lundi 23 mars 2026

Petit triangle de début d'année en Swift

En plaine, plus précisément dans un coin perdu dans le Loiret, la saison a bien démarré. Il y a eu un raté samedi 21 mars où la batterie que j'avais emmenée était celle du Swift light, qui ne s'adaptait finalement pas dans l'emplacement de celle du Swift 3.

Retour au logis plus tôt que prévu, j'en ai été quitte pour assister grand plaisir à la Nuit des Icares (du cinéma) à Villebon-sur-Yvette. Les films étaient époustouflants, réjouissants des rêves et de l'admiration qu'ils pouvaient inspirer. C'était comme si la main de Dieu s'était posée sur moi en me disant : ne vole pas aujourd'hui, va plutôt voir les films primés à la coupe Icare et qui sont présentés dans ta contrée !

Dimanche, trop de vent. Nicolas Boucley a quand même volé en delta à Egry, remorqué par Michel Moussier, et s'est posé environ 15 km au sud-ouest d'Egry.

Lundi, vent faible du nord-est, avec des cumulus hauts-perchés prévus dans l'après-midi. C'était le bon jour. Dernier jour également pour en profiter avant des cirrus mardi et une longue période de journée froides, pluvieuses et ventées. La quiétude de la plaine, le soleil et l'air frais à la mi-journée pendant le montage du matériel étaient déjà magiques, apaisants, enthousiasmants pour le vol à venir. Décollage vers 14h lors de l'apparition des premiers cumulus. Ciel très brumeux, et des cirrus envahissaient déjà le ciel à l'ouest de Pithiviers.

Signe que le printemps n'en est à son début, les cumulus au-dessus de la Seine et Marne disparaissaient à partir de 16h, et il fallait voler au-dessus des bosquets et de la grande forêt au sud-est de Nemours, où la restitution était déjà à l'oeuvre. Avec la nuit qui tombe vers 19h - 19h30, compte tenu du temps nécessaire de repliage (2h - 2h30), la durée de vol disponible n'était pas très longue. In fine, deux heures et demi de vol pour un triangle de 113 km : Egry, Beaune la Rolande, Pithiviers , sud de Moret sur Loing, retour.

Quelques transitions planées à plus de 100 km/h (air) pour tester à nouveau la machine ! Plafond vers 1500 m sol au début du vol, jusqu'à 1700 m à Nemours avant un retour au terrain plein badin et volets en négatif. Cerise sur le gâteau, le Swift 3 est même équipé d'un pilotage automatique : des moments de somnolence, des micro-sommeils de dix secondes, m'ont enveloppé et déconnecté à plusieurs reprises (bon, j'étais déjà un peu fatigué de mes tribulations des jours précédents). Fort heureusement, le planeur était toujours en vol horizontal à mon réveil, et aucune manoeuvre d'urgence pour éviter une collision frontale avec un planeur n'a été regrettée !

Pas de photos aériennes, mon appareil étant resté à la maison, mais rien n'est perdu car la nébulosité était quand même importante, la luminosité aérienne a connu des jours meilleurs.

Ci-jointes deux traces, l'une avec l'altitude en pied de page, l'autre avec la vitesse (sol, GPS).



Grand bonheur savouré sur le terrain au soleil couchant, pendant le rangement du matériel.

A bientôt pour de nouvelles aventures !

Frédéric


Épaulé jeté à Aussois

Et plutôt qu'épaulé jeté, on aurait pu dire les épaules sont jetées comme vous le verrez plus loin.  Ceci est le titre alternatif aux fameux et classiques XAWGM d'Aussois. Cette édition s'est bien éloignée de celle des années précédentes.

Le séjour était prévu pour un total 4 à 6 participants et Christian avait fait la réservation auprès de notre hébergeuse préférée aux Pinatsotes. Plusieurs des inscrits au séjour avaient annoncé la grande incertitude dans laquelle ils se trouvaient, principalement pour des raisons de santé. En finale, deux rescapés, Gérard et Benoit choisissent de maintenir leur participation à ce séjour à Aussois, malgré les absences nombreuses et en espérant que l'année prochaine sera plus souriante au plus grand nombre.

Finalement le spacieux véhicule a pu accueillir les effets de 2 participants, mais on aurait eu du mal à ajouter les 3 voiles de Christian et ses différentes planches de glisse.


L'arrivée à la station le dimanche a permis d'éviter l'épisode pluvio-neigeux et on retrouve la station raisonnablement enneigée.

La place "LA PLACE" à Aussois sur lequel se trouve notre gîte, est désormais interdite au stationnement et il faut montrer patte blanche pour approcher le véhicule près du gîte pour le déchargement

Le gîte présente l'agrément d'une réalisation traditionnelle avec beaucoup de structures et parements en bois et de jolis carrelages, délivrant une atmosphère sereine de haute montagne. 

Lundi
 
Au réveil,, le beau temps est bien installé, toutefois avec une prévision de vent trop forte pour les activités aériennes légères. On risque aussi de se réfrigérer sur les télésièges.



Curieusement, la faveur est bien orientée au décollage mais la visibilité n'est pas suffisante.


La neige est douce, superbe pour les skieurs occasionnels, en revanche la visibilité parfois très réduite cause la première chute à ski, douloureuse pour la première épaule (rappelez vous le titre).

Mardi

La météo semble au mieux pour le premier vol du séjour (et même de l'année)
Le vent, de travers gauche sur la piste d'envol à ski, nous incite à rejoindre la pente Est faisant face au rocher des Cormeilles. Un pilote expérimenté nous montre la voie

Le vent est toutefois capricieux, Benoit se prépare

et profite d'un court passage de vent de face pour décoller. Gérard enchaîne plusieurs tentatives aussi bien dans la même pente que sur le monticule face à la station. Et malheureusement se heurte à nouveau l'épaule, le tout sans pouvoir décoller.

La journée se termine avec un incident de caméra sport, la vidéo est irrécupérable du fait de l'épuisement de la batterie, dommage, Gérard avait fait une belle cabriole en voulant skier sur une plaque d'herbe.

Mercredi

Journée de ski avec un grand vent réfrigérant et une visibilité variable. 
Le ratrackage des pistes, soigneusement fait la veille avant qu'il ne gèle, nous procure une tôle ondulée impitoyable.

Benoit, en skiant à tâtons dans le brouillard de la piste de Fournache, se prend une gamelle magistrale et par solidarité avec Gérard, s'endolorit l'épaule (rappelez vous le titre).

Et Gérard souhaite investiguer sur ses échecs de la veille, et finir la journée en faisant des gonflages sur la neige du plateau de ski de fond.

A l'occasion d'une rafale, il pratique un bord de snow-kite et ravive le choc sur son épaule. Mais on est rassuré sur le bon fonctionnement de sa voile.

Jeudi, une très longue journée
Les conditions sont favorables au vol, mais avec des conditions anticipées un peu fortes, Gérard préfère se réserver pour le lendemain plus calme. Benoit s'autorise un décollage face voile et peut ralentir sa descente en profitant des faibles ascendances sur les combes à l'est des pistes de skis. La remontada aura lieu à 100 m au dessus de l'arrivée du télésiège du Grand Jeu et lui permettra de survoler le haut du télésiège de l'Armoise. 


Et l'après midi, c'est l'arrivée d'Yves, notre coach Chambérien de ski rapide et autres sports de montagne. Commence donc une rude demi journée de ski.




Et le soir nous voilà tous les 3 autour d'un apéritif, rejoints par notre logeuse qui voulait nous informer des défaillances des relais TV. L'apéritif se poursuit par une discussion intense sur les anciennes connaissances d'Aussois et sur la généalogie.

Vendredi et dernier jour sous la voile et sur les skis

Le vent se prête bien à un décollage calme et Gérard retrouve ses sensations et le plaisir de voler. Benoit suit et remonte pour un second vol, un peu moins calme.



L'après midi commence très tard, à l'issue d'une sieste de durée incontrôlée. Malgré cela les 2 non montagnards ont bien du mal à guider leur skis vers le parking, en attente du prochain séjour l'année prochaine.
Et tout se termine par un sympathique verre au bistrot de la place LA PLACE.

La vidéo donne des images agitées des 4 jours les plus intenses 


Benoit Gérard