jeudi 27 août 2026

Les aventures caniculaires et aoûtienne du DCPNP

Voici un recueil des activités de vol des membres du club pendant cette période de canicule et d'éclipse solaire de ce mois d'août 2026.

Et pour commencer, c'est le 8 août, que Laurent notre pilote manchot, s'est égaré dans le jura au décollage du Mont Poupet et attend patiemment la brise (depuis 1981 ?)


C'est ensuite un vol à Salins les Bains, Laurent est de mariage au tout proche Fort St André, le vol ne sera pas long et Laurent oublie de préciser s'il a atterri au beau milieu de la cérémonie de mariage.




Le 10 août c'est Benoit qui profite d'une journée calme à Octeville 



Le 12, c'est bien sûr l'éclipse qui nous tient tous en haleine et par ordre d'apparition ou plutôt de disparition du soleil : en premier c'est Yann qui vole à Buc dans la Drôme et est filmé et photographié dans une lumière exceptionnelle : 



Un peu plus tard, ce sont Alex et Dimitri qui ont pu admirer l'éclipse avec l'équipement ad'hoc

Nos toulousains ont réussi à souder le soleil avec la lune

Plus à l'Ouest, de passage en Normandie, Frédéric arrive à capter dans le reflet de l'objectif de son appareil, l'image de la lune




Un peu plus à l'ouest, Benoit rate complètement l'éclipse, le soleil et la lune étant partiellement cachés par les chênes centenaires des voisins et la caméra sport n'est peut être pas prévue pour filmer une éclipse partielle.


Enfin  le dernier sur la liste et le grand gagnant c'est Octave, ses vacances passant par Santander en Cantabrie, en Espagne à l'ouest de Bilbao, là où l'éclipe était totale. Les photos sont réussies et Octave a le mérite d'avoir quitté le premier lieu d'observation ennuagé pour rallier le bon spot 50 km plus loin et à 2 minutes seulement du démarrage de l'éclipse :






Le 13, José nous envoie un émagramme plutôt sympathique et caniculaire. Il se trouve à Clécy où le vent prévu ne semble décollable que sur un petit créneau entre midi et 14 h.



Octave, toujours en Cantabrie, se désole quant à lui de la complète stabilité de la masse d'air.


C'est Yannick qui nous relate le premier ses exploits du jour à Saint Hilaire : parti du décollage au déco Sud, il a rallié le Manival mais s'est retrouvé proche de la forêt, puis est remonté dans la combe du funiculaire. Tout cela en 1h30 de vol qui a bien boosté la soif du pilote :

La vidéo qu'il nous a transmise semble refilmée depuis l'écran de la caméra sport en utilisant son smart phone. Cela rajoute quelques secousses à un vol qui semble déjà bien agité.

Enfin, tardivement et c'est excusable vu la durée du vol, José nous relate son vol de 3h16 à Clécy. Montée à 3300 m avec des pointes à 8 m/s. On en vient à se demander si José n'a pas trafiqué son GPS. Élément de crédibilité, l'état des accus presqu'à plat est compatible avec la durée du vol. Il ne s'agissait pas d'un cross, les 102 km parcourus ont servi à tournicoter autour de Clécy et à atterrir à Pont d'Ouilly. On attend bien sûr plus de photos et de détails de José avant d'afficher le vol dans le hall of fame du club.


José nous transmets une vidéo du sommet de son vol. La mise en scène est superbe, à l'égal des sorties extra véhiculaire de Sophie Adenot, mais laisse un peu sur la faim ceux qui veulent une preuve solide de l'altitude atteinte par José. Peut être aurons nous d'autres photos pour certifier l'exploit.



Les jours suivants, probablement non volables, ont donné lieu à divers échanges :

Frédéric nous crédite du résumé de ses activtés mécaniques et de vol des dernières semaines : activites-de-vol-libre-et-de-mecanique.html

D'autres  admirent les phénomènes météorologiques comme les développements nuageux autour de Grenoble

Le soleil à Commes où José poursuit ses vacances de vol avec succès



Ou bien pour Octave le beau paysage des Asturies

L'un de nous a également bien volé, à San Pétru en Roumanie du 9 au 15 août lors des championnats d'Europe 2026 FK3 de vol radiocommandé lancé main : il s'agit de Jean Bernard, chef de l'équipe de France, accompagnant nos compétiteurs, et ils ont ramené la médaille de bronze :



Octave devient le parapentiste le plus aérodynamique du club avec sa nouvelle sellette

Et nous envoie la photo de ses premiers essais à Millau

Ce n'est pas du vol, mais l'atmosphère est en grands mouvements à l'anniversaire de Yannick


Enfin, Octave de retour de ses vacances au passage en Bourgogne, s'arrête sur le site de Pommard. Il a droit à toutes les plaisanteries sur la dégustation d'un fameux et gouleyant breuvage et doit fournir quelques photos pour attester de ses activités de vol



Octave conclut sa tournée bourguignonne : "ce n'était qu'un Meursault de notre journée. Ce soir Côte de Nuit, puis dès le matin, quand le Chablis, nous verrons Romane et Conti".


Conclusion, un mois d'août pas trop entravé par la canicule ni par l'éclipse

Cr rassemblé par BdlB




vendredi 14 août 2026

Activités de vol libre et de mécanique automobile

Bonjour à tous !

Base des nuages prévue à 4000 m ce vendredi 14 août 2026 dans la plaine au nord de la Loire, isotherme 0 à 4000 m, et 40 degrés au sol... C’est inédit, sidérant, impressionnant. Mais pour ma part, cela restera dans le domaine de la contemplation, car la fournaise prévue au sol est juste insupportable pour mon épiderme sensible, et aussi pour les instruments électroniques, sans parler du temps de montage, de préparation, et de démontage du planeur. Et s’il n’est pas acquis de pouvoir vraiment monter à cette altitude en planeur, l’instabilité pouvant être relativement faible, en revanche, l’extrême chaleur sera bien présente. 4000 m, c’est l’altitude courante de largage des parachutistes qui pratiquent la chute libre. Jamais je n’aurais imaginé qu’elle serait un jour accessible en vol à voile en plaine !

Ces derniers mois, je me suis contenté d’altitudes et de conditions plus modestes, mais néanmoins très honorables et suffisantes pour réaliser de superbes triangles FAI : 295 km en 6h34 le 19 avril, 313 km en 7h42 le 12 mai, 323 km en 8h le 17 juin, et le top, 408 km en 7h59 le 30 juin (avec des plafonds allant jusqu’à 2500 m en dehors des TMA parisiennes de classe A et D). Le récit de mon vol du 19 avril a été publié sur le blog deltaplane.co, et le lien a été écrit dans le dernier numéro de la Transversale (le 96). Pour le vol du 30 juin, j’ai écrit un récit plus court en accompagnement de ma déclaration à la CFD.

J’ai à nouveau volé le 3 juillet (vol non déclaré), et puis après, plus rien.

En cause les mauvaises surprises récurrentes que mon ancien et glorieux carrosse m’a réservées.

Déjà, en avril, j’ai remis à neuf tout le circuit hydraulique de freinage de mon auto (mi-avril, à un rond-point que je ne connaissais pas, en tentant de freiner au dernier moment pour corriger ma sortie, j’ai entendu un bruit de claquement sous le tableau de bord et la pédale de frein s’est enfoncée... gloups ! et j’ai passé les deux semaines suivantes à changer complètement ma façon de conduire, en anticipant beaucoup et en freinant aux freins moteur et à main).

En juin, ce fut le tour de la direction qui donnait des signes de flottement inquiétants, notamment à vitesse relativement élevée. Vérification des rotules de direction, des rotules axiales de la crémaillère, des rotules de pivot sous le porte-moyeu, resserrage des gros écrous des cardans sur les moyeux, et cela s’est terminé par une séance de correction du parallélisme dans mon garage, d’une façon complètement artisanale en prenant des repères avec les moyens du bord, en arrivant quand même à un angle d’ouverture des roues avant de 0,3 degré, la norme étant apparemment de 0,1 degré. En tout cas, la tenue de route est depuis bien meilleure.

Et puis fin juin début juillet, des bruits stridents émanaient du capot moteur. J’ai tout de suite identifié ces bruits comme ayant pour origine les galets tendeurs de la courroie de distribution. Je ne suis pas inquiété outre mesure (à tort), car j’avais déjà rencontré cet aléa sur mon ancienne voiture, une Renault 21 (GPL, que j’ai utilisée durant 14 ans, mise sur cales à 460 000 km et qui a ensuite attendu quatre années avant que je ne me décide à la céder pour destruction). J’ai commandé un kit de distribution sur oscaro, tout en continuant à rouler tranquillement avec mon auto, notamment pour aller voler. Et puis le soir du 6 juillet en rentrant chez moi, sur la francilienne, un bruit bizarre de courroie, allumage de tous les voyants, dont celui de l’huile, alors que le moteur tournait encore. Le temps de comprendre à peu près ce qui se passait, environ 30 secondes se sont encore écoulées avant que je débraye et arrête le moteur. Heureusement, j’étais déjà sur la partie de la francilienne qui ne fait que descendre jusqu’à Brétigny. En roue libre, sans obstacle qui aurait pu m’obliger à freiner, j’ai pu me garer pile poil sur une place de parking près du lac non loin de ma maison, et j’ai constaté que la courroie de distribution sortait du carter qui la protégeait... Alors là, j’avais décroché le gros lot !!! Un voisin a accepté de m’aider en remorquant ma voiture jusqu’en haut de la colline d’où j’ai pu rentrer chez moi en roue libre. Ensuite, entre le portail de ma maison et le garage, il y a 35 m en pente montante à 5 %, ce qui m’a gentiment donné l’occasion de passer la soirée et la matinée du lendemain à tirer ma voiture avec des cordes et un cric manuel grippé, pour finir avec un vieux palan que mon paternel m’avait laissé. Ce n’était que le début des opérations.

En général, quand le vilebrequin et l’arbre à cames sont désynchronisés, un piston heurte une soupape et le moteur s’arrête brutalement, entraînant de la casse si le véhicule roulait vite, ou au mieux une torsion de une ou plusieurs soupapes. Une concession Renault m’a expliqué que dans certains cas, quand l’arbre à cames s’arrête de tourner alors que une ou plusieurs soupapes ne sont pas complètement descendues, le vilebrequin peut continuer à tourner. Et c’est ce qui s’est produit miraculeusement dans le moteur de mon auto. En démontant la distribution, je me suis rendu compte que la courroie n’avait pas cassé, mais était simplement sortie de son parcours, les roulements du galet tendeur grinçant ayant fini par se gripper et provoquer un décentrement du galet sous la pression de la courroie. Ensuite, le couvercle du carter de protection de la courroie étant en plastique (dur), la courroie a cisaillé le couvercle avant de quitter son parcours !! Une mesure des jeux de soupapes m’a révélé clairement que quelques soupapes étaient tordues, puisque leur jeu supérieur à la normale traduisait qu’elles ne remontaient pas complètement.

Donc je devais déculasser le moteur... Misère !!! Opération que j’ai longtemps appréhendée au cours de toutes ces années d’utilisation de mon auto (GPL, le véhicule a 30 ans, 576 000 km), car le moteur est bien plus compliqué que celui de la R21. Et le moment tant redouté était arrivé, à la suite d’une interprétation négligente, du moins pas à la hauteur, du signal d’alarme. Au début, je m’en suis voulu, mais après je me suis dit que dans la vie, il n’y a pas de hasard, et que si l’incident s’est produit maintenant, c’est que « l’univers » devait avoir une bonne raison, même si celle-ci peut échapper à mon entendement, et que je comprendrai peut-être avec le temps.

Entre temps, la canicule de juillet était en train de s’installer, et deux AR difficiles en RER pour me rendre à l’Onera (où je me suis déménagé dans un bureau isolé mais climatisé) m’ont convaincu de la nécessité de louer une petite voiture climatisée pour tous mes déplacements. Location non loin de chez moi pour un mois (4000 km, avec assurance bris de glace) d’une Suzuki... Swift ! Ce nom m’est décidément bien familier.

Pour défaire tous les éléments autour de la culasse avant de la libérer, j’ai travaillé lentement en prenant beaucoup de précautions. J’ai notamment investi dans une grue d’atelier, qui peut soulever jusqu’à une tonne (400 kg à l’extrémité du bras), afin de sortir la culasse, et de la remettre en place, sans me casser le dos. Une fois la culasse extraite et déposée, le boulot était démystifié, ce n’était pas si compliqué que ça, mais cela demande juste du temps, de la rigueur et de l’attention.

Entre temps, la fin du mois de juillet arrivait, et avec elle la fermeture des ateliers de mécanique en général et de réfection des culasses en particulier. J’ai appelé un atelier à Malakoff que j’ai bien connu quand je leur avais confié trois fois la culasse de ma R21 (la dernière occasion était... en 2004 !). Le propriétaire a changé, mais pas la sympathie ni l’attention portée aux clients. J’ai demandé si je pouvais prendre RdV tout de suite pour début septembre, et en discutant, le mécanicien m’a révélé qu’il allait continuer à travailler durant la première semaine d’août pour terminer ses commandes, et qu’il pouvait bien prendre ma culasse pour la remettre en état. Une chance inouïe, un cadeau de la providence ! En l’occurrence, il fallait, outre le nettoyage à fond de la culasse, remplacer les huit soupapes, mettre des sièges renforcés, adaptés au GPL, pour les soupapes d’échappement, roder les soupapes, régler les nouveaux jeux de soupape, et surfacer la partie de culasse en contact avec le bloc moteur. Un compliment de la part du mécanicien : il trouvait que les guides des soupapes n’avaient pas besoin d’être remplacés, les vidanges rapprochées (tous les 10 000 km) permettant de conserver une huile propre dans les guides et une usure de ceux-ci quasiment inexistante. Il trouvait que je prenais soin du moteur de ma voiture, et cela m’a fait plaisir, tout en lui indiquant que je ne dépasse pas les 3000 tr/min (120 km/h en 5e), ce qui a certainement une influence sur la longévité du moteur.

Compte tenu d’un retard dans la livraison des pièces de remplacement, j’ai finalement récupéré ma culasse le vendredi 7 août en début de soirée, la veille du départ en vacances du mécanicien ! Suite également à beaucoup d’hésitation de ma part dans l’achat de nouveaux goujons de serrage de la culasse, j’ai pu en acheter de nouveaux la veille de la fermeture du magasin ! (au-delà de 70 000 km, les goujons d’une culasse, si elle est déposée, doivent impérativement être remplacés, dixit mon mécanicien, en raison de la fatigue du métal des goujons qui est soumis à des contraintes thermiques fortes, et qui peut casser s’il doit subir un nouveau serrage fort).

Le lendemain, samedi 8 août, en route vers la mer pour profiter des derniers jours et des derniers kilomètres disponibles de ma Swift de location, j’ai finalement fait demi-tour (à 150 km de Brétigny) pour rentrer chez moi et travailler pour remonter la culasse. L’idée s’était imposée que c’était la priorité avant tout autre projet. Bien m’en a pris, car une fois la culasse remontée (en bricolant un outil pour respecter le bon angle de serrage des goujons), ainsi que la plupart des éléments périphériques, par acquit de conscience, j’ai mesuré les nouveaux jeux de soupape, après avoir naturellement huilé toutes les pièces en mouvement dans la culasse. Résultat, qui m’a laissé choir : tous les jeux que j’ai mesurés étaient de 25 % à 50 % supérieurs aux valeurs nominales données par le constructeur !! Comment était-ce possible ?! Même si plus de jeux est moins préjudiciable que pas assez, et même si l’écart représente peu par rapport au déplacement maximal des soupapes quand elles sont grandes ouvertes, il était clair que je ne pouvais pas faire tourner le moteur dans ces conditions, précaution qui m’a été confirmée par des responsables d’atelier de plusieurs concessions Renault. SOS auprès de mon mécanicien qui m’avait gentiment laissé son numéro de portable, pour être tenu au courant de la bonne suite des évènements, ou pour réagir en cas de problème. Encore un morceau de chance, il revenait temporairement d’un court séjour à l’étranger. Il ne m’a pas caché sa surprise, son interrogation et son souci de comprendre la cause du problème, car les valeurs des jeux qu’il avait mesurés étaient correctes bien évidemment. Avec la fournaise annoncée en IdF jusqu’à vendredi inclus, je lui ai dit que je prévoyais de m’éloigner, moi aussi quelques jours, dans un endroit où il devait faire moins chaud, mais que je pouvais le recevoir à mon domicile la semaine suivante, s’il est disponible, pour lui permettre de mesurer lui-même les jeux des soupapes. Comme il repartait à l’étranger, cette fois jusque fin août, il a choisi de me faire confiance et de me préparer les pastilles de réglage des jeux avec les bonnes épaisseurs corrigées que je lui ai indiquées par sms, et de me les laisser à disposition dans une enveloppe cachée dans un endroit précis (*). On en est là, j’espère que tout ira bien une fois les nouvelles pastilles insérées sous les cames !

Entre temps, le dimanche 2 août, ma culasse étant déjà en attente dans l’atelier, j’avais un peu de temps libre pour aller voler, la température maximale au sol ne devant pas dépasser 30 degrés. Des plafonds à 2500 m, voire 3000 m par endroits, étaient prévus en Bourgogne, avec un vent faible du nord-est ! Alors il fallait aller vers le sud-est au départ d’Egry, ce qui permettait de profiter des plafonds élevés sans tamponner dans les TMA parisiennes. J’avais prévu un grand circuit : Egry, Pithiviers vers l’ouest, Cravant au sud d’Auxerre, un patelin vers le nord non loin de Romilly-sur-Seine, et retour en fin de journée sous la TMA Paris 7 poussé par le vent. Une fois en l’air, ce fut un enchaînement de déceptions. Les thermiques étaient mous, poussifs, et l’altitude de 2000 m était difficile à atteindre, de surcroît dans un ciel complètement bleu. Les prévis étaient bien optimistes alors que l’instabilité réelle était moribonde. A tel point que j’ai failli faire demi-tour à mi-chemin vers Auxerre, avant de croiser un thermique plus puissant ayant réussi à se frayer un chemin au-dessus des autres. Finalement, je suis allé jusqu’à l’aérodrome d’Auxerre, au nord-ouest de l’agglomération, et puis demi-tour pour tenter de rentrer dans de bonnes conditions. Des cumulus isolés et lointains vers le sud ont alors été visibles, mais c’était juste pour ne pas laisser mentir les prévisions !

Un vol quand même sympathique (228 km en 5h20), bien que ponctué de plusieurs somnolences (chaleur, baisse de pression en altitude, fatigue latente), avec un détour non loin de la forêt de Fontainebleau où une bande calcinée reste bien visible entre le village du Vaudoué à l’ouest et la ville même de Fontainebleau à l’est. Ma Swift de location n’ayant pas d’attelage, j’ai dû pousser quatre fois à la main ma remorque contenant mon Swift planeur : une fois du hangar à la piste avant le montage du planeur, une fois pour ranger la remorque près du hangar, une fois pour la ramener en piste après l’atterrissage, et une dernière fois de la piste au hangar avec mon Swift planeur à l’intérieur. Une fois achevé cet exercice physique vers 21h30, il faisait encore chaud et j’avais vraiment besoin et envie d’une boisson fraîche. En général, quand il fait chaud, je sais que le propriétaire du terrain met des bouteilles d’eau au frigo dans le hangar à disposition des pilotes ou de toute personne désireuse de se rafraîchir. Donc je suis allé voir, il n’y avait pas d’eau, mais j’ai vu un grand saladier partiellement rempli d’un ponch bien attrayant. Un cadeau de la providence !! Je me suis donc porté volontaire pour déguster et finalement liquider le ponch délicieux et frais ! Compte tenu de l’heure tardive, je me suis dit que l’apéro, des invités de la soirée non loin, était terminé depuis longtemps et que je pouvais donc en profiter sans retenue. Plus tard j’ai envoyé par sms mes remerciements aux propriétaires en leur précisant à quel point ils ont fait un heureux ce soir là !! Je ne sais pas si le ponch contenait beaucoup d’alcool, mais sur la route du retour, j’étais un peu « speed », tout en faisant attention aux radars !

Pour finir ce récit, au moment de l’éclipse du 12 août, j’étais en train de nager dans la mer, seul endroit encore accessible, en dehors des grottes, des maisons troglodytes ou construites avec des murs d’un mètre d’épaisseur et des combles très bien isolées, des sommets à 3000 m ou 4000 m, et des espaces fermés climatisés, pour se soustraire à la fournaise annoncée en IdF et trouver un peu de fraîcheur salutaire en même temps qu’un lieu de détente avant la reprise des hostilités !

Frédéric

(*) C’est une spécificité Renault, pour régler les jeux des soupapes, il n’y a pas de culbuteurs à serrer ou desserrer, mais des pastilles d’épaisseur variable qui s’intercalent entre les chapeaux de soupape et les cames. Quand les jeux diminuent avec le temps et l’usure, soit on change les pastilles (en déposant l’arbre à cames), soit on les rectifie pour diminuer leur épaisseur. Pour ma Laguna, j’avais déjà fait rectifier quatre fois certaines pastilles, ce qui m’a permis de tenir si longtemps avant de déculasser. Mais 30 ans après la première mise en service du véhicule, impossible de trouver sur le marché des nouvelles pastilles ad hoc, il faut s’en remettre à un atelier bien choisi qui conserve soigneusement son « trésor » (un pot rempli de pastilles Renault) accumulé pendant des années de remise en état des culasses !

Frédéric

 Saint-Prest, vallée de l'Eure

Un beau cumulus droit devant, vers le sud

Cathédrale de Chartres













lundi 10 août 2026

Où peut on profiter d'une journée à 24°C ce lundi 10 Août

Eh bien c'est à Octeville sur mer, alors que la majeure partie de la France affiche 38°C. Aucune publicité n'a été faite pour cette sortie de club : notre manchot est parti dans le Jura puis à Saint André, notre trésorier est à Millau ainsi que probablement plusieurs des meilleurs pilotes du club. Compte tenu de la faible activité sur le blog, je me permets de relater cette sortie individuelle.

Voyant hier soir la température sympathique en bord de mer, le vent de Nord Ouest modéré, la marée descendante en milieu de matinée, je me suis dit que c'était l'occasion rêvée pour reprendre le parapente après plusieurs semaines d'interruption forcée de vol.

Surprise à l'arrivée : il n'y a presque personne. En fin de matinée, nous ne seront que 3 en vol simultanément et en milieu d'après midi peut-être 6.


Cela permettra de décoller sans devoir faire appel à un régulateur de traffic et de faire des allées et venues vers Antifer sans gérer sans cesse les priorités.


Les images sautillantes sont dans la vidéo 

BdLB

dimanche 19 avril 2026

En avril, 2 triangles en Swift 3

 Bonjour à tous

Oyez, oyez !

Belles journées pour le vol à voile jeudi 16 avril et dimanche 19 avril.

Le 16 avril, mon vol en Swift 3 a duré 4h48 et j'ai parcouru 201 km en triangle (non FAI) : Egry, Chartres, Illiers-Combray, Egry. Objectif du jour atteint. Comme le vent météo, même faible, venait du nord-ouest, il fallait partir dans cette direction, vu mon heure tardive de décollage, pour faciliter le retour du soir au terrain.

Plafonds pas très hauts, 1000 m vers 14h40 après mon décollage, s'élevant peu à peu, 1300 m en général, et au grand maximum vers 1500 m dans les barbules en toute fin de journée. Vol technique, de nombreux points bas (neuf au total) en dessous de 500 m sol, dont un à 270 m sol à Baudreville, m'obligeant à enrouler à plat tout ce qui pouvait se présenter, du moment que cela ne descendait pas, comme pris au piège en attendant qu'un nouveau cycle ascendant redémarre localement. Souvent, au mileu de la Beauce où il n'y a pas beaucoup d'espaces boisés, je devais mon salut grâce aux champs de colza en fleurs, qui restituent aussi la chaleur emmagasinée comme les bosquets (j'avais déjà expérimenté ce phénomène quand je volais en Atos à Aigneville, au nord est de Bonneval, en 2014 ou 2015). Et en reprenant de l'altitude, les petits ruisseaux devenaient torrents, avec des pompes qui allaient bien jusqu'à 2m50 voire 3m intégrés sur 20s.

Dernier vol plané final au départ de Toury (35 à 40 km du terrain avec un peu de vent arrière), grâce aux thermiques de restitution qui, s'ils n'étaient plus assez puissants pour me permettre de regagner de l'altitude, ralentissaient néanmoins la descente (la finesse sol s'envolait...).

Parti tard du terrain (22 heures...), rentré tard au logis, dodo tardif, fatigué le lendemain, mais plein d'enthousiasme et de beaux souvenirs dans la tête.

Voici quelques photos (réduites), titrées, sont à télécharger (en bas du message).

Nicolas au départ


Baudreville

Coltainville

L'aérodrome de Chartres 

La cathédrale de Chartres

Illiers-Combray

Pithiviers

Swift 3 au soleil couchant

trace du vol en Swift 3 du 16-04-2026


Le 19 avril, Eole m'a incité à remettre le couvert. Une journée bien meilleure pour le vol à voile que celle du 16 avril se profilait dans le Gâtinais, suffisamment homogène durant tout l'après-midi pour envisager un grand triangle. Le vent prévu soufflerait du nord-est pour 15 à 20 km/h. Si j'arrivais à décoller assez tôt, vers midi ou midi-et-demi, sachant qu'à 19 heures la convection serait déjà partie se coucher, cela me laisserait une plage de vol de six ou sept heures. Allez, soyons fous, je me suis mis en tête de tourner un triangle FAI de 300 km.

Compte tenu de la force du vent et des possibles difficultés du soir pour trouver encore des thermiques, il fallait impérativement que le retour au terrain soit de secteur vent arrière. Et si je pouvais éviter d'avancer pile face au vent le long de l'une des deux autres branches, ce ne serait pas plus mal. Enfin, pour compenser l'éventuelle faiblesse des thermiques en tout début d'après-midi, quoi de mieux pour avancer que de partir vent arrière, donc vers le sud ouest.

J'ai donc envisagé un premier point de virage dans cette direction juste avant les zones militaires d'Orléans, sans gêner le trafic aérien à Saint-Denis-de-l'Hotel. La ville de Châteauneuf-sur-Loire était parfaite, car son étendue constitue aussi un repère visuel qui se voit de loin.

Second point de virage à Auxerre, à 100 km vers l'est. A nouveau, la ville constitue un pointde repère remarquable. Le vent météo serait de trois quarts avant gauche. 

Le troisième point de virage serait donc vers le nord, avec un vent météo de trois quarts avant droit. J'ai choisi Provins, en bordure d'une zone parisienne de classe D, la TMA Seine 5, interdite de vol avec mes petites ailes. La ville, située au nord-ouest de la centrale de Nogent, est repérable grâce à sa basilique surplombant la vallée d'un cours d'eau, et par la forme du contournement de la N19 (que je connais bien par mes souvenirs de vol libre à Bar-sur-Aube). 

La providence a mis du sien pour me secouer les puces le matin, car le téléphone a sonné à 09h15, me sortant du lit par la même occasion. J'ai remercié l'appelant pour son excellente initiative. Branle-bas de combat au logis, prudence quand même sur la route, premiers cumulus à Egry vers 12h30, décollage finalement peu après 13 heures. Bon, j'ai perdu une demi-heure, mais durant laquelle la convection vers le sud s'est installée lentement. Le ciel vers le sud était en effet singulièrement bleu alors que les premiers nuages apparaissaient au nord du terrain. Avec une plage de vol potentielle de seulement six heures pour un parcours aussi grand, ce qui entraînait une moyenne à tenir de 50 km/h jamais atteinte en ce qui me concerne, j'avais intérêt à ne pas traîner en l'air et surtout à ne pas me retrouver en difficulté. 

La première pompe m'a emmené un peu en dessous de 1400 m sol, c'était encourageant. En poussant un peu sur le manche, volets en négatif, tout en me déplaçant vers l'avant du planeur pour modifier le centrage, la vitesse air montait à 105 km/h, et la vitesse sol à 125 km/h. En deux thermiques, et 40 minutes après le décollage, j'avais déjà atteint la Loire. C'était l'euphorie ! Bien m'en a pris de ne pas chercher à poursuivre plus au sud, car au-dessus de la Sologne, les cumulus se faisaient particulièrement rares.

Le cheminement vers Auxerre s'est poursuivi du feu de Dieu. Mais à force de "marsouiner" pour tenir la vitesse de croisière, en profitant des thermiques sans les enrouler, et en délaissant les moins puissants tout en visant au loin un cumulus bien joufflu à la base bien grise, mon discernement s'est quelque peu émoussé. En arrivant sous le cumulus tant prometteur, les ascendances avaient disparu, entraînant une descente inexorable vers le plancher des vaches.

L'euphorie a vite cédé la place à la tension et à l'anxiété pour retrouver un thermique, rallumer le moteur restant l'ultime option pour éviter d'atterrir au milieu de nulle part. Et puis, dans une zone ensoleillée toute proche, un grand champ de terre bordé par deux forêts au nord et au sud, et par un grand champ de colza en fleur à l'est, a attiré mon attention.

L'endroit idéal pour déclencher un thermique. Ma dernière chance. En arrivant au-dessus du champ, à une hauteur qui me semblait très basse, toujours rien. En revanche, c'est au niveau de la lisière avec la forêt au sud, lorsque j'allais rallumer le moteur, que de légers frémissements ont enveloppé mon planeur et que le vario est enfin redevenu positif. Tant et si bien que j'ai rapidement serré ma spirale alors que le vario grimpait... Au plus fort de la montée, les 3 m/s intégrés sur 20 sont été dépassés, c'était royal ! 

Mon cheminement vers Auxerre a repris son cours une fois arrivé à la base du nuage qui venait de se former vers 1700 m QNH (d'après mon petit vario d'appoint Syride). Bien que mon vario Flytec, qui peut mesurer la vitesse air et dont j'ai réglé l'altitude par rapport au terrain d'Egry, ait indiqué 260 m juste avant d'enrouler le thermique salvateur, ce qui n'était déjà pas bien haut, il s'avère qu'en réalité, compte tenu de l'élévation du lieu où je me trouvais, j'ai raccroché à 170 m sol... J'ai pris cet épisode de tension, de concentration accrue au pilotage, puis de soulagement, comme un avertissement. A partir de ce moment, j'ai renoué avec mon habitude d'enrouler plus souvent les thermiques quand c'est possible, même si cela fait perdre un peu de temps, de façon à rester toujours au-dessus d'une altitude minimale, par exemple 1000 m QNH.

Survol d'Auxerre un peu plus de trois heures après mon décollage, j'étais presque dans les temps pour boucler mon circuit avant la fin de la convection. Dans la région, les cumulus étaient toutefois devenus plus clairsemés, et ils étaient quasiment inexistants plus vers le sud. C'était seulement au nord du cours de l'Yonne, au-dessus de la forêt d'Othe, que les cumulus étaient toujours généreux. Je devais donc rester prudent, c'est-à-dire monter le plus haut possible, avant de quitter Auxerre et de poursuivre mon cheminement vers le nord. Bien m'en a pris, car j'ai dû traverser une zone d'une quinzaine de kilomètre sans aucune convection, toujours avec une composante de vent de face, mais cette fois du côté droit. Au bout de cette transition, m'attendait une très bonne pompe entre Migennes et Joigny, matérialisée par un gros cumulus visible de loin, qui prenait sa source sur des terres cultivées dont le fort contraste de couleurs ne laissait aucun doute quant à l'entretien du thermique et la présence de l'ascenseur à mon arrivée. Ma progression du sud vers le nord au-dessus de la grande forêt d'Othe, région magnifique entre les vallées de l'Yonne et de la Seine, s'est déroulée aisément sous les cumulus abondants et généreux. Toutefois, l'heure tournait, et la fin de la journée commençait à se faire sentir avec l'éloignement des cumulus dans la direction de Provins. Il était 18 heures lorsque j'ai quitté le dernier plafond à 1830 m QNH avant de franchir la Seine et de m'élancer vers mon troisième point de virage. Plus aucun nuage sur ma route, si ce n'était un gros nuage qui trônait au sud-ouest de la ville, donc dans la TMA de classe D qui m'est interdite, et un autre au-dessus de Nogent-sur-Seine. Je pouvais atteindre Provins, mais je n'aurais pas pu en revenir, ma petite voix avait parlé. En plus, j'étais quand même en retard dans mon plan de vol, il était clair que je ne serais pas de retour à Egry à 19 heures, et compte tenu de l'heure tardive, le trajet ne serait pas facile malgré le vent arrière de 20 km/h.

Au sud de Sourdun, à 5 km au sud-est de Provins, j'ai estimé que j'avais assez tiré sur la ficelle et qu'il était grand temps de faire demi-tour. Je me suis rapatrié d'urgence vers une zone boisée et ensoleillée bordant la Seine au sud-est, où j'ai pu enrouler à 650 m QNH un thermique venu je ne sais d'où mais qui a eu la bonté de m'attendre et de me remonter mille mètres plus haut avant de s'évanouir à son tour. Me voilà plus serein pour rentrer à Egry. Néanmoins, changement de régime de vol. Pour profiter au maximum du vent arrière tout en minimisant la perte d'altitude en planant vers les cumulus lointains, je volais tout simplement à la vitesse de finesse max, c'est-à-dire autour de 75 km/h air, donc 95 km/h sol. La transition jusqu'au cumulus suivant, distant de 15 km, n'a consommé que 400 m environ. Une fois à nouveau à 1800 m QNH, j'étais assez haut pour planer vers le dernier amas de cumulus, au-dessus du secteur de la grande forêt au sud-est de Nemours, en espérant ne pas me retrouver trop bas à mon arrivée. De toute façon, je n'avais plus trop le choix, il fallait avancer avant la disparition totale des thermiques.

D'où la nécessité de voler quand même un peu plus vite. Avec une légère pression sur le manche, 30 km plus loin et 1100 m plus bas, entre l'aérodrome de Moret-Episy et la grande forêt, une pompouillette a croisé mon chemin vers 19 heures et je l'ai enroulée en étant bien conscient que la journée aéronautique arrivait à son terme. La remontée a été lente et incertaine, mais le vent agissait en ma faveur. A 1400 m QNH et à 30 km du terrain, j'ai tenté une arrivée directe. Et à nouveau une bonne surprise, comme le soir du 16 avril, les derniers thermiques ralentissaient ma descente. A mi-chemin, j'étais encore à 1350 m QNH, alors pour le plaisir, et aussi pour l'expérience, j'ai poussé mon planeur jusque vers 125 - 130 km/h, vitesse air, la vitesse sol montant jusqu'à 145 - 150 km/H jusqu'à Egry. Étonnant et grisant, mais il fallait rester très doux aux commandes ! Posé à 19h41 au soleil couchant. Une journée de vol libre magnifique qui s'est terminée en beauté, et aussi bien entendu avec la satisfaction d'avoir pu réaliser la quasi totalité du circuit prévu (295 km en 6h34, soit une moyenne de 45 km/h).

A nouveau, parti du terrain vers 22 heures, rentré tard au logis en conduisant doucement, dodo tardif, fatigué le lendemain, mais toujours plein d'enthousiasme et de beaux souvenirs dans la tête. Ci -dessous un bon nombre de photos du vol et pour la circonstance, je me suis même autorisé un auto-portrait !

Frédéric

ciel au décollage


ciel vers le sud

Beaune-la-Rolande

Saint-Loup-des-vigne

Batilly-en-Gâtinais

Batilly-en-Gâtinais

Sury-aux-Bois

étang de la vallée, Combreux

étang de la vallée, Combreux

Germigny-des-Prés

Châteauneuf-sur-Loire

méandres de la Loire

un beau cumulus au-dessus de Neuvy-en-Sullias

 étang de Ravoir

la Bérangerie, Dampierre-en-Burly

la Bussière

 la Bussière (grossissement)

Châtillon-Coligny

paysage en Bourgogne, à 5 km à l'est de Châtillon-Coligny

un beau cumulus au sud, centrale de Belleville au loin

château de Châtres, commune de Champcevrais (89)

champ et forêt à l'origine du thermique salvateur, au-dessus de l'aile

un excellent vario

château de Châtres (89)

domaine de Naumad, commune de Champignelles (89)

forêt Les Bois l'Abbé, commune de Villefargeau (89)

Villefargeau, Auxerre au loin

Auxerre, ciel presque bleu

cathédrale d'Auxerre (grossissement)

Auxerre

Auxerre, centre-ville, l'Yonne

méandres de l'Yonne, Monéteau

aéroport d'Auxerre

 Joigny

Laroche-Saint-Cydroine, Migennes au fond

 la forêt d'Othe

Dixmont

Plessis du Mée

Villenauxe-la-Petite

collège d'Etat de Sourdun

canal de la Seine

étangs à Bray-sur-Seine

Auxy

Swift 3 au soleil couchant

heureux

trace du vol en Swift 3 du 19-04-2026