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mercredi 25 octobre 2017

Echappée normande

La sortie du club du 1er novembre était initialement prévue comme souvent à Aspres sur Buëch.

Compte tenu de la météo désastreuse rendant les possibilités de vol très réduites, le week-end fut annulé.

3 pilotes retraités du club se sont carrément octroyés, sans poser de RTT, les 3 jours de semaine précédant le fameux pont et ont décidé de voler en Normandie, dans le Calvados.

Tout d'abord un mot de l'hébergement : nous avons pu fêter Halloween en avance...


... commencer à lire les 50 kg de bandes dessinées disponibles sur site...


 ... et faire sécher le matériel humidifié par la rosée matinale (au grand dam de la première dame).


Le vent du premier jour qui s"établit assez tôt, désigne le site de Clécy.

Le Médium a volé avec élégance dès la première occasion


Les deux autres pilotes ont préféré profiter du court moment de vent fort avec leur parapente beaucoup plus vite en action.

 

Le lendemain, la même orientation de vent nous conduit à Clécy mais faute de vent, le brouillard met bien longtemps à disparaître. 

C'est l'occasion de s'adonner à d'autres activités qui montrent les dangers du vol libre quand ça ne vole pas.


Le soleil réapparaît mais laisse la manche à air immobile


Après un décollage avec application et un plouf dans l'air calme, nous allons rencontrer un autochtone passionné de vol libre et motorisé au Mont du Père, site qui se prête bien au décollage de pulmas.

Nous recevons même une invitation à essayer le dévidoir sur un site fédéral parfaitement adapté à cet usage.


La vidéo de ces 2 jours est là



Le 3ème jour, le vent de N-NE désigne le magnifique site de bord de mer de Tracy sur Mer.



Du fait du vent excessivement fort, nous pensons tirer notre épingle du jeu en volant en Zéphir.

Malheureusement, le vent ne faiblira qu'après plusieurs heures, les possibilités d'atterrissage sur la plage se sont effacées avec la marée haute.


Nous sortons nos bouts de chiffons...




... et pour 2 pilotes, plusieurs vols se succèdent avec au choix atterrissage sur ce qui reste de plage ou au sommet

La vidéo de ces différents vols est là



Le retour nous ramènera assez tard à nos pénates après avoir été honteusement ponctionnés par la SAPN qui, non contente de nous appliquer l'augmentation concédée dans des conditions plus que douteuses par Ségolène, tentera de nous voler en nous surclassant 5 fois sur 6  (la 6ème étant pour nous humilier en nous montrant bien que quand ils veulent, ils ont des automates aussi justes que les autres concessionnaires)

BdlB CB LA



jeudi 31 août 2017

P’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non

La Normandie c'est un peu comme cela : on prévoit d'aller à Villers sur mer par temps clair le mardi et on se retrouve le jeudi à Clécy sans savoir si et à quelle heure il pleuvra.

Malgré un vent d'Ouest, le décollage en fin de matinée se pratique bien au Sud


Les élèves de l'école ont décollé impeccablement et se sont posés en bas. Toutefois le site est déjà bien encombré puisque nous somme deux à nous partager l'espace aérien

Les nuages sont envahissants mais pas il ne faut pas compter sur eux pour se hisser à  plus de 300 m au dessus du décollage

une petite promenade vers le village de Clécy

et retour vers les deux décollages 

l'air étant particulièrement frais, et comme je vois 2 ou 3 pilotes prêts à décoller, je laisse volontiers ma place et me pose. Voici la courte vidéo




BdlB

jeudi 24 août 2017

Ploufs à Clécy

Cette année, les XSGM n'ont eu qu'une participation enfantine, Louis et Benoît sont bien venu voler subrepticement mais ils ne pratiquent comme sport extrême que l'apéro et l'orientation en campagne normande (1h pour faire 2 km en voiture)

Ce matin, nous rejoignons Louis qui a réussi, après ses 2 épreuves de la veille, à regagner le déco pour y passer la nuit dans son superbe camping-car.

Les locaux disent "c'est une journée à Plaf(ond) ou à Plouf" puisqu'en l'absence de dynamique il faut prendre immédiatement le thermique maigrelet pour s'extraire du site ou ploufer jusqu'à l'atterro.

Ce jeudi ça sera "pas Plaf", ça m'arrange, car pour nous 2, ça sera l'occasion de travailler tranquillement le décollage sans vent à la grecque et le posé avec inversion du vent (en dépit d'une forme d'aversion pour les céréales pour l'un d'entre nous).

La vidéo contient aussi le déco d'un vol effectué au même endroit quelques jours avant.



Ce petit vol est aussi l'occasion de se remettre au pilotage aux arrières que je n'avais pas pratiqué depuis des lustres mais qui revient à la mode.

Inspirés par notre passage, des artistes plus ou moins locaux ont immortalisé nos envolées (on reconnait bien le suspentage de la nouvelle Sting, la sellette grand luxe et le casque carbone de Louis)


CB

vendredi 18 août 2017

Jeux d'été DPCNP Millau 2017

La traditionnelle sortie du club à Millau en Août a réuni Sylvie, Alexis, Jean Louis, Michel et votre trésorier. 
Le chien se moque bien de tout ce cirque...


Alex est au top en ce moment, il faut peut être se priver de vols comme lui 2 années de suite pour avoir à nouveau la niaque?
Des vols par vents soutenus, des conditions thermiques burnées, et sur des vols de durée, chapeau. 
Lorsque l'ensemble pilote / aile fonctionne bien, c'est beau, cela déplace les montagnes en l’occurrence ! 


Jean Louis est au top aussi, il avait amené sa Swing pour avoir un avis sur son problème, et bien lui en a pris, car nous avons trouvé un mauvais calage des freins, beaucoup trop courts, de 10 cm... 
Confirmé par le testeur du coin ( tout ceci au sol à plat bien entendu ), il y aurait une vraie explication à la cascade d’événements de la sortie de Grèce. 
Nicolas Breneur, par chance sur site de Brunas, n'a pas dit mieux, mais s'est gardé d'essayer l'aile en vol... Jean Louis va changer de voile quoiqu'il en soit, rassurez vous...  


Michel est à fond également, on l'avait vu en Grèce, et le fait qu'il soit en retraite pour partie à Millau améliore encore ses performances. 
Il vole bien, serein, régulier, le Graal du vol, c'est chouette ! 
Pour ma part, je m'accroche aux locomotives avec ma grande voile qui ne me rassure pas plus que cela par vent soutenu, vivement que j'enlève 10 % de surface... 
Je volète en ce moment, mais travaille pour à nouveau revoler sérieusement...


Michel au déco à Brunas, les parapentes sont vraiment photogéniques ( toi aussi Michel, t'inquiète, pleure pas, t'es beau aussi, ah celui là, quel gars sensible).


Du vent durant toute la semaine, mais nous avons chopé les créneaux, en Sud, Ouest, Nord, heureusement que l'on change de site en très peu de temps, un des avantages de ce spot.


Des ciels magnifiques par contre, c'est toujours ça !



Enfin, nous avons participé au sauvetage d'un jeune vautour trouvé errant dans la vallée, dodelinant, mal en point. Après l'avoir amené au décollage pour voir s'il était capable de décoller, que nenni, des pilotes l'ont déposé dans le poulailler de la maison, sans nous avertir. 
Nous découvrons la bête au matin, en compagnie de la poule, qui nous privera d’œufs pendant 10 jours en représailles, elle même n'ayant pas été consultée pour cet accueil de réfugié plutôt sauvage.
Une association de sauvetage est venue récupérer l'oiseau, et il semble que cela soit celui ci qui fut relâché avec succès 10 jours plus tard.   C'est là

Les vautours sont de plus en plus nombreux et manquent ne nourriture, je ne ferai pas de mauvais esprit, je ne sais pas quels mammifères sur 2 pattes ont pourrait leur donner pour nettoyer la planète.   



La vidéo des nos décollages se trouvent ci après, nous n'avions aucune caméra embarquée malheureusement. 
Le son est brut, il reflète bien les conditions...


GL

samedi 3 juin 2017

International outlet Best Of & Miscellanea


On ne peut pas dire qu'on n'avait pas été prévenu, c'est écrit dessus


Encore faudrait-il vouer le minimum de respect aux langues étrangères


Les grecs n'hésitent pas à recycler des épaves provenant des plus pauvres départements des pays défavorisés de l'Europe


Le premier constructeur aéronautique Français (par ordre alphabétique) n'a pas hésité à modifier son logo à la suite d'une prise de conscience des conditions de l'établissement de la RFA sur un PUL à décollage pédestre


C'est à se demander comment le fondateur de Flying Paradise avait pu trouver des chiens maltraités, car on trouve partout des cohortes de chiens errants qui vivent en bonne intelligence avec la population


Voici le résumé (d'une petite partie) de nos diverses errances



Et Jean livre au public international sa vision du séjour



BdlB JP CB

jeudi 6 avril 2017

Vol du 6 avril 2017 (version complète et détaillée)

Jeufosse, site mythique, sur les hauteurs de la Seine entre Mantes-la-Jolie et Vernon, pour des départs de vols de distance par vent de secteur nord-est à nord-nord-est, est jusqu'à présent réservé aux parapentistes expérimentés et autorisés par le club gestionnaire ( http://thermiquefrancilien.org/ ). Le record de distance de ce site a été battu le 3 mai 2014 par les compétiteurs de l'équipe de France qui avaient flairé la bonne journée, et dont le meilleur s'est posé à 10 km de la Tranche-sur-Mer, après avoir parcouru 370 km en neuf heures de vol. Pendant ce temps, cette même journée, je me demandais bien où j'allais pouvoir décoller avec mon aile, le vent étant mal orienté à Bar-sur-Aube et jugé trop fort à Aigneville pour sortir l'ulm en sécurité, le site de Lalandelle étant trop dangereux à mes yeux, et celui de Barneville étant tout simplement impraticable pour les deltas à cause de la végétation. Finalement, je m'étais rapatrié, avec Michel Moussier, sur le site du Marais Vernier, où nous avions volé une heure et demie entre 19h et 20h30 avec la vue sur la Seine et le coucher de soleil en guise de consolation. Les démarches de rapprochement avec les Thermiques Franciliens pour ouvrir le site aux deltistes avaient aussitôt été relancées (elles avaient été initiées en 2013, et mises en sommeil à la suite du décès de Luis). Ouverts et compréhensifs, les responsables des Thermiques Franciliens ont toujours été favorables à cette idée, mais ils souhaitaient toutefois, et à raison, valider un décollage test en delta avant d'ouvrir le site aux deltistes qui en font la demande et qui remplissent les conditions. Je m'étais donc porté volontaire et ma candidature avait été acceptée. Outre la présence, en bas de la colline, de la route, du chemin de fer, de la Seine, et de l'île non posable à cause de l'absence de barque, obligeant les pilotes à prendre impérativement de la hauteur pour aller atterrir derrière le site ou plus loin vers le sud-ouest, en respectant le couloir aérien jusqu'à Dreux et Tillières-sur-Avre et délimité par les TMA et les CTR voisines, la difficulté supplémentaire du site de Jeufosse est l'étroitesse de l'espace dégagé dans la pente, avant la végétation qui était assez développée en contrebas de l'aire de décollage. Ce détail n'est pas trop un problème pour les parapentistes, dont les voiles, une fois en l'air, sont déjà placées dans l'écoulement laminaire à quelques mètres au-dessus du sol, créant ainsi la portance nécessaire avant de soulever le pilote. En delta, ce n'est pas pareil, puisqu'il faut courir dans la pente avec l'aile sur les épaules et avec la bonne incidence de l'aile avant de décoller. En 2014, l'état de la végétation en contrebas ne permettait pas de courir suffisamment dans la pente pour décoller en sécurité. Le danger de voir l'aile heurter les branches des arbres était bien trop grand. Pour décoller en delta de ce site dans son état, il fallait que l'aile porte déjà sur le bord de la pente, afin de réduire la course au minimum, donc il fallait que le vent de face soit suffisamment soutenu. Nous avions estimé qu'un vent de 20 km/h était acceptable. Le dimanche 15 juin 2014, les conditions attendues se sont présentées, et nous nous sommes retrouvés sur place, avec le président des Thermiques Franciliens et deux deltistes, dont Michel M., venus pour voir et pour m'assister au décollage. Car si le vent était soutenu, il fallait s'attendre également à ce que la turbulence soit de la partie. Les informations données par la balise donnaient un vent du NNE de 25 km/h en moyenne, et 42 km/h maxi. Mais Michel avait mesuré 15 km/h à 28 km/h avec son anémomètre, et comme celui-ci était à deux mètres au-dessus du sol, les valeurs nous semblaient plus pertinentes vis-à-vis de mon aile que celles de la balise perchée au-dessus d'un arbre. Pour augmenter encore la portance de mon aile au décollage, et quitter le sol le plus rapidement possible, j'avais également pris soin de tirer les volets aux trois-quarts, ça aide. Quand, pendant quelques secondes, j'ai pu maintenir l'aile horizontale dans le vent à nouveau dans l'axe, je me suis élancé. Grosse frayeur, mon aile s'est enfoncée en se dirigeant droit vers les arbres à quelques mètres à droite et en contrebas. Immédiatement,  j'ai tiré sur le montant gauche pour corriger la trajectoire. Et puis juste après, j'ai vu le haut du premier arbre en bas dans le creux se rapprocher aussi dangereusement. Alors j'ai levé les jambes pour passer au-dessus sans accrocher les branches... Et après, c'était fini, j'étais passé, ouf ! J'ai pu ensuite m'élever au-dessus de la crête et partir sur la campagne vers le sud-ouest. Pour évacuer la peur rapidement, la concentration nécessaire pour piloter dans les minutes qui ont suivi le décollage fut un excellent exutoire. Ayant atterri à 80 km du site, Michel est venu me récupérer, un peu par hasard alors qu'il se promenait en voiture dans les environs. Après avoir repassé le film, je pouvais dire que mon décollage avait été vraiment chaud. Les copains ont eu peur eux aussi, car ils m'avaient vu partir aux arbres. Après discussion entre nous, nous avions conclu qu'en raison de la turbulence, les rouleaux créés par les arbres en contrebas qui entouraient l'aire de décollage, qui plaquaient vers le sol tout objet volant ayant le malheur de s'en approcher, et dont je n'étais absolument pas conscient, pouvaient être à l'origine de ce gag. Il se peut également qu'une rafale soudaine ait amplifié le phénomène tout en me poussant avec l'aile vers les arbres sur la droite. Il se peut enfin que j'aie aussi décollé comme un pied et au mauvais moment, mais en l'absence de film ou d'un regard expert, nul n'a pu l'affirmer. En tout cas, il était hors de question pour moi de décoller à nouveau en delta de ce site dans son état du moment et que je trouvais dangereux. J'ai expliqué qu'il est impératif de couper quelques arbres en contrebas de la pente si nous voulons tenter un nouvel essai de décollage en delta. Fidèles à leur accueil sympathique, coopératif et constructif, les responsables des Thermiques Franciliens, qui avaient bien compris le problème, étaient prêts à agir pour nous aider, dans la mesure de leurs moyens. Prenant en compte ma demande dans leur politique de gestion du site, ils ont alors entrepris des démarches auprès des instances administratives locales et environnementales, afin d'obtenir les autorisations nécessaires pour élaguer et couper quelques arbres, et élargir l'espace dégagé dans la pente de l'aire de décollage. Leur patience et leur persévérance ont porté leurs fruits. Un an et demi plus tard, toutes les autorisations nécessaires étaient signées, et en mars 2016, j'ai rejoint volontiers les parapentistes venus débroussailler leur site, pour les saluer, pour leur donner un coup de main, et aussi pour indiquer au vaillant utilisateur de la tronçonneuse quels arbres devaient être coupés. Malheureusement, en 2016, malgré deux ou trois tentatives, aucune journée n'a finalement présenté des conditions favorables pour décoller en delta à Jeufosse. Mars 2017, nouveau débroussaillage du site, auquel j'ai participé bien naturellement, et nouvel élagage de quelques arbres dont les branches avaient grandi. Un mois plus tard, le jeudi 6 avril 2017, une bonne journée pour décoller en delta s'est enfin présentée.

    Les émagrammes NOAA prévoyaient en milieu de journée un vent au sol de 10 kt du NE au NNE, avec un plafond à 1000 m, et le site " topmétéo " annonçait un vent au sol du 45° / 16 km/h à midi, et du 40°/ 15 km/h à 14h, avec un plafond de 1100 m et une couverture nuageuse évoluant entre 4/8 et 5/8 au cours de la journée. Le plafond prévu n'était pas terrible, mais suffisant pour décoller, prendre de la hauteur, et aller se poser derrière. Le président des Thermiques Franciliens et le responsable du site de Jeufosse m'ont donné le feu vert, bien qu'ils ne pouvaient se déplacer pour assister au décollage. Ils m'ont fait confiance. J'ai pu également compter sur la présence de Benoît, président de mon club et fraîchement retraité, qui a accepté de se déplacer pour filmer l'évènement et aussi pour m'assister au décollage si nécessaire. Cela m'a rassuré, car ne sachant pas si d'autres parapentistes viendraient tenter leur chance, au moins je ne serais pas seul. Ce fut également l'occasion pour Benoît de découvrir ce site qu'il ne connaissait pas. Nous nous sommes retrouvés en fin de matinée, en même temps que trois parapentistes qui ont décollé rapidement vers midi une fois le vent installé. J'étais prêt à décoller vers midi et demi (les volets de mon aile étaient à nouveau tirés aux trois quarts). Par chance, un quatrième parapentiste est arrivé et a bien voulu m'assister au décollage tandis que Benoît filmait. Il n'était pas question de décoller dans une accalmie, pour les raisons évoquées précédemment. La vitesse du vent n'était pas excessive (15 km/h en moyenne, rafales à 20 km/h d'après mon anémomètre), mais avec suffisamment d'irrégularités pour déséquilibrer mon aile. Finalement, la présence de deux solides gaillards (dont Benoît) pour tenir mon aile, dont les longues plumes étaient difficiles à discipliner dans les rafales, a été tout simplement salutaire. Après plusieurs hésitations, quand j'ai pu enfin stabiliser mon aile dans le vent avant le retour d'une accalmie, je me suis élancé. En trois pas, je fus en l'air, passant largement au-dessus des arbres en contrebas. Il était environ 12h45, et il était temps, car le poids de l'aile (47 kg), cumulé à mes efforts pour la tenir lorsque mes deux assistants la lâchaient, sans oublier la tension nerveuse inhérente à cette phase délicate, commençaient à me vider un tantinet de mon énergie. Le parapentiste qui m'a aidé avec Benoît a décollé dans la foulée. Nous avons volé ensemble pendant un petit moment, à tricoter dans la zone entre le décollage et Bonnières sur Seine, avant d'enrouler un thermique qui a daigné m'emmener jusqu'au plafond (inférieur au plancher de la TMA Paris 5 qui surplombe le secteur à 4500 ft QNH, c'est-à-dire à 1372 m au-dessus de la mer). La suite ne fut que du bonheur ! Après mon atterrissage à la fin de la journée, j'ai appelé naturellement Benoît pour lui donner de mes nouvelles. Avec élégance, il a puisé dans son humour léger et sensible pour envoyer en début de soirée un email à quelques membres du club, dans lequel il a écrit : " Bonjour, j'ai trouvé Frédéric en petite forme aujourd'hui, seulement 5 heures de vol depuis Jeufosse, du coup je n'ai pas eu le temps de finir mon film avant qu'il ne se soit posé. " Ben oui, petite forme en effet, notamment pour tenir mon aile au décollage, qui ne demandait qu'à faire du rodéo au gré des turbulences. Un grand merci aux deux âmes charitables qui m'ont admirablement soutenu dans cette épreuve délicate. En petite forme également pour résister au froid là-haut qui n'en finissait pas de m'engourdir, malgré des gants plus épais. Les prévisions météo indiquaient un ciel à moitié bouché avec des plafonds à 1000 m, alors je m'étais dit que mon vol ne durerait pas longtemps, juste pour montrer faisabilité du décollage en delta, et c'est en toute quiétude que j'avais laissé mon Damart Thermolactyl à la maison. Bon, je dois reconnaître que la volonté de profiter de cette belle journée en priorité a été plus forte que les inconvénients. Il n'empêche que les thermiques étaient un tantinet hachés, et que j'ai passé beaucoup de temps à tourner et tourner comme un manège tandis que le vent travaillait pour moi. Les plafonds moyens n'ont pas été très hauts, entre 1200 m et 1400 m QNH, plus une fois à 1600 m après Dreux. Pour couronner l'affaire, les nuages avaient quasiment disparu au sud-ouest de Dreux et à l'ouest de Chartres. Il fallait donc viser les champs de couleur claire, en tenant compte de la dérive avant d'enrouler quoi que ce soit. Parfois, et même souvent, j'enroulais un thermique en me demandant d'où il venait, mais peu importe, il était là, pour quelques tours avant de le perdre, et d'en enrouler un autre un peu à côté ou un peu avant ou un peu après, jusqu'à ce que le gain d'altitude soit suffisant pour ne pas passer plus de temps à tenter de grappiller quelques mètres. Deux points bas au cours du vol, à moins de 300 m sol, à me convaincre que le vol était fini, et puis c'était reparti, au-dessus ou sous le vent d'un champ de couleur claire, avec parfois un cumulus qui se formait et qui disparaissait avant même d'avoir atteint les barbules, et parfois avec les odeurs de fumier au-dessus des fermes. Les vallées de la Seine et de l'Eure, la Beauce, la vallée du Loir, et une partie la Touraine ont ainsi défilé sous mes yeux, en voyant nettement l'évolution des paysages. En fin de journée, le ciel était tout bleu, et Tours se dessinait au loin vers le sud-est. Les thermiques étaient faibles et toujours hachés par un vent qui lui ne faiblissait pas, et la restitution des forêts ne fonctionnait pas tandis que leur taille grossissaient singulièrement vers le sud. Alors je me suis dit qu'il était temps de trouver une prairie pour atterrir. Et, ça tombait bien, un champ d'herbe immense entouré de quelques bosquets et exempt d'animaux me tendait les bras. Une fois au sol, il y a eu quelques minutes un peu sportives où mon aile a failli être emportée tandis que je la portais vers une rangée d'arbres au vent, afin de pouvoir la replier dans un endroit protégé. Il était environ 18 heures quand j'ai appelé Benoît pour le soulager d'une attente angoissée qu'il masquait tant bien que mal en essayant de finir le montage des films ! Moins de deux heures plus tard, mon aile était dissimulée dans un fossé, mais toujours dans le champ, et je me suis alors rendu compte que les vaches avaient réinvesti les lieux bien plus tôt que je ne le pensais. Bigre. Dans l'ignorance de leurs réactions possibles sachant que mon vêtement était rouge, j'ai pris soin de faire le grand tour du champ avant d'en trouver l'entrée et d'aller à la rencontre des habitants de la maison juste à côté. L'homme, propriétaire de chevaux, mais non des vaches, m'a accueilli avec beaucoup de sympathie, et m'a expliqué que si les vaches tombent sur mon aile dans le fossé, elles ne se priveront pas de jouer au bulldozer avec. Il valait donc mieux la mettre à l'abri. Ayant appris à voler en delta à Annecy il y a longtemps (c'est insolite), le courant est tout de suite bien passé entre nous, et il m'a carrément proposé de chercher mon aile à pied à travers champ (environ 300 m) et de la ramener dans son jardin, où elle serait bien protégée. A ma traditionnelle question " où sommes nous ? ", il m'a répondu qu'on est dans la commune de Savigné-sur-Lathan, à une quinzaine de kilomètres au nord de la Loire et à une trentaine à l'ouest de Tours. Puis il m'a emmené jusqu'au village voisin. En quatre véhicules sans attente entre deux, je fus rapidement rendu sur les bords de la Loire à Tours. Le dernier TGV du jour vers Paris (à 22h14) m'a permis de regagner mon logis à Brétigny pour y dormir une nuit relativement courte, d'autant plus courte que je devais me lever assez tôt pour un entretien au boulot le matin, que j'ai pu honorer sans faillir. Pour regagner Jeufosse à pied et en transports, c'est facile, il m'a suffi d'arriver à la gare Saint Lazare aux heures de pointes où un train direct s'est arrêté à Bonnières, et de faire un peu de stop juste à la sortie de la gare où une âme bienveillante, enthousiasmée par un brin de causerie, m'a conduit directement jusqu'à mon auto, dans l'environnement paisible du soleil couchant et du gazouillis des oiseaux.

    Le samedi fut consacré à un petit voyage en Touraine pour récupérer mon aile chez mon hôte, et comme toute la famille était là, une causerie animée et bien sympathique s'est naturellement engagée entre nous autour d'une bière rafraîchissante en cette fin de journée ensoleillée. Corrézien de naissance (un grand sourire s'est dessiné sur son visage lorsque j'ai évoqué l'endroit où j'avais atterri le 1er mai 2016), cet ancien militaire, qui était souvent en déplacement et dont l'épouse est bavaroise, s'est reconverti depuis quatre ans avec succès dans le transport de bagages, de vélos, et accessoirement de personnes, pour les nombreux touristes en randonnée pédestre ou cycliste le long de la Loire. Départ tardif de chez lui, arrivée nocturne au logis, alors le dimanche, repos bien mérité, histoire de regonfler la petite forme. La trace de mon vol est disponible sur : https://delta.ffvl.fr/cfd/liste/2016/vol/20210260 . J'ai parcouru 200 bornes, et bien qu'à chaque vol sur la campagne, j'essaie d'aller le plus loin possible, je ne m'y attendais vraiment pas. Benoît a réalisé un beau travail pour le montage de la vidéo, rythmée et amusante, de cette matinée à Jeufosse. Elle est disponible  sur : https://vimeo.com/212544661 . Le mot de passe éventuel est : dpcnp. En cas de difficulté pour voir la vidéo en ligne, il est toujours possible de la télécharger (cliquer sur l'onglet en bas à droite de la page viméo - 250 Mo pour la taille maximale). La vidéo montre clairement que ça décolle tout seul avec un vent faible à modéré, et qu'on passe sans problème au-dessus de la végétation en contrebas. Elle montre aussi que dans ces conditions, il est recommandé de ne pas arriver seul et de prévoir, ou de recruter sur place, une assistance au décollage. A d'autres occasions, je pourrai peut-être décoller avec un vent plus faible (2 ou 3 km/h en moins), sans oublier que le bon rendement de la crête n'est aussi valable que si elle alimentée avec un minimum de vent. Vu le temps que j'ai passé à tricoter avant d'enrouler une pompe décente (25 mn), il ne faut pas non plus décoller avec un vent un tantinet trop faible (si les parapentes peuvent raser les arbres, mieux vaut éviter ce petit jeu pour les deltas). Concernant la question sur l'évitement des zones réglementées sans système de navigation, j'ai répondu que je me base sur des repères visuels issus des cartes et de google earth, notamment pour sortir du couloir jusqu'au segment entre Dreux et Tillières sur Avre. Ensuite, je m'appuie sur mes souvenirs visuels du secteur issus de mes années de vols au départ de la base ulm d'Aigneville, entre Chartres et Bonneval. Jeudi, j'ai tamponné dans la TMA Orléans 7 (par le nord ouest), celle qui est au-dessus de la base de Châteaudun, mais elle est très souvent inactive l'après-midi, et cela m'a été confirmé par un appel à la tour de contrôle à la base aérienne de Bricy. En revanche, la base aérienne de Tours est très souvent active, et il faut contourner les TMA ou passer en dessous si on peut voler et avancer à moins de 1067 m QNH. Cela dit, on voit sur la vidéo de Benoît qu'un parapentiste a trois appareils, deux smart phones et un vario-GPG, et cela m'a impressionné, car les parapentistes sont vraiment bien équipés. Sur la CFD parapente, j'ai vu qu'un autre parapentiste a parcouru 230 km vers le sud-ouest ce même jour au départ de la base de treuil au sud-est de Nemours. Je crois que c'est un site qui mérite d'être connu et fréquenté par les parapentistes désireux voler sur la campagne. Lorsque j'ai examiné les zones qu'il a traversées au-dessus de la Sologne, et qui étaient sûrement actives car elles relèvent des activités de la base aérienne d'Avord, je me suis rendu compte qu'il a conduit sa route pour passer juste au coin d'une zone, ou au-dessus d'une autre, ou encore en dessous d'une troisième... Bon, plus moyen d'y échapper, je dois apprendre à utiliser ces applications pour smart phones équipés d'un récepteur GPS, et cela tombe bien, car mon ami Phong m'en a justement donné un il y a six mois, et Jean nous a révélé l'existence d'un logiciel gratuit, intitulé SD VFR, et qui fournit en temps réel la position du smart phone sur la carte aéronautique OACI au 1/500000e. C'est exactement ce qu'il me faut pour affiner la navigation en vol. Pour terminer sur une note d'enthousiasme, Gérard a écrit par email un joli compliment, plein d'encouragement : "  Bravo pour ton vol, un bel engagement pour des kilomètres qui valent chers au regard des conditions ! "

FL

Départ du site de Jeufosse


Ce Jeudi d'avril est choisi pour  valider le décollage en delta depuis le site de Jeufosse, les prévisions météo indiquant une force et une direction du vent appropriées.

Le décollage de Jeufosse demande un peu de portage depuis le parking. Là avec une aile de près de 50 kg, il s'agit plutôt de traction :

Traction grandement facilitée par 2 belles roues

Le site surplombe les 2 bras de la Seine et l'atterrissage de secours :  l'île dont on ne revient en barque que si on a résolu le problème du transport du chou, de la chèvre et du loup. Le second bras de la Seine ne se voit qu'en se penchant au bout du site.

L'objectif de tout pilote décollant de ce site  est bien entendu de sortir du bocal et de faire de la distance. Ici le poste de pilotage d'un des 4 pilotes de parapente vu ce même jour sur le site

 Le vent manque de constance, une rafale de vent soulève allègrement un parapentiste, juste après le gonflage de la voile face voile
  

La préparation de l'aile, un Atos, ne prendra qu'une petite heure

Voilà l'aile montée, exhibant ses 13 mètres d'envergure

Prêt à décoller avec un seul assistant tenant la plume gauche

On réquisitionnera un second assistant, en charge aussi de la prise de vue, pour stabiliser l'aile dont les longues plumes sont difficiles à discipliner dans les rafales de vent

C'est parti, avec un survol à une hauteur largement suffisante au dessus des arbres en contre-bas du décollage. Frédéric récolte les résultats des efforts de débroussaillage du site lors de la journée de mars, journée à laquelle il a participé
 
 Et l'Atos s'élève rapidement au dessus du décollage


La vidéo du décollage est là
Pour la suite, c'eut été super de pouvoir accompagner en vol Frédéric pour continuer les prises de vue, mais très au delà de mes capacités de deltiste, donc je vous livre son récit ci-dessous.

BdlB et Frédéric

Entre la "bousculade" du retour au logis jeudi soir, celle du boulot aujourd'hui toute la journée, et celle d'aller
quand même récupérer mon auto à Jeufosse ensuite, je n'ai pu découvrir les vidéos du décollage que ce soir (avec un grand plaisir). Elles me permettent notamment de voir qu'avec le vent qu'il y avait (15 km/h en moyenne, rafales à 20 km/h),ça décolle tout seul et que je passe largement au-dessus de la végétation en contrebas (et de surcroît sans les rouleaux qui avaient été créés par les arbres non encore coupés en juin 2014 et qui m'avaient fichu à l'époque une belle frayeurau décollage). A d'autres occasions, je pourrai donc décoller avec un vent plus faible (2 ou 3 km/h en moins), sans oublier que le bon rendement de la crête n'est aussi valable que si elle alimentée avec un minimum de vent, et vu le temps que j'ai passé à tricoter avant d'enrouler une pompe décente, il ne faut pas non plus décoller avec un vent un tantinet trop faible (si les parapentes peuvent raser les arbres, mieux vaut éviter ce petit jeu pour les deltas).

Cela dit, petite forme en effet, et la présence de deux solide gaillards (dont Benoît) pour tenir mon aile,
qui ne demandait qu'à gigoter comme une anguille au gré des turbulences, a été tout simplement salutaire.
Un grand merci à eux ! En petite forme également pour résister au froid là-haut qui n'en finissait pas de m'engourdir, malgré des gants plus épais. Mais les prévis météo indiquaient un ciel bouché avec des plafonds à 1000 m, alors je le suis dit que mon vol ne durerait pas longtemps, juste pour montrer faisabilité du décollage en delta,et c'est tou t naturellement que j'ai laissé mon damart thermolactyl à la maison !

Bon, je vous accorde que la volonté de profiter de cette belle journée en priorité à été plus forte que les inconvénients. Il n'empêche que les thermiques étaient un tantinet hachés, et que j'ai passé beaucoup de temps à tourner et tourner comme un manège tandis que le vent travaillait pour moi. Plafonds moyens pas très hauts, entre 1200 m et 1400 m QNH (une fois à 1600 m après Dreux, car avant, il y avait aussi la TMA Paris je-ne-sais-plus-combien, limitée à 4500 ft QNH). Pour  couronner l'affaire, les nuages avaient quasiment disparu au sud-ouest de Dreux et à l'ouest de Chartres. Il fallait donc viser les champs de couleur claire, en tenant compte de la dérive avant d'enrouler quoi que ce soit. Et parfois (et même souvent), j'enroulais un thermique en me demandant d'où il venait, mais peu importe, il était là, pour quelques tours avant de le perdre, et d'en enrouler un autre un peu à côté ou un peu avant ou un peu après, jusqu'à ce que le gain d'altitude soit suffisant pour ne pas passer plus de temps à tenter de grappiller quelques mètres.
Deux points bas, moins de 300 m sol, à me convaincre que le vol était fini, et puis c'était reparti,
au-dessus ou sous le vent d'un champ de couleur claire, avec parfois un cumulus qui se formait et qui disparaissait avant même d'avoir atteint les barbules (et parfois avec les odeurs de fumier au-dessus des fermes).La campagne des vallées de la Seine et de l'Eure, de la Beauce, de la vallée du Loir, et de la Touraine ont ainsi défilé sous mes yeux, en voyant nettement l'évolution des paysages. En fin de journée, ciel tout bleu, j'apercevais Tours au loin vers le sud-est, thermiques faibles et hachés par un vent qui lui ne faiblissait pas, la restitution des forêts ne donnait rien tandis que leur taille grossissaient singulièrement vers le sud, alors je me suis dit qu'il était temps de trouver une prairie pour atterrir.

Et, ça tombait bien, un champs d'herbe immense coincé entre eux forêts et exempt d'animaux me tendait les bras. Une fois au sol, il y a eu quelques minutes un peu sportives où mon aile a failli être emportée tandis que je la portais vers la grande lisière des arbres au vent, afin de pouvoir la replier dans un endroit protégé. Il était environ 18 heures quand j'ai appelé Benoît pour le soulager d'une attente angoissée qu'il masquait tant bien que mal en essayant de finir le montage des films ! (sourire).  Moins de deux heures plus tard, mon aile était dissimulée dans un fossé, mais toujours dans le champ, et je me suis alors rendu compte que les vaches avaient réinvesti les lieux bien plus tôt que je ne le pensais. Bigre. Dans l'ignorance de leurs réactions possibles sachant que mon vêtement était rouge, j'ai pris soin de faire le grand tour du champ avant d'en trouver l'entrée et d'aller à la rencontre des habitants de la maison juste à côté.

L'homme, propriétaire de chevaux, mais non des vaches, m'a accueilli avec beaucoup de sympathie, et m'a expliqué que si les vaches tombent sur mon aile dans le fossé, elles ne se priveront pas de jouer au bulldozer avec, et qu'il valait donc mieux la mettre à l'abri. Ancien deltiste à Annecy (c'est insolite), le courant est tout de suite bien passé entre nous, et il m'a carrément proposé de chercher mon aile à pied à travers champ (environ 300 m) et de la ramener dans son jardin, où elle serait bien protégée. Un brin de causerie, il m'a expliqué qu'on est à une quinzaine de kilomètres au nord de la Loire et à une trentaine à l'ouest de Tours (d'après le gps, j'ai parcouru un peu moins de 200 bornes), puis il m'a emmené jusqu'au village voisin.

En quatre véhicules sans attente entre deux,  je fus rapidement rendu sur les bords de la Loire à Tours.
Le dernier TGV du jour vers Paris (à 22h14) m'a permis de regagner mon logis à Brétigny pour y dormir une nuit relativement courte, d'autant plus courte que je devais me lever assez tôt pour un RdV au boulot le matin,que j'ai pu honorer sans faillir. Pour regagner Jeufosse à pied et en transport, c'est facile, il suffit d'arriver à Saint Lazare aux heures de pointes où un train direct s'arrête à Bonnières, et de faire un peu de stop juste à la sortie de la gare où une âme bienveillante, enthousiasmée par un brin de causerie, me conduit directement jusqu'à mon auto, dans l'environnement paisible du soleil couchant et du gazouillis des oiseaux.
Demain samedi, voyage en Touraine, pour récupérer le matériel chez mon hôte.

Alors je crois que dimanche, je vais me reposer un peu, histoire de regonfler la petite forme !

FL

mardi 6 décembre 2016

mercredi 30 mars 2016

Courir ou voler il faut choisir

Après une journée de travail aux Pays Bas, un peu d’activité sportive s’impose.

Parti pour faire un long footing  sur une plage de Zeeland, mon chemin passe à proximité d’un site de vol libre. La dune culmine à une soixantaine de mètre et se prête bien au vol en soaring par vent de sud ouest.

Seulement voilà,  j’ai omis de regarder la météo en préparant mon voyage et suis donc parti de Paris une fois de plus sans matériel de vol libre.

Mais je m’invective en voyant au lointain une aile de parapente zérotant tranquillement le long de la dune à hauteur du décollage.

Je poursuis ma course, dépassant le site et me fais progressivement une raison, pensant au vent probablement un peu fort pour un décollage en douceur.

Au retour je veux en avoir le cœur net. Ce vent est-il déraisonnable oui ou non ? Un pilote dessine de jolis virages, les plumes au ras de la dune, ou prend la route sommitale en belle glissade tout schuss sur les pieds. Comme le vent est légèrement de travers, ses passages sont suffisamment ralentis dans un sens pour que nous puissions engager la conversation. A la faveur de mes questions-quelle est la surface de son aile-et de ses réponses et explications-20 m2 mais cela volerait également bien avec une aile classique-il comprend que je suis également pilote. Je lui explique que je suis un peu dépité, n’ayant pas pris mon matériel.

Il se pose au sommet, nous échangeons sur la beauté du site, les conditions calmes du jour  et de l’avantage pour lui d’habiter tout près d’un site de vol libre ; puis il me demande si je veux qu’il me prête une aile, proposition qui se refuse vraiment difficilement. 

Cinq minutes plus tard me voilà prêt à décoller face à une jolie voile sport de 22 m2, dos au  vent et à la mer et après quelques tentatives, me voici à mon tour en vol pour des allées et venues au dessus de la partie la plus haute de la dune. Je m’abstiens bien évidemment de la glissade sur les pieds, manœuvre que je n’ai tent ée que du bout des pieds. Le pilote Néerlandais redécolle avec sa voile bleue et nous nous partageons au mieux l’espace aérien qui se rétrécit de plus ne plus.

Après 5 minutes de bon vol ; je décide de me poser  parce que l’atterrissage au sommet risque d’être compromis du fait du vent faiblissant. Nous nous retrouvons quelques minutes plus tard tous les deux posés, le propriétaire de la magnifique voile de 22 m2 se raccroche dessous et profite encore de quelques minutes de soaring avant de devoir replier son matériel.

Tout en le remerciant à multiples reprises de m’avoir prêté si sympathiquement son matériel, je lui explique que je vais avoir un gros problème de crédibilité : nous sommes presque le premier avril et je vais devoir faire gober à mes copains de club que je suis arrivé sans mon matériel et que depuis les nombreuses années que je passe quelques jours sur place, je remplis enfin un de mes rêves et me retrouve sous un petit nuage (d’habitude on dit sur un petit nuage mais comme il s’agit d’une Spiruline ou d’une Goose, on dira dessous)

Comme il n’y a pas de photos de l’évènement et pour donner de la crédibilité à mon histoire, je profite d’une vidéo tournée par ses passagères de biplace sur le même site un jour plus ensoleillé

https://vimeo.com/161381065



BdlB

vendredi 18 mars 2016

XWGM 16 jour 6

Après le passage d'un petit front, la météo s'annonce idéale.

Entraînés par l'enthousiasme de Benoît, nous pensons bien ouvrir le déco, quand nous nous faisons piquer au freinage dans le dernier virage par notre ami belge qui en un tournemain s'installe et nous fait la démo du décollage avec les nouvelles conditions.

En effet, c'est la pétole, mais les bouffes de plus en plus fréquentes viennent maintenant de la droite.

Ayant déplié sur la partie gelée de la piste, je profite de l'assistance de mon partenaire qui attend de meilleures conditions, pour éviter que ma voile ne glisse sur le lit fluidisé d'air descendant, comme j'en avais ici même fait l'amère expérience.

Le vent quasiment nul et la lente prise de vitesse font que le contre destiné à m'éviter d'aller jouer au bowling avec les skieuses sur la piste de droite (d'où viennent quelques petites bouffées), est un peu fort et qu'il autorisera une petite fermeture Ex2 dont je ne me suis rendu compte qu'au dépouillement de la vidéo.




Le reste du vol se passera dans une ambiance sereine, avec le choix en vol d'une des 2 options d'atterrissage que je m'étais autorisées.

Cette option me permettra de survoler notre gîte, ce que je voulais faire depuis longtemps et elle avait l'avantage d'avoir été défrichée par Benoît lors des vols précédents car vu du ciel l'atterro avait l'air un peu étroit.

Ce vol suffira à mon bonheur; à la différence de Benoît, qui remontera profiter des conditions printanières au point d'épuiser la batterie de sa caméra.

En adepte du reliquat requis, je n'avais pris qu'un forfait piéton et il était largMonement suffisant, même si j'ai dû me parjurer en promettant au représentant des remontées mécaniques qu'en tant que piéton, je les contraindrai à 2 arrêts à la montées et à 2 descentes complètes, ce qu'évidemment je n'ai pas fait pour le plus grand intérêt (mal compris) du prestataire!

Ha oui, le titre du film fait référence au numéro de ce vol et non pas à la science-fiction.

CB

Après décollage retardé pour attendre que le vent soit un peu moins arrière et un premier vol sympathique avec quelques ascendances, me voici à l'atterrissage à me demander ce qui conviendrait le mieux pour le reste de la journée et pour rentabiliser au mieux mon forfait : skier d'abord puis refaire un second vol ou l'inverse. Des pilotes locaux me conseillent plûtot de commencer par le vol pour éviter les conditions fortes de fin d'après midi et ce n'est pas l'essaim d'ailes haut dans la montagne qui me dissuaderait de remonter au plus vite avec mon aile.
Me voilà de retour sur le décollage. Un pilote m'a précédé de peu (notre ami belge) et semble trouver son bonheur de l'autre côté du vallon. Je vais dans sa direction et reprend de l'altitude à proximité d"une barre rocheuse. Mon vol n'a pas laissé de preuve, caméra en panne, trace du GPS non enregistrée; donc j'ai été obligé de bricoler une visualisation de ma trajectoire culminant à 3100 m et durant 1h20

BdlL

mardi 15 mars 2016

XWGM 16 jour 3

En fait les deux vols présidentiels suivants, enregistrés par la caméra du club, ne se sont pas déroulés le même jour: le premier datant de la veille et se terminant par l'épisode va nu pied, à donné lieu à quelques difficultés de gonflage, résolues grâce à injonctions des spectateurs et à de vigoureux coups de freins


Après quelques thermiques glanés au fil de la descente, l'atterrissage se fait dans un vent fort et se termine par du cerf-volant de traction avec la superbe voile 2015.
  



Le mardi 15, le groupe se partage en deux, voie ferrata pour la majorité et vol pour Benoit qui retrouve sur site un pilote belge et un biplace. La descente se fera au dessus du biplace qui cumule sensation de glisse sous la voile et sur les skis. l'atterrissage est négocié près du fort Marie-Christine sur la piste de luge avec une arrivée à bonne altitude nécessitant de faire les oreilles.




BdlB