En plaine, plus précisément dans un coin perdu dans le Loiret, la saison a bien démarré. Il y a eu un raté samedi 21 mars où la batterie que j'avais emmenée était celle du Swift light, qui ne s'adaptait finalement pas dans l'emplacement de celle du Swift 3.
Retour au logis plus tôt que prévu, j'en ai été quitte pour assister grand plaisir à la Nuit des Icares (du cinéma) à Villebon-sur-Yvette. Les films étaient époustouflants, réjouissants des rêves et de l'admiration qu'ils pouvaient inspirer. C'était comme si la main de Dieu s'était posée sur moi en me disant : ne vole pas aujourd'hui, va plutôt voir les films primés à la coupe Icare et qui sont présentés dans ta contrée !
Dimanche, trop de vent. Nicolas Boucley a quand même volé en delta à Egry, remorqué par Michel Moussier, et s'est posé environ 15 km au sud-ouest d'Egry.
Lundi, vent faible du nord-est, avec des cumulus hauts-perchés prévus dans l'après-midi. C'était le bon jour. Dernier jour également pour en profiter avant des cirrus mardi et une longue période de journée froides, pluvieuses et ventées. La quiétude de la plaine, le soleil et l'air frais à la mi-journée pendant le montage du matériel étaient déjà magiques, apaisants, enthousiasmants pour le vol à venir. Décollage vers 14h lors de l'apparition des premiers cumulus. Ciel très brumeux, et des cirrus envahissaient déjà le ciel à l'ouest de Pithiviers.
Signe que le printemps n'en est à son début, les cumulus au-dessus de la Seine et Marne disparaissaient à partir de 16h, et il fallait voler au-dessus des bosquets et de la grande forêt au sud-est de Nemours, où la restitution était déjà à l'oeuvre. Avec la nuit qui tombe vers 19h - 19h30, compte tenu du temps nécessaire de repliage (2h - 2h30), la durée de vol disponible n'était pas très longue. In fine, deux heures et demi de vol pour un triangle de 113 km : Egry, Beaune la Rolande, Pithiviers , sud de Moret sur Loing, retour.
Quelques transitions planées à plus de 100 km/h (air) pour tester à nouveau la machine ! Plafond vers 1500 m sol au début du vol, jusqu'à 1700 m à Nemours avant un retour au terrain plein badin et volets en négatif. Cerise sur le gâteau, le Swift 3 est même équipé d'un pilotage automatique : des moments de somnolence, des micro-sommeils de dix secondes, m'ont enveloppé et déconnecté à plusieurs reprises (bon, j'étais déjà un peu fatigué de mes tribulations des jours précédents). Fort heureusement, le planeur était toujours en vol horizontal à mon réveil, et aucune manoeuvre d'urgence pour éviter une collision frontale avec un planeur n'a été regrettée !
Pas de photos aériennes, mon appareil étant resté à la maison, mais rien n'est perdu car la nébulosité était quand même importante, la luminosité aérienne a connu des jours meilleurs.
Ci-jointes deux traces, l'une avec l'altitude en pied de page, l'autre avec la vitesse (sol, GPS).
Grand bonheur savouré sur le terrain au soleil couchant, pendant le rangement du matériel.
A bientôt pour de nouvelles aventures !
Frédéric
.jpg)
.jpg)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire