans la catégorie delta souple :


Selon la formule consacrée, aucune bête n'a été blessée. ci dessous, il s'agissait d'un test d'acuité sonore réalisé à 7h15 du matin et adressé aux milliers de visiteurs dormant à Saint Hilaire. A la lecture de ce compte rendu, à vous de nous dire combien il y a d'oies en l'air (si vous n'en voyez aucune, allez voir votre opticien ou reportez vous à la seconde photo).

Heureusement la plupart des matins ont commencé dans le silence, les brûleurs des montgolfières étant quasiment inaudibles loin dans la vallée :

Pour certains l'objectif principal était de rencontrer la clientèle sur le stand et de bien démarrer la commercialisation d'un accessoire indispensable à la pratique du paramoteur, ou de proposer du  matériel performant pour leur permettre de beaux vols avec une aile delta. Mais cela leur a fait très plaisir d'avoir la visite de  nombreux membres du club  sur les deux stands :


Ou de partager de longues libations en fin de journée au risque d'excéder gravement mais sympathiquement la capacité nominale du gîte :

Le long métrage de nos aventures dans le Grésivaudan est ici :


BdlB

mardi 10 septembre 2019

La saison continue !

Mardi 10 septembre 2019, des conditions très prometteuses étaient prévues dans le Gâtinais : plafond supérieur à 2000 m en début d’après-midi, 3-4 octats, vent au sol NE à N autour de 15 km/h. Par ailleurs, après avoir raté les belles journées du dimanche 1er septembre à Clécy et du dimanche 8 septembre à Saint Marc d’Ouilly, et avoir vu ainsi les potentiels de ces journées me passer sous le nez (potentiels visibles sur la CFD parapente...), autant dire que j’étais ultra-motivé pour tenter à nouveau ma chance !

Michel, toujours disponible et enthousiaste pour remorquer, a répondu présent. Ciel tout bleu le matin, puis des magnifiques cumulus bien répartis se sont rapidement formés dès midi et demi. Perte d’un temps précieux en causant à mon arrivée avec Michel dans le hangar pendant plus de trois quarts d’heure… Une incohérence, vu l’empressement du matin pour arriver tôt au terrain. J’aurais quand même pu songer à abréger avant de voir naître les premiers nuages. En attendant la fin de la préparation de mon matériel, Michel est allé taquiner les cumulus... base 1900m vers 13 heures (4°C) !

Nous décollons enfin vers 13h45... Les conditions aérologiques sont excellentes. Plafond 2015 m QNH vers 14h30, avec, au plus fort, une grosse « dégueulante » à -5 m/s suivie d’une pompe de 2,5 m/s à 3,5 m/s intégré et régulier jusqu’au nuage... Ouah ! C’est extraordinaire et pour le moins sensationnel ! Compte tenu de la direction du vent, pour voler sur la campagne, l’idéal aurait été d’aller vers le sud-ouest et notamment de traverser la Sologne. Mais les zones réglementées traversant la région étant toutes actives en semaine, je pouvais oublier cette option. Il valait mieux tenter une distance vers l’ouest, en contournant les TMA d’Orléans-Bricy par le nord et en prenant soin également de ne pas tamponner dans les TMA au-dessus de la Beauce dont le plancher est à 6500 ft QNH, soit 1981 m QNH, et qui s’étendent depuis l’ouest de Pithiviers jusqu’à la Ferté-Bernard, c’est-à-dire sur plus de 100 km d’est en ouest. En me fixant une altitude maximale de 1850 m par rapport au terrain, qui est à 110 m d’altitude, j’étais certain d’être tranquille, en me réservant un peu de marge pour sortir d’un éventuel thermique puissant.

Devoir « craber » par ce vent de NE à N pour contourner les zones de Bricy n’a pas été un atout. Pour couronner l’affaire, j’ai commis quelques erreurs de cheminements. L’une d’entre elles m’a conduit à un point très bas vers 230 m sol à l’ouest de Janville. Certes, j’étais encore assez haut pour ne pas être obligé de pousser avec les pieds, mais quand même, l’épisode a été un tantinet stressant non seulement pour rester en l’air, mais aussi pour remonter tandis que le vent me poussait vers une TMA d’Orléans. Lorsque j’avais atteint la N20 au niveau de Toury, j’aurais dû prendre un cap directement au nord-ouest vers Chartres pour contourner ces fichues zones imaginaires avec plus de marge. Une fois passée la ligne TGV au niveau de Voves, j’ai ensuite vainement essayé de contourner la TMA Orléans 7, celle qui est la plus à l’ouest et qui borde la A10. Il y avait un bon thermique au nord de Brou, et comme il vaut mieux prendre un maximum de hauteur avant de filer vers le cumulus suivant qui est toujours trop loin sans risquer un nouveau point bas, qui arrive très vite si la pompe est introuvable, je me suis résigné à mordre un peu dans cette TMA. Et au bout du compte, je me suis dit « basta », la TMA doit sûrement être inactive comme d’habitude, alors inutile de me faire des scrupules. Un coup fil du lendemain à la TWR de Bricy me l’a confirmé. Si j’avais pris la peine de téléphoner avant de décoller, je me serais épargné une entrave supplémentaire…

Malgré ces aléas, le vol était néanmoins super chouette. Comme toujours, c’était génial, et les paysages du Perche sont toujours très jolis à contempler vus du ciel. La saison continue, mais l’automne n’est pas loin. Alors vers 17h30 - 18h, Eole, ou plutôt la divinité grecque des thermiques, a plié les gaules. Plus aucun thermique, si ce n’est quelques pompouillettes de restitution permettant de se maintenir à quelques centaines de mètres au-dessus des champs et des forêts tandis que le vent continuait à me pousser vers le sud-ouest.

Trouver un bon endroit dégagé et sain pour atterrir n’était pas si évident, entre tous les bosquets, les prairies cachant des animaux ou parcourues par des barbelés, les champs de maïs ou de colza moissonnés mais avec les tiges qui dépassent bien au-dessus de la terre (pas bon pour l’aile), des champs encore non moissonnés, des propriétés, des centres équestres, des carrières... Il n’y a pas l’embarras du choix et il faut quand même rester prudent. Posé vers 18h20 à Dollon, dans la Sarthe, dans un grand champ juste à côté de la ligne TGV (mais le long de laquelle tenter du stop vers Paris est à proscrire), et à côté duquel j’ai pu trouver un grand espace d’herbe à l’ombre d’une rangée d’arbres le long de la clôture. L’endroit idéal pour replier et dissimuler mon aile.




Un appel à mon paternel m’a permis d’apprendre que le dernier TER vers Paris passait à la Ferté Bernard vers 20 heures, tandis que le dernier TVG vers Paris au départ du Mans était à 21h06. Si la première option était morte, compte tenu du temps nécessaire pour replier mon aile et me préparer pour la seconde phase de la journée, en revanche la seconde option était encore possible. C’était osé, car j’étais apparemment à 35 km de la gare du Mans et je n’avais qu’un peu plus d’une heure pour y arriver, mais c’était jouable et il fallait tenter.

A nouveau, la providence m’a gratifié de beaucoup de chance pour solliciter les automobilistes en cette soirée ensoleillée et douce. Notamment, j’ai reçu l’aide très généreuse d’une dame qui s’est arrêtée par philosophie et qui prend volontiers les gens en stop (c’est rare, bien que ce soit la troisième fois cette année que je rencontre une telle personne). Pour la petite histoire, elle pratiquait souvent le stop en Dordogne quand elle avait 20 ans. Elle avait même failli une fois se faire agresser par un chauffeur routier, mais cela ne l’avait pas traumatisé outre mesure, ayant pu gérer la situation en continuant à causer comme si de rien n’était. Cette dame n’allait pas jusqu’au Mans, sa destination s’arrêtait 20 km avant. Mais à ma demande et sur proposition de lui payer le trajet aller-retour, dont elle a réduit de moitié le montant que je lui proposais, elle a accepté bien volontiers de me rendre service. Nous voilà partis pour une course contre la montre, tout en respectant les règles de conduite, cela allait de soi.

Nous étions arrivés au but peu avant 21 heures, c’était formidable, quand est entrée en scène la splendeur consternante et déconcertante de la SNCF. En effet, au pied des escaliers menant au quai par le couloir souterrain, une rangée de contrôleurs barrait le passage en ne laissant passer que les voyageurs munis d’un billet. Depuis quelques temps, pour des raisons qui nous échappent, il n’est plus possible d’acheter son billet dans le TGV en allant voir tout de suite le contrôleur. J’ai alors couru vers la borne la plus proche de vente des billets. En deux minutes, j’avais le temps d’effectuer toutes les opérations pour en acheter un. Manque de pot, seuls les horaires du lendemain étaient proposés ! Manifestement, en deçà d’un certain délai avant l’horaire du TGV, il n’est également plus possible d’acheter un billet… A moins que le TGV ne fût déjà plein… Nous avons entendu le bruit de son arrivée, puis celui de son départ. C’était terminé pour la soirée. La personne qui laissa exploser sa colère face aux contrôleurs était curieusement celle qui n’avait besoin de rien, en l’occurrence ma conductrice ! Je l’ai saluée en la remerciant vivement pour les efforts qu’elle avait mis en œuvre pour moi.

Nuit dans le premier hôtel en face la gare, où j’ai pu négocier 20% sur le prix excessif de la chambre, qui était très confortable. TER du lendemain matin vers Paris, à un horaire qui me permettait ensuite d’arriver avant 11 heures à Etampes pour attraper le bus vers Pithiviers (en fait 11h30, les horaires ayant changé, heureusement dans le bon sens…). De la descente du bus à Pithiviers jusqu’au terrain à Egry, trois voitures, conduites par des femmes que j’ai pu solliciter de vive voix à un arrêt, m’ont pris en stop. L’une d’entre elles conduisait une petite voiture à trois portes contenant déjà ses deux enfants. Elle m’a regardé d’un air suspect. Je lui ai alors dévoilé un grand sourire, et elle m’a dit OK. C’est toujours étonnant de constater à quel point l’action paléolithique et universelle de montrer sa dentition en écartant les joues peut engendrer comme effet bénéfique !

Récupération de l’aile et retour au logis tranquillement par les petites routes, en prenant la peine de m’arrêter pour une pause dodo ou pour une photo, et en faisant également un détour par Aigneville pour aller saluer Hervé Rousseau, propriétaire du terrain ulm où j’ai participé à la pratique du vol libre pendant de nombreuses années, notamment à l’occasion de nombreux vols sur la campagne, et que je n’avais pas revu depuis l’arrêt de l’activité sur ce terrain à la fin de l’année 2015. Une soirée retrouvailles fort sympathique.

 
Saint Calais

     
Saint Michel de Chavaignes Bouër


 
L’Ozanne à Dangeau


Sur le plan culturel, un arrêt au pied du château de Montmirail, dont l’histoire a été tumultueuse au cours des siècles, s’est imposé pour pouvoir l’admirer de plus près après l’avoir aperçu en vol (c’est la tâche ronde dans le quart en haut à gauche sur la photo ci-dessous).





Au cours de ce joli vol, que j’ai manqué d’optimiser compte tenu des excellentes conditions, j’ai néanmoins parcouru 152 km en 4h34. La trace est disponible sur le site : https://delta.ffvl.fr/cfd/liste/vol/20277114 . Merci à Michel de m’avoir remorqué une fois de plus. Cerise sur le gâteau, je me suis payé une douleur persistante aux vertèbres lombaires en soulevant mon aile le mercredi soir dans mon garage pour la placer sur ses supports de rangement (il y a eu un bruit bizarre de léger craquement...). Bien que n’ayant pas été coincé, cela surprend tout de même, et un arrêt des activités potentiellement contraignantes pour le dos s’est imposé pendant une bonne semaine avant de retrouver un état de santé normal. Il devient pertinent à l’avenir de gérer la manutention avec plus de prudence et plus de méthode !

Frédéric

Psst : Il ne serait question de rendre l’antenne sans une note de légèreté. Voici, ci-dessous, quelques photos prises dans l’hôtel au Mans. Le gérant ne manque pas d’humour, qui serait avantageusement transposable dans d’autres commerces ou entreprises, mais je n’ai vu ou entendu personne le prendre au mot !




 


dimanche 1 septembre 2019

Tonnerre d'applaudissements à Saint Clair

Vent prévu de nord ouest, léger le matin et forcissant jusqu'à atteindre une force propice au soaring à Saint Clair sur Epte.

Louis et moi avons une petite disponibilité en matinée, nous arrivons tôt sur le site

Sur le film c'est un one pilote show avec le coup du téléphone qui sonne au moment de gonfler la voile, l'empapaoutage du cameraman par la voile et enfin un décollage largement applaudi par les spectateurs.

Au total 2 ploufs chacun plus ou moins ralentis et un départ du site avant des conditions plus fortes



Benoit