La météo de ce début d'été, enfin plutôt de début septembre, est vraiment changeante. Quelques jours auparavant j'avais espéré pouvoir profiter de vent de nord est à Tracy sur mer, mais les prévisions changeaient et j'étais parti sur d'autres activités.
Un message de Laurent à 7h30 du matin proposait de se retrouver en début d'après midi à Vierville sur mer. Après avoir repris un second café, regardé le topo du site que je ne connaissais pas et vérifié la météo, j'acceptais bien volontiers la proposition.
En arrivant sur place cela fait vraiment plaisir de voir que cela vole déjà
A mon arrivée vers 14h, un premier vol avait déjà été effectué et le pique nique était presque terminé
Une photo des 2 pilotes pour être bien sûr que nous sommes là
Et une sélection des photos des évolutions en vol
Une fréquentation raisonnable (15-20 ailes en l'air en même temps), aucun refus de priorité, mais cela fait du bien d'aller voler un peu plus loin en direction de la pointe du Hoc.
Réchauffement climatique aidant, cette année, l'été indien tombe opportunément un dimanche.
Après un samedi aussi inespéré où une incroyable pétole m'avait permis de faire découvrir le paramoteur à un voisin, le rassemblement des nouveaux aficionados du treuil se produit ponctuellement à la ferme, dès le lever du soleil.
Grâce à l'obligeance d'Eric, le matériel s'enrichit d'une 250 trail pour aller chercher le câble sur les terrains obligeamment mis à disposition où des voitures pourraient dégrader les cultures.
Le couplage des activités parapente/trial procurera une saine fatigue aux courageux motards qui assureront le service de navette.
Nous nous rendons sur le terrain où après quelques hésitations dues au vent qui a bien la force idéale mais qui tarde un peu à s'aligner sur le chemin comme prévu, ainsi que le montrent les premiers gonflages...
... nous subissons un petit briefing pour rappeler les fondamentaux du treuil et en particulier les travaux de passementerie nécessités par l'usage du largueur souple...
... ainsi chacun pourra contribuer à l'organisation qui se met en place pour assurer le plus de vols possibles aux participants.
Lesdits vols commenceront au delà de l'horizon, car nous vérifions la rotondité de la terre puisque le déco n'est pas visible en ligne droite, mais les voiles levées le sont évidemment, ce qui nécessite juste un trafic radio rigoureux avec le starter.
Quand le soleil est au zénith et l'activité thermique maximale, nous nous autorisons une petite dinette où nous partageons les provisions que chacun a amenés.
L'abondance des produits de la viticulture française procure à certains le surcroît de motivation qui manquait un peu le matin.
Benoît parachève sa formation en assurant la majorité des treuillées, ce qui apparemment le ravit.
Ce qui permet à Christian de renouer avec son activité de baptêmes...
... dont profitent Paolo et Ramon, des amis venus en spectateurs.
Certes, aucun record ne sera battu ce jour, mais les débutants commencent à se sentir à l'aise et surtout, tout le monde contribue à son niveau à la réussite de l'activité dans l'esprit club.
La saison est bien relancée, nous ne sommes plus qu'à 3 treuillées du record annuel absolu.
En plus de son service de treuilleur, Benoît a réalisé et monté en un temps record la vidéo qui montre bien la variété de cette belle journée:
En dépit d'une annonce tardive, 10 pilotes viendront se faire treuiller ce dimanche.
Nous avons le plaisir d'accueillir 2 nouvelles pilotes qui viennent découvrir cette technique, ce qui propulse notre taux de féminisation à 20%; une valeur qui n'avait jamais été atteinte!
La journée ne commence pas trop bien pour une portière de voiture qui voulait s'opposer à la mise en place du treuil.
Ensuite, le vent met un peu de temps à effectuer la rotation prévue par la météo.
Nous trouvons un axe intéressant dans la vaste pièce mise à disposition par le propriétaire, puisqu'il permet aux débutants de travailler le gonflage avec un vent de travers assez constant parce que la couverture nuageuse calme le thermique.
Comme on pourra le voir sur la vidéo:
On devra malheureusement déloger les chevreuils qui y pâturaient (mais ils trouveront vite un lieu plus tranquille).
Le respect de la procédure évoquée au briefing permet de régler heureusement l'incident de largage de la première treuillée.
On peut noter aussi la capacité du treuil à gérer la tenue de cap approximative des premiers vols.
En particulier, on voit bien que le treuilleur relâche la tension pour éviter le verrouillage, mais qu'il peut reprendre la traction dès que le bon cap est rétabli.
On peut observer que les gains d'altitude sont conditionnés par la qualité du contrôle de la trajectoire.
On voit aussi que comme en paramoteur, il faut piloter sa voile au cours du gonflage afin qu'elle soit face au vent quand le la traction arrive pour ne pas partir en dérapage comme expliqué là
Le plus fort de l'activité thermique a été l'occasion de faire un
break sous l'arbre emblématique du site et d'augmenter
agréablement nos charges alaires grâce aux spécialités
gastronomiques amenées par Eric et Véro.
Il restera suffisamment de temps au cours de cette séance de 8h pour que les 10 pilotes réalisent 30 vols et que Benoît poursuive sa formation de treuilleur et continue d'augmenter son expérience.
Bien sûr, globalement, il reste quelques progrès à faire dans la rigueur de la phraséologie, dans la précision des posés et la mise à disposition des navettes, mais à aucun moment, un pilote n'a été en danger et tous ont fait des progrès qui leur fera aborder la prochaine séance au maximum de leurs capacités
(après une petite révision des consignes c'est là )
Le treuil a montré sa tolérance aux erreurs et par le fait s'est vérifié comme le moyen le plus sûr et le plus simple d'essayer une nouvelle (mini)voile ou une nouvelle sellette.
Après une journée de travail aux Pays Bas, un peu d’activité sportive s’impose.
Parti pour faire un long footing sur une plage de Zeeland, mon chemin passe à proximité d’un site de vol libre. La dune culmine à une soixantaine de mètre et se prête bien au vol en soaring par vent de sud ouest.
Seulement voilà, j’ai omis de regarder la météo en préparant mon voyage et suis donc parti de Paris une fois de plus sans matériel de vol libre.
Mais je m’invective en voyant au lointain une aile de parapente zérotant tranquillement le long de la dune à hauteur du décollage.
Je poursuis ma course, dépassant le site et me fais progressivement une raison, pensant au vent probablement un peu fort pour un décollage en douceur.
Au retour je veux en avoir le cœur net. Ce vent est-il déraisonnable oui ou non ? Un pilote dessine de jolis virages, les plumes au ras de la dune, ou prend la route sommitale en belle glissade tout schuss sur les pieds. Comme le vent est légèrement de travers, ses passages sont suffisamment ralentis dans un sens pour que nous puissions engager la conversation. A la faveur de mes questions-quelle est la surface de son aile-et de ses réponses et explications-20 m2 mais cela volerait également bien avec une aile classique-il comprend que je suis également pilote. Je lui explique que je suis un peu dépité, n’ayant pas pris mon matériel.
Il se pose au sommet, nous échangeons sur la beauté du site, les conditions calmes du jour et de l’avantage pour lui d’habiter tout près d’un site de vol libre ; puis il me demande si je veux qu’il me prête une aile, proposition qui se refuse vraiment difficilement.
Cinq minutes plus tard me voilà prêt à décoller face à une jolie voile sport de 22 m2, dos au vent et à la mer et après quelques tentatives, me voici à mon tour en vol pour des allées et venues au dessus de la partie la plus haute de la dune. Je m’abstiens bien évidemment de la glissade sur les pieds, manœuvre que je n’ai tent ée que du bout des pieds. Le pilote Néerlandais redécolle avec sa voile bleue et nous nous partageons au mieux l’espace aérien qui se rétrécit de plus ne plus.
Après 5 minutes de bon vol ; je décide de me poser parce que l’atterrissage au sommet risque d’être compromis du fait du vent faiblissant. Nous nous retrouvons quelques minutes plus tard tous les deux posés, le propriétaire de la magnifique voile de 22 m2 se raccroche dessous et profite encore de quelques minutes de soaring avant de devoir replier son matériel.
Tout en le remerciant à multiples reprises de m’avoir prêté si sympathiquement son matériel, je lui explique que je vais avoir un gros problème de crédibilité : nous sommes presque le premier avril et je vais devoir faire gober à mes copains de club que je suis arrivé sans mon matériel et que depuis les nombreuses années que je passe quelques jours sur place, je remplis enfin un de mes rêves et me retrouve sous un petit nuage (d’habitude on dit sur un petit nuage mais comme il s’agit d’une Spiruline ou d’une Goose, on dira dessous)
Comme il n’y a pas de photos de l’évènement et pour donner de la crédibilité à mon histoire, je profite d’une vidéo tournée par ses passagères de biplace sur le même site un jour plus ensoleillé
Après un roboratif petit déjeuner, au cours duquel, même si elle donne un avant-goût de maison de retraite pour nos aînés, la télé nous annonce les mêmes conditions qu'hier pour la journée à venir.
Le programme est donc évident, nous montons directement à la Longeagne.
Où le panneau publicitaire qui nous annonce du soleil et de la montagne est tout à fait conforme à la réalité.
Le panorama parfait côté avers.
et son revers tout aussi beau mais moins volable.
Louis décide de dompter aujourd'hui sa voile grâce à une motivation sans faille.
Je profiterai des excellentes conditions pour expérimenter la perche à selfies.
Les conditions se renforçant, un peu plus tard, Benoît rassemblera toutes les arêtes de son piaf titanesque pour en faire un aéronef qui fera l'admiration des parapentistes qui n'avaient jamais vu un tel engin d'aussi près.
J'en profiterai pour faire une fléchette avec la Spiruline, la 3ème voile différente en 2 jours, battant sans doute le record de temps mini, dépliage repliage compris.
Un petit résumé de toutes les belles images emmagasinées par cette belle journée:
En repassant au Chevalet, Octave aura l'occasion de jeter un œil gourmand sur les gorets qui ne savent pas encore le sort peu enviable auquel les vacances de Térence leur a permis d'échapper.
Nous finiront donc la soirée à l'excellent restaurant de l'Hôtel du Parc qui a eu la gentillesse de rouvrir un dimanche pour nous, malgré une réservation à géométrie variable.
Voilà comment une petite voyelle muette peut changer le sens d'un titre.
Nous nous retrouvons à 3, ce samedi matin dans le Valois avec le but modeste de faire voler ensemble nos 3 paramoteurs, si possible au dessus d'une chapelle à restaurer.
D'après nos statistiques 2/3 des paramoteurs peuvent être transportés montés et 2/3 des paramoteurs sont des Propulsar.
Une petite vérification du serrage des vis pour s'assurer qu'elles ne vont pas aller retrouver leurs prédécesseurs qui parsèment la belle campagne du Vexin.
Puis nous traversons intégralement le terrain pour nous mettre face au vent et pour bien imbiber nos chaussures de la rosée qui comme nous le savons depuis Cyrano de Bergerac permet de s'envoler vers l'azur.
Plus prosaïquement, je me demande si l'humidité ne va pas dégrader la portance de la voile comme je l'ai déjà vu.
Finalement ça marche assez bien, à part l'excès de précautions créé par l'inquiétude qui me fera avorter le premier gonflage.
Je me mets donc à orbiter sur le terrain en espérant filmer du ciel le déco de mes partenaires.
Malheureusement je n'ai emporté que 5 litres d'essence et je devrai revenir me poser avant la première réussite.
Un petit réglage de trim plus loin et le 2ème Propulsar vient établir la suprématie absolue de ce matériel sur tous les modèles récents.
Benoît nous montrera l'extrême confiance qu'il porte à sa petite machine en se fiant totalement au JPX dans ses passages d'obstacles.
Après un déjeuner roboratif et tardif où certains découvrent avec ravissement des plats traditionnels de notre cuisine du terroir, nous retournons sur le lieu de nos ébats afin de tenter grâce à l'auto apprentissage d'améliorer la possibilité de gonfler rapidement garante des vols groupés en paramoteur.
A cette occasion Benoît qui a déjà côtoyé le soleil du Valois lors de son vol, devra se dévêtir pour résister à la température caniculaire de cet automne, sans toutefois aller jusqu'à l'état de cierge comme l'autre aristo précédemment cité.
On voit tout ça dans la désormais traditionnelle vidéo.
Le regroupement se fait assez vite puisque nous ne sommes que 4.
En effet, nous accueillons Olivier qui a l'avantage de venir d'un autre club ce qui ne dégradera pas nos statistiques en cas de carton.
Cette plaisanterie n'est toujours pas fine, mais elle sert de plus en plus souvent.
Nous nous installons sur un terrain obligeamment indiqué par le maître des lieux, car celui que j'avais repéré est investi par une chasse à courre.
Laurent est le premier à accrocher sa berline qui fréquente généralement plutôt les paradis fiscaux que les terrains labourés au bout du câble puis lui même.
Ce qui lui donnera l'occasion de faire son premier TSV (treuil sans visibilité) car il traverse 2 nuages avant d'atteindre son apogée.
Les vols s'enchaînent ensuite, incrémentant rapidement le carnet de treuilleur de Benoît.
La qualité des vols augmente avec l'expérience, au point que les plus téméraires en viennent à simuler des fautes de pilotes débutants, sans doute pour stimuler les défenses du treuilleur.
On voit alors des contrôles de dérive un peu approximatifs, des tours de frein non résolus, des largages avec la commande frein en main, des sous estimation de la vitesse du vent fort en approche et même quelques pompages où l'inesthétique le dispute à l’inefficacité et des assises de parkinsonien sous extasy pour rendre fou le stabilisateur d'image de YouTube.
Les qualités du treuil, des treuilleurs et des voiles modernes démontrent la sécurité du système en laissant ces fautes bénignes au rayon des anecdotes.
La séance se termine dès 14h, car les parisiens, sans doute éprouvés par la rusticité du lieu et le manque d'oxyde de carbone sont impatients de retrouver la douceur des pénates.
C'est dommage car il reste encore un jouet dans le coffre, en effet, le club que les hiérarques fédéraux voulait faire disparaître car ils le trouvaient trop petit, est sûrement un des seuls en France à disposer simultanément de 2 treuils.
La petite route fermée à la circulation que nous avions investie se serait bien prêtée à ce complément de formation au dévidoir, mais ce n'est que partie remise.
Les derniers présents se livreront au désormais traditionnels échanges de GigaOctets qui permettront de réaliser au plus vite la relation fidèle de cette belle et fructueuse journée présentée ci-dessous, destinée à donner envie aux absents de participer à la prochaine édition.
Benoit a, comme à son habitude, très bien résumé la sortie club du 15 Août en Terre Millavoise, je me permets juste de la compléter quelque peu, puisque je suis resté 4 jours de plus sur place.
Globalement, les conditions furent fortes sur tout le mois d'Août, et je n'ai jamais autant apprécié de savoir voler en Delta...
Ici un vol avec le Delta de Jean Marie, une drôle de machine, un Laminar Easy, ou " Heu Azy " comme il dit...
Comme toujours, les biplaceurs repoussent les limites, ici en Spiruline Bidule. Ce sont des baptèmes "sensation", ils sont vendus plus chers et sont responsables de presque 100 % des 50 % de gens qui vomissent en l'air ou à l'arrivée, obligation de moyens ET garantie de résultat...:
Et ici avec un vol en patrouille de deux chariots pour handicapés
La cage se montre toujours efficace par vent fort également, mais les quelques pilotes qui la pratiquent encore semblent condamnés à vivre en solitaire, surtout s'ils s'habillent en Dark Vador...
Pour finir, une photo qui résume bien l'aérologie de ces dernières semaines, un parapente courageux affronte quand même les éléments...
Aujourd'hui nous retournons sur les traces d'Héraclès, après être passés à Némée nous grimpons dans la montagne
qui domine le lac Stymphale dont il extermina la faune aviaire pour son 6ème travail.
Dès la montée sur le décollage
nous sentons l'atmosphère maléfique qui émane du lieu, même si Héraclès nous a débarrassé depuis longtemps des oiseaux de mauvais augure qui l'infestaient.
Roland se met en l'air pour tester la masse
Octave le suit, son vol est suivi par tout le monde, le joli vrac dont il nous gratifie n'est filmé par personne mais suffit à refroidir la motivation déjà faible.
Christian sort alors la Spiruline qui se trouve parfaitement adaptée pour garder une forme de sérénité dans ces circonstances.
ce qui lui permettra de rejoindre Octave en dépit des performances bien inférieures.
Ils attendrons dans la petite station service dénuée de boisson fraiche mais non de fourmis que Roland daigne revenir de son tour de la vallée.
Nous partons sur les flancs de Acrocorinthe, l'ancienne citadelle de Corinthe, où Benoît et Louis frustrés de n'avoir pu voler se précipitent dans la petite bavante qui mène au décollage précaire mais abondamment fleuri.
Louis perd un peu du prestige qu'il avait accumulé les jours précédents mais augmente encore sa popularité en allant herboriser dans la pente.
De retour à Loutraki, nous nous rendons à l'invitation d'Olga, une dame qui travaille à l'hôtel avec qui Dominique a sympathisé, et de sa sœur Zeta pour ce que nous croyons être un apéritif.
mais qui se révèlera être un véritable repas pascal
qui respecte toutes les traditions grecques qu'Olga et Zeta tenaient à nous faire partager: les œufs teints en rouge, le délicieux agneau et le gâteau spécial
agrémenté du lapin de Pâques qui réjouit particulièrement Gérard.