samedi 27 mai 2017

International outlet day 2


La tournée des sites commence par Ted's Cafe où le vent est encore soutenu

Initialement décidé à faire un gonflage de contrôle, Dom est décollé par sa voile qu'il accompagne pour inaugurer le site

En raison de la force du vent, les décos sont un peu sportifs, mais les vols se passent plutôt bien jusqu'à ce que Jean-Louis nous montre le côté inquiétant de sa voile juste sortie de révision ce qui,sera l'occasion d'entamer une réflexion collective sur l'utilité de cette opération

Les moins hardis redescendent à pied ce qui qui leur donne l'occasion d'herboriser


Puis finalement le groupe se retrouve à Tintin où le vent souffle encore


Après une bonne séance de soaring, Octave entame la série emblématique de prises de pieds devant la mer qui symbolisent nos aventures depuis longtemps






Ce qui constitue l'occasion unique de survoler la cité engloutie


et de valider la méthode préconisée par Vassilis pour l'atterrissage sur la plage de l'hôtel sauf évidemment pour les 2 pilotes que ce challenge inquiète encore



Les activité se terminant assez tôt nous irons finir de dépenser notre énergie grâce aux kayaks et VTT obligeamment mis à disposition par Vassilis


La soirée se terminera agréablement dans une nouvelle taverne sur le port: chez Mike

--->  Suite de l'Expédition grecque

BdlB + JP + CB

vendredi 26 mai 2017

International outlet day 1

Après un court briefing sur la procédure d'atterrissage sur la plage de l'hôtel et le fonctionnement des trackers, nous nous retrouvons dans l'antique bus Mercedes

Forest, le chauffeur, est un garçon très sympathique qui a toutes les qualités sauf peut-être celles de savoir conduire un diesel de moins de 100 ch avec une boîte manuelle et de parler américain avec un accent suffisamment  mauvais pour que nous le comprenions

Ce qui donnera lieu à des séquences de conduite homériques où le passage des vitesses était décidé démocratiquement à la majorité qualifiée ce qui a transformé notre recherche du site le moins mal adapté en une gigantesque séance plénière de l'ONU


Après un tour de l'Argolide qui nous a ramené en des lieux déjà fréquentés


Nous optons pour Peter's paradise où nous retrouvons une vieille connaissance


qui avait enfin réussi à se débarrasser du job d'appoint dans la com que lui avait imposé  Roland

Le vent au décollage suffit à calmer les plus timorés, courageusement Michel se met en vol ou plutôt est mis en vol par sa voile


avant de reprendre le bon sens


et de prendre l'ascenseur du dynamique



La suite du vol ne sera qu'une lutte (victorieuse) contre le vent



Personne ne s'y opposant vraiment nous allons déjeuner et retourner à l'hôtel

Benoît en profite pour récupérer sa Tsampa qui ne lui a pas trop manqué, dans un institut de beauté (?), il en profite pour montrer son caractère insoumis en réalisant un spectre de Pepper sans doute en référence à une conversation ancienne


Le soir, nous récupérons Jean-Louis puis entamons la visite des nombreuses et recommandables tavernes du port en commençant par Perivoli

Le chemin par la plage nous donnera l'occasion de rencontrer en ces lieux où le moindre débarcadère est en marbre massif, un pêcheur de pieuvre francophone ce qui nous conditionnera pour commencer notre cure de céphalopode


--->  Suite de l'Expédition grecque


BdlB + JP + CB

jeudi 25 mai 2017

International outlet day 0

Ce titre étrange est le nom que dès le début du projet le facétieux Google Translate a donné à notre projet désormais traditionnel de sortie Club internationale

Si aucun animal n'a été maltraité au cours de cette aventure (encore que quelques bipèdes passèrent près de la sanction), il n'en a pas été de même pour l'idiome de la perfide Albion


Comme d'habitude, grâce à l'emballage sous vide, un parapente trouve facilement sa place dans un sac de soute, qu'il ne restera plus qu'à confronter aux jauges à géométrie variable et aux balances approximatives de notre compagnie nationale


Laquelle compagnie s'illustrera en nous révélant d'abord sa conception toute personnelle de la gastronomie française puis en égarant la Tsampa de Benoît comme une compagnie africaine

A Athènes, la queue devant le comptoir pompeusement intitulé "Classe Business" ne comportait pas que des clients venant témoigner de leur satisfaction.


En passant l'isthme, nous sacrifions à la tradition instaurée il y a 3 ans par ce canal déclencheur de selfies pour tout jeune normalement constitué


Dom saute de joie en découvrant les parasols accueillants du très recommandable hôtel Apollon qui nous héberge

--->  Suite de l'Expédition grecque

CB

dimanche 21 mai 2017

Aérologie déconcertante

Des cumulus, il y en avait ce dimanche, mais en effet pas toujours faciles à atteindre.

Je suis allé tenter ma chance à Saint Benoît, avec William comme pilote remorqueur.

Vent annoncé et confirmé du SE pour 15 km/h. Une option Bar sur Aube était envisageable, mais le vent annoncé (10 km/h) étant trop faible pour y voler décemment en delta, j'ai préféré éviter de reproduire le flop du 9 mai.

La veille, j'ai bien tenté de convaincre notre président de m'accompagner avec son Titan-aiglon, mais il était retenu par une grande réunion de famille. C'est quand même terrible, ces obligations familiales qui ne tiennent pas compte de la météo ! (sourire).

Décollage vers 12h45 (il y avait la fête du club au terrain, alors William a papoté un peu). Il y avait des cumulus partout, c'était génial. Première pompe perdue après 180 m de gain, et un puis un tas. 16 mn de vol!

Second décollage vers 13h20, avec un peu plus de combativité pour exploiter les thermiques. Trois heures de vol, et posé dans la Beauce à 20 km de Chartres, entre la A10 et la ligne TGV.

L'aérologie a été passablement déconcertante. Les thermiques étaient très irréguliers, du genre + 2 m/s et -2 m/s dans le même quart de tour de spirale... ou alors ils étaient trop étroits pour ma pauvre aile rigide. Les thermiques devenaient plus réguliers à partir de 900 m à 1000 m sol. En dessous, c'était systématiquement la cacophonie aérologique.

De quoi enflammer en tout cas la tension nerveuse. Le plafond max était vers 1400 m, voire 1500 m dans les barbules. La dérive plutôt de l'ESE étant significative en altitude, ma direction du jour a été vers le nord-ouest, en prenant soin de contourner la TMA de Bricy, donc il fallait passer par Pithivers pour être libéré ensuite de la contrainte des espaces aériens.

Après Pithiviers, le vent s'est renforcé, et le ciel relativement bien pavé en cumulus suggérait qu'il était encore possible d'atteindre Chartres et peut-être au-delà. Cependant, les nuages devenaient plus espacés, ce qui augmentait le risque de me retrouver trop bas en arrivant sous le nuage suivant et d'être soumis à nouveau à une chance aléatoire pour remonter sans trop galérer. Deux points bas m'ont été fatals. Le deuxième était d'ailleurs à 150 m sol, juste à côté d'un groupe d'éoliennes dont j'ai pu ainsi estimer la hauteur (en évitant de jouer à Don Quichotte).

Distance parcourue = 90 km (base ulm de Saint Benoît, Sully, Pithiviers, Epincy, à 3 km à l'ESE de Boisville la Saint Père). La trace gps montrera que le vent soufflait à 23 km/h à la fin du vol. Pas étonnant que le vent ait eu raison des maigres thermiques dans les basses couches. A partir de 17h30, les nuages ont complètement disparu. Apparemment, la journée n'était pas extraordinaire pour voler sur la campagne. La Normandie est encore très loin !

Retour au terrain en stop par la N154 entre Chartres et Orléans, puis par le trajet habituel le long de la Loire jusqu'au terrain. Encore une chance : un jeune homme d'une ferme à Epincy m'a gentiment déposé à côté d'une aire de stationnement de la N154, et puis un autre, qui rentrait tôt chez lui avant d'aller travailler à 6 heures du matin chez Amazon m'a carrément déposé à Saran dans la banlieue nord d'Orléans. Sur la route après le terminus du tram à l'est d'Orléans, le stop ne fonctionnait plus, bien que je n'en finissais pas d'appuyer sur les boutons des feux pour qu'ils passent au rouge et me permettent ainsi de parler aux conducteurs. En voyant une auto récupérer un jeune homme qui l'attendait, j'ai sauté sur l'occasion en me précipitant vers l'auto avant que la porte ne fût refermée, et j'ai demandé à la conductrice si elle voulait bien m'avancer un peu. Comme elle était joviale, elle a accepté. Elle m'a demandé si je faisais du stop, j'ai dit oui, et elle m'a répondu "vous êtes fou" !! Curieusement, les deux derniers véhicules qui m'ont transporté étaient conduits par un français d'origine turque, puis par un jeune homme parlant très mal le français et qui allait travailler la nuit dans une usine de betteraves... Je me suis autorisé à penser que des gens ayant connu des difficultés sont plus enclin à rendre service, bien que, heureusement, de nombreuses personnes possèdent encore cette qualité naturellement. Je fus rendu à mon auto vers 21h45, juste avant la tombée de la nuit, puis à mon logis vers 1h30 via une excursion nocturne dans la Beauce pour récupérer mon aile.

Sur la CFD parapente, on voit que des parapentistes ont bien tiré leur épingle du jeu, notamment au départ de Bar sur Aube où les conditions devaient être meilleures, avec un dérive annoncée et confirmée de 10 km/h. L'un d'entre eux a parcouru 107 km en 5 heures, un second a parcouru 175 km en 6h50 (posé à Beaune la Rolande), et un troisième, bien connu pour ses records de distance, a parcouru 178 km en 5h30 au départ de Vix, près de Châtillon sur Seine pour aller se poser à Pithiviers. Chapeau !

FL

dimanche 14 mai 2017

Clécy sans le club

Le vendredi soir, de nombreux échanges de mails évoquent la possibilité d'embarquer une brochette de pilotes du club pour voler à Clécy le dimanche suivant. En fin de compte et vu de loin, les conditions ne paraissent pas excellente et le groupe renonce.

En tant qu'hébergeur potentiel sur de futures sorties du club sur les sites de Villers sur Mer et de Clécy, et comme je suis présent ce week-end en Normandie, je me devais de tester le trajet vers Clécy et  y voler ce dimanche, obligation bien agréable bien sûr.

Une superbe rue de nuages dérive paresseusement  pendant le trajet de 60 km en voiture

Et me voilà prêt à décoller seul sur le décollage Sud. La horde de parapentistes est à l'Ouest mais les deux pentes sont bien alimentées. J'enclenche tous les enregistreurs de vol


Tiens, une aile delta qui doit se frayer un passage entre tous les parapentistes

Tout ce petit monde ne tardera pas à se trouver en bas, du fait de pannes passagères d'ascendances

Voici la trace GPS des 15 minutes de vol, ne culminant que 100 m au dessus du décollage. J'aurai aimé faire un plafond à 1000 m ne serait ce que pour voir si la représentation 3D est réaliste.


Et voilà la trace des 55 minutes de remontée à pied (les propositions de navettes s'étaient raréfiées au milieu de l'après midi) avec un taux de montée de 10 cm seconde sur la partie pentue!

Ici ce sont les extraits des données de la boite à image

BdlB

mercredi 10 mai 2017

Vous descendez au prochain arrêt?


Par cette belle journée et avec des prévisions de vent nord est est, nous nous retrouvons à 3 pilotes du club sur le site de Lalandelle. Le vent s'avère plus capricieux que prévu

Louis en profite pour faire son numéro de dompteur de dragon pendant de longues minutes

Manu, incognito, manifeste une grande résolution de ne pas s'en laisser conter

Mais à la première tentative de décollage , il lui faudra rattraper son aile dans le champ au dessus. Ne riez pas, j'ai fait aussi bien..

Du coup on décide de laisser les masses d'air se calmer un peu

Le décollage se passera fort bien quelques fraction d'heures plus tard
Ceci est la trace GPS que votre serviteur vous a tricoté, le haut de la colline étant le champ clair à gauche. Les 13 minutes de vol se sont déroulées entre 0 et 50 m au dessus du décollage. 

Louis trouve qu'il a suffisamment fait d'exercice avec 2 remontées à pied

la vidéo est là

lundi 8 mai 2017

Saint Benoit dans les nuages

Grâce à Frédéric et William, je poursuit ma progression en remorqué. Les conditions sont optimales comparativement à la dernière séance : l'atmosphère matinale est très calme, et j'ai mieux configuré mon matériel en baissant mon attache et en ayant retrouvé le moyen d'utiliser l’overdrive


de fait, plus de problème pour rester à l'altitude du remorqueur
 sauf que..c'est difficile de se repérer avec la ligne d'horizon
 la séance se concrétisera par deux largués à environ 700 m d'altitude
 puis un retour paresseux sur le plancher des vaches
 avec une amorce de posé tout à fait correct
 euh, non , il reste une importante marge de progrès

voici la trace GPS du premier : pour un vent au sol presque nul, la montée s'est effectuée à une vitesse sol de 60-63 km/h, un taux de monté d'environ 2,5 m/s. La descente en libre s'est faite à un taux de chute moyen de 1,4 m/s.

enfin une devinette: pour ceux que j'ai tarabusté toute la semaine pour m'aider à remplacer une poulie de renvoi perdue lors du démontage de mon aile: devinez où j'ai retrouvé cette jolie pièce de 4 mm d’épaisseur et de 12 mm de diamètre : dans la quille bien sûr!
la vidéo est là


BdlB et FL