De bonnes conditions de vols étaient prévues en milieu de semaine en Normandie. Pour un club comprenant une grande moitié d'actifs, cela ne pouvait déplacer beaucoup de monde. Mais les retraités étaient également majoritairement indisponibles.
Dommage car c'était une journée en bord de mer, avec une marée basse vers 14h, un beau soleil et un vent permettant un vol soutenu sans se faire arracher brutalement au décollage.
Vol soutenu ? Alors que mes premiers compagnons de vol de l'après midi se posaient sans encombre au sommet après quelques minutes de vol, ma première tentative m'amena rapidement sur la plage. Voile en chou-fleur, remontée à pied étouffante sous la couche de vêtements.
Le vent reprit un peu de vigueur et autorisa un vol soutenu. Ce fut dans un espace assez restreint du fait d'une composante Est un peu trop forte du vent, en compagnie d'un petit nombre de pilotes.
Pendant cette journée, on eut l'occasion d'admirer 2 types d'objet trainant derrière les voiles, caméra suiveuse et drag chut.
Ce n'est pas la cinquante-et-une-ième participation de notre club à la coupe Icare, puisque le DPCNP vogue seulement sur sa 44 ème année d’existence, mais certains membres du club ont participé à des éditions assez ancienne de la coupe.
Cette année nous ne sommes que 3 membres du club et profitons pour ceux qui le peuvent, des courtes plages horaires autorisant le vol loisir
Comme le vol se termine obligatoirement par un posé en bas (l'atterrissage sur le plateau est interdit et à moins de savoir prendre de l'altitude et de se poser au sommet de la dent de Crolles ou bien partir en cross, le vol à peine ralenti par les ascendances, se termine à Lumbin).
Malheureusement le funiculaire n'est pas encore réparé, et les cars lambinent au départ de Lumbin avec un seul car par heure. On peut tenter sa chance en autostop et au bout de quelques minutes d'attente seulement, être remonté par un sympathique couple de retraités drômois.
Comme d'habitude, un peu d'animation avec des groupes de percussion.
A côté des classiques simulateurs de vols à réalité virtuelle, la potence pour s'accrocher sous une vraie aile delta, a eu un grand succès.
Tout comme cette fresque, où 2 membres du club ont pu piloter pour la première fois un biplace. Nous n'avons pas trouvé d'amateur pour la 3ème place sur la transversale.
La voltige aérienne a laissé de grande traces dans le ciel.
Et les mongolfières ont su profiter des quelques moments d'accalmie.
Le gîte est confortable mais le posé en parapente n'y est pas aisé. On admirera les nouvelles chaussures achetées sur le stand d'un exposant.
Certains se penchent sur de beau planneur à propulsion électrique : ici le magnifique Swift 3.
Beau palmarès pour les différentes épreuves de CFD et de championnats dans lequels sont engagées nos fantastiques pilotes femmes et hommes.
Ici la remise des prix de la CFD en rigide classe 2 avec Frédéric à la 3ème place.
Une belle machine, réservée aux plus fortunés et curieusement emballée de film alimentaire et surveillée par 2 momies.
Une pluie fine le dimanche matin conduira les spectateurs à déserter temporairement l'espace extérieur.
Nous voilà 4 membres du club décidés à profiter des bonnes conditions qui sont supposées prévaloir ce jeudi 15 août à Clécy : vent de Sud Ouest modéré, bel ensoleillement, plafond à 2000 m, éléments propices pour certains à sortir loin du bocal.
Pour être sûr de se présenter tôt sur le site, la nuit précédente a été passée au gîte normand du club, pour vérifier le confort des matelas, le niveau de Calvados 15 ans d'âge et la température de conservation des glaces au citron et à la pomme.
Nous arrivons sur site peu après 9 heures et les 2 doyens de notre délégation se lancent pour un plouf plus ou moins ralenti par les ascendances.
Après un tel vol, il faut savoir se reposer au sommet (dans le coffre de la voiture)
Pendant que notre 3ème pilote effectue la navette, notre 4ème pilote décolle et profite des ascendances pour atteindre 600 m, altitude largement suffisante pour aller se poser tranquillement sur la grande étendue du Mont du Père.
Dans l'espoir de partir loin, les décollages suivants sont repoussés à plus tard dans l'après midi, car les pilotes en l'air ne montent pas à des altitudes bien convaincantes,
Il faut bien maîtriser le décollage voile en boule, le vent mesuré par la balise affiche souvent des pointes supérieures à 30 km/h. Mais tout n'est pas aussi simple que de manger une boule de glace.
Après un décollage à 14 h et 2 heures de vol, le plus adroit de notre équipée, se pose à 10 km après avoir tenté de rejoindre Falaise.
Et on aura le plaisir de voir voler une aile delta.
Voilà, Octave nous secoue en milieu de semaine pour une sortie le dimanche 26 à Octeville. S'ensuivent des échanges sur la fragilité des prévisions météo qui nous donnent une possibilité à Commes le samedi et des petites conditions de vol à Clécy le dimanche. Finalement le vent a tourné, le choix se porte au dernier moment sur la journée de samedi à Octeville. Octave et José, les djeuns de l'équipée, sont très convaincus, Benoit est très frileux et se demande si le vent ne va pas être trop fort, mais une place au chaud dans une voiturée de 3 ou 4 pilotes, cela ne se refuse pas. Louis bien que privé de son véhicule, suit le mouvement.
A l'arrivée le vent est bien vigoureux, un peu de travers. Les différents ventimètres ne sont pas d'accord, le plus pessimiste indique un 28 km/h de base avec des pointes à 34 km/h.
Pas de souci, une petite baisse du vent est prévu en milieu d'après midi. Pour patienter, Benoit se propose d'aérer sa voile en faisant des gonflages sur la plateforme de décollage & atterrissage, les quelques pilotes locaux se permettent de lui conseiller de reculer de quelques mètres pour éviter de terminer la journée dans la ferme piscicole. Après un prudent recul, l'unique tentative de gonflage donnera lieu à un joli vol au ras du sol d'une dizaine de mètre et à un sage repli de la voile en attente de meilleures conditions.
Après avoir déployé sa voile dans le milieu de la pente, Octave décolle très proprement. La force du vent oblige à enchaîner rapidement les étapes. Une fois en l'air, la vitesse ascensionnelle est importante, obligeant à faire les oreilles et/ou utiliser les accélérateurs pour rallier une zone plus calme au dessus de la mer.
José s'y met un peu plus tard en descendant dans la pente. Bien aidé par un sympathique pilote local, il tente un gonflage cobra (ce qui ne laissera pas insensible Christian), le cobra se termine par un décollage bien réussi quoique un peu acrobatique du fait du recul subit par la traction du vent et d'une hésitation sur le sens dans lequel se détwister.
Benoit, a pris sa décision de décoller, tout comme une autre pilote, en profitant d'une accalmie et en se positionnant au plus bas dans la pente. Egalement aidé par ce même pilote local, qui lui conseille d'utiliser les accélérateurs plutôt que les oreilles, il voit sa voile se gonfler pacifiquement et peut décoller sans problème. Le vol démarre aux accélérateurs pour ne pas crever le plafond.
Louis, sans doute édifié par les décollages précédents, choisit de laisser sa voile au chaud.
Nous nous croisons en vol, ici quelques pixels en contrebas à droite près de la falaise représente une Arcus.
Lors du retour vers le décollage, le soleil donne de beaux effets de lumière à travers les nuages,
avec des rayons presque bibliques
Les djeuns se posent au sommet avec maestria.
Tandis que Benoit choisit prudemment la plage sans toutefois être tenté par un bain de mer après un long vol dans le froid
Dans cette période de fréquentes perturbations météorologiques, il n'était pas aisé de repérer un havre de beau temps au beau milieu de la journée sur le site de Clécy. Les 4 occupants de la voiture, scrutaient les nuages et les nombreuses averses sur le trajets, toutefois bien installés dans le VTC.
On notera d'ailleurs une rude concurrence entre les VTC ayant assuré dernièrement les sorties de club depuis la région parisienne. Louis nous avait brillamment véhiculés le 1er octobre dans son long Rifter, mais Octave a placé la barre plus haut avec son luxueux et confortable Tucson, arrivant en particulier à un meilleur taux de remplissage en repêchant le 4ème passager, égaré dans la mauvaise gare RER.
Nous sommes arrivés un peu avant l'heure du déjeuner pour assister aux premiers vols soutenus sur le site et nous voilà tous les 4 en l'air un peu plus tard. Trois d'entre nous ne réchappent pas d'une baisse passagère du vent au bout d'une trentaine de minutes de vol. Cela permet d'admirer l'essaim depuis l'atterrissage du bas, essaim dans lequel on peut apercevoir une aile delta.
Après une navette organisée bien rapidement, nous voilà à nouveau prêts pour un second vol. Les conditions sont moins souriantes, avec quelques nuages plus sombres que pendant la matinée et l'impression que la pluie n'est pas loin. Beaucoup des pilotes qui n'ont pas été décrochés comme nous (incluant Gaëtano), se posent au sommet et nous donnent un avis sur les conditions un peu agitées et froides en l'air et leur envie de retrouver la terre ferme. Nous décollons à nouveau, dans un air plus calme qu'escompté et comme le bocal dans lequel nous volons est relativement étroit, nous nous croisons ou suivons fréquemment. Octave et José saisissent la bonne occasion pour se poser au sommet. Pour ma part, dans ce second vol, je n'ai plus survolé le décollage pendant la seconde demi-heure de vol. Posé en bas, et après un repliage tranquille de mon matériel, je dois attendre au moins deux minutes l'arrivée du VTC et ses 3 autres occupants, pour un retour tranquille en Île de France.
Nous devions être une voiturée de 4 pilotes partant d'Île de France, mais le quatrième dont le nom restera secret, n'a pas quitté son lit pour soigner son rhume.
A l'arrivée de notre trajet en voiture, nous retrouvons José qui a pris ses quartiers d'été à Clécy.
Il nous faut attendre un peu que le vent se renforce pour espérer tenir. Octave parti en premier exhibe sa nouvelle sellette cocon.
Parmi les nombreux parapentistes, quelques deltistes nous rappellent la pratique d'origine du vol libre :
José se prépare et décolle très correctement.
Benoit aura quelques imprévus au début de ses 2 vols, mais on pourra le voir passer au dessus du décollage à de nombreuses reprises
Quant à Louis, les conditions de vents un peu inégales ne lui ont pas convenu et il a remis ses vols à une prochaine occasion.
Ce fut une belle journée pour les vols biplaces, avec un ballet incessant de décollages et d'atterrissages de précision.
Au final on aura eu droit à des plafonds très modeste, à quelques incidents au décollage et une fréquentation assez importante dans un bocal réduit comme en atteste la vue du site depuis l'atterrissage en fin d'après midi.
Pour ce week end dont le nom colle bien avec les sports d'altitude (pentecôte), seuls 2 amateurs du club ont fait le chemin pour profiter du vent de Nord Est sur le site de Saint Marc d'Ouilly. Les autres sont sans doute en train de rédiger laborieusement leur déclaration d'impôts.
Le site de Saint Marc est bien accueillant avec sa belle prairie au décollage. Deux points délicats pour les pilotes : le terrain d'atterrissage bordé de champs cultivés associé à la forte activité thermique qui provoque des ascensions rapides suivies de descentes encore plus fulgurantes, ne facilitent pas l'arrivée en sécurité sur le terrain autorisé.
En fait nous nous retrouvons à 3 membres du club avec notre nouvel arrivant.
La journée se déroule sympathiquement, avec bon nombre de vols, certains ayant l'habilité ou la chance de revenir au sommet,ainsi que la réussite d'un vol de distance de 10 km. C'est dommage de se priver du challenge d'arriver à bien se poser en bas et des offres de navette des plus sympathiques.
Comme d'habitude, le soleil et le vent nous ont bien asséchés mais nous savons quoi faire pour y remédier.
La sortie se poursuit le dimanche pour un seul d'entre nous, qui sur son chemin vers Saint Marc, se demande s'il ne va pas tenter un décollage "Falaise" :
Le vent sur le décollage de Saint Marc est malheureusement orienté travers. Seul un groupe de crosseurs attend de meilleures conditions et finit par décoller. Ce sera un petit vol local pour notre digne représentant du club en recherche de cross. La courbe d'altitude atteste de l'aspect yoyo du vol.
les conditions assez fluctuantes de vent pendant la sortie ne nous ont pas incités à sortir les caméras sport, il faudra donc se contenter de courtes séquences prises avant les décollages.