dimanche 19 avril 2026

En avril, 2 triangles en Swift 3

 Bonjour à tous

Oyez, oyez !

Belles journées pour le vol à voile jeudi 16 avril et dimanche 19 avril.

Le 16 avril, mon vol en Swift 3 a duré 4h48 et j'ai parcouru 201 km en triangle (non FAI) : Egry, Chartres, Illiers-Combray, Egry. Objectif du jour atteint. Comme le vent météo, même faible, venait du nord-ouest, il fallait partir dans cette direction, vu mon heure tardive de décollage, pour faciliter le retour du soir au terrain.

Plafonds pas très hauts, 1000 m vers 14h40 après mon décollage, s'élevant peu à peu, 1300 m en général, et au grand maximum vers 1500 m dans les barbules en toute fin de journée. Vol technique, de nombreux points bas (neuf au total) en dessous de 500 m sol, dont un à 270 m sol à Baudreville, m'obligeant à enrouler à plat tout ce qui pouvait se présenter, du moment que cela ne descendait pas, comme pris au piège en attendant qu'un nouveau cycle ascendant redémarre localement. Souvent, au mileu de la Beauce où il n'y a pas beaucoup d'espaces boisés, je devais mon salut grâce aux champs de colza en fleurs, qui restituent aussi la chaleur emmagasinée comme les bosquets (j'avais déjà expérimenté ce phénomène quand je volais en Atos à Aigneville, au nord est de Bonneval, en 2014 ou 2015). Et en reprenant de l'altitude, les petits ruisseaux devenaient torrents, avec des pompes qui allaient bien jusqu'à 2m50 voire 3m intégrés sur 20s.

Dernier vol plané final au départ de Toury (35 à 40 km du terrain avec un peu de vent arrière), grâce aux thermiques de restitution qui, s'ils n'étaient plus assez puissants pour me permettre de regagner de l'altitude, ralentissaient néanmoins la descente (la finesse sol s'envolait...).

Parti tard du terrain (22 heures...), rentré tard au logis, dodo tardif, fatigué le lendemain, mais plein d'enthousiasme et de beaux souvenirs dans la tête.

Voici quelques photos (réduites), titrées, sont à télécharger (en bas du message).

Nicolas au départ


Baudreville

Coltainville

L'aérodrome de Chartres 

La cathédrale de Chartres

Illiers-Combray

Pithiviers

Swift 3 au soleil couchant

trace du vol en Swift 3 du 16-04-2026


Le 19 avril, Eole m'a incité à remettre le couvert. Une journée bien meilleure pour le vol à voile que celle du 16 avril se profilait dans le Gâtinais, suffisamment homogène durant tout l'après-midi pour envisager un grand triangle. Le vent prévu soufflerait du nord-est pour 15 à 20 km/h. Si j'arrivais à décoller assez tôt, vers midi ou midi-et-demi, sachant qu'à 19 heures la convection serait déjà partie se coucher, cela me laisserait une plage de vol de six ou sept heures. Allez, soyons fous, je me suis mis en tête de tourner un triangle FAI de 300 km.

Compte tenu de la force du vent et des possibles difficultés du soir pour trouver encore des thermiques, il fallait impérativement que le retour au terrain soit de secteur vent arrière. Et si je pouvais éviter d'avancer pile face au vent le long de l'une des deux autres branches, ce ne serait pas plus mal. Enfin, pour compenser l'éventuelle faiblesse des thermiques en tout début d'après-midi, quoi de mieux pour avancer que de partir vent arrière, donc vers le sud ouest.

J'ai donc envisagé un premier point de virage dans cette direction juste avant les zones militaires d'Orléans, sans gêner le trafic aérien à Saint-Denis-de-l'Hotel. La ville de Châteauneuf-sur-Loire était parfaite, car son étendue constitue aussi un repère visuel qui se voit de loin.

Second point de virage à Auxerre, à 100 km vers l'est. A nouveau, la ville constitue un pointde repère remarquable. Le vent météo serait de trois quarts avant gauche. 

Le troisième point de virage serait donc vers le nord, avec un vent météo de trois quarts avant droit. J'ai choisi Provins, en bordure d'une zone parisienne de classe D, la TMA Seine 5, interdite de vol avec mes petites ailes. La ville, située au nord-ouest de la centrale de Nogent, est repérable grâce à sa basilique surplombant la vallée d'un cours d'eau, et par la forme du contournement de la N19 (que je connais bien par mes souvenirs de vol libre à Bar-sur-Aube). 

La providence a mis du sien pour me secouer les puces le matin, car le téléphone a sonné à 09h15, me sortant du lit par la même occasion. J'ai remercié l'appelant pour son excellente initiative. Branle-bas de combat au logis, prudence quand même sur la route, premiers cumulus à Egry vers 12h30, décollage finalement peu après 13 heures. Bon, j'ai perdu une demi-heure, mais durant laquelle la convection vers le sud s'est installée lentement. Le ciel vers le sud était en effet singulièrement bleu alors que les premiers nuages apparaissaient au nord du terrain. Avec une plage de vol potentielle de seulement six heures pour un parcours aussi grand, ce qui entraînait une moyenne à tenir de 50 km/h jamais atteinte en ce qui me concerne, j'avais intérêt à ne pas traîner en l'air et surtout à ne pas me retrouver en difficulté. 

La première pompe m'a emmené un peu en dessous de 1400 m sol, c'était encourageant. En poussant un peu sur le manche, volets en négatif, tout en me déplaçant vers l'avant du planeur pour modifier le centrage, la vitesse air montait à 105 km/h, et la vitesse sol à 125 km/h. En deux thermiques, et 40 minutes après le décollage, j'avais déjà atteint la Loire. C'était l'euphorie ! Bien m'en a pris de ne pas chercher à poursuivre plus au sud, car au-dessus de la Sologne, les cumulus se faisaient particulièrement rares.

Le cheminement vers Auxerre s'est poursuivi du feu de Dieu. Mais à force de "marsouiner" pour tenir la vitesse de croisière, en profitant des thermiques sans les enrouler, et en délaissant les moins puissants tout en visant au loin un cumulus bien joufflu à la base bien grise, mon discernement s'est quelque peu émoussé. En arrivant sous le cumulus tant prometteur, les ascendances avaient disparu, entraînant une descente inexorable vers le plancher des vaches.

L'euphorie a vite cédé la place à la tension et à l'anxiété pour retrouver un thermique, rallumer le moteur restant l'ultime option pour éviter d'atterrir au milieu de nulle part. Et puis, dans une zone ensoleillée toute proche, un grand champ de terre bordé par deux forêts au nord et au sud, et par un grand champ de colza en fleur à l'est, a attiré mon attention.

L'endroit idéal pour déclencher un thermique. Ma dernière chance. En arrivant au-dessus du champ, à une hauteur qui me semblait très basse, toujours rien. En revanche, c'est au niveau de la lisière avec la forêt au sud, lorsque j'allais rallumer le moteur, que de légers frémissements ont enveloppé mon planeur et que le vario est enfin redevenu positif. Tant et si bien que j'ai rapidement serré ma spirale alors que le vario grimpait... Au plus fort de la montée, les 3 m/s intégrés sur 20 sont été dépassés, c'était royal ! 

Mon cheminement vers Auxerre a repris son cours une fois arrivé à la base du nuage qui venait de se former vers 1700 m QNH (d'après mon petit vario d'appoint Syride). Bien que mon vario Flytec, qui peut mesurer la vitesse air et dont j'ai réglé l'altitude par rapport au terrain d'Egry, ait indiqué 260 m juste avant d'enrouler le thermique salvateur, ce qui n'était déjà pas bien haut, il s'avère qu'en réalité, compte tenu de l'élévation du lieu où je me trouvais, j'ai raccroché à 170 m sol... J'ai pris cet épisode de tension, de concentration accrue au pilotage, puis de soulagement, comme un avertissement. A partir de ce moment, j'ai renoué avec mon habitude d'enrouler plus souvent les thermiques quand c'est possible, même si cela fait perdre un peu de temps, de façon à rester toujours au-dessus d'une altitude minimale, par exemple 1000 m QNH.

Survol d'Auxerre un peu plus de trois heures après mon décollage, j'étais presque dans les temps pour boucler mon circuit avant la fin de la convection. Dans la région, les cumulus étaient toutefois devenus plus clairsemés, et ils étaient quasiment inexistants plus vers le sud. C'était seulement au nord du cours de l'Yonne, au-dessus de la forêt d'Othe, que les cumulus étaient toujours généreux. Je devais donc rester prudent, c'est-à-dire monter le plus haut possible, avant de quitter Auxerre et de poursuivre mon cheminement vers le nord. Bien m'en a pris, car j'ai dû traverser une zone d'une quinzaine de kilomètre sans aucune convection, toujours avec une composante de vent de face, mais cette fois du côté droit. Au bout de cette transition, m'attendait une très bonne pompe entre Migennes et Joigny, matérialisée par un gros cumulus visible de loin, qui prenait sa source sur des terres cultivées dont le fort contraste de couleurs ne laissait aucun doute quant à l'entretien du thermique et la présence de l'ascenseur à mon arrivée. Ma progression du sud vers le nord au-dessus de la grande forêt d'Othe, région magnifique entre les vallées de l'Yonne et de la Seine, s'est déroulée aisément sous les cumulus abondants et généreux. Toutefois, l'heure tournait, et la fin de la journée commençait à se faire sentir avec l'éloignement des cumulus dans la direction de Provins. Il était 18 heures lorsque j'ai quitté le dernier plafond à 1830 m QNH avant de franchir la Seine et de m'élancer vers mon troisième point de virage. Plus aucun nuage sur ma route, si ce n'était un gros nuage qui trônait au sud-ouest de la ville, donc dans la TMA de classe D qui m'est interdite, et un autre au-dessus de Nogent-sur-Seine. Je pouvais atteindre Provins, mais je n'aurais pas pu en revenir, ma petite voix avait parlé. En plus, j'étais quand même en retard dans mon plan de vol, il était clair que je ne serais pas de retour à Egry à 19 heures, et compte tenu de l'heure tardive, le trajet ne serait pas facile malgré le vent arrière de 20 km/h.

Au sud de Sourdun, à 5 km au sud-est de Provins, j'ai estimé que j'avais assez tiré sur la ficelle et qu'il était grand temps de faire demi-tour. Je me suis rapatrié d'urgence vers une zone boisée et ensoleillée bordant la Seine au sud-est, où j'ai pu enrouler à 650 m QNH un thermique venu je ne sais d'où mais qui a eu la bonté de m'attendre et de me remonter mille mètres plus haut avant de s'évanouir à son tour. Me voilà plus serein pour rentrer à Egry. Néanmoins, changement de régime de vol. Pour profiter au maximum du vent arrière tout en minimisant la perte d'altitude en planant vers les cumulus lointains, je volais tout simplement à la vitesse de finesse max, c'est-à-dire autour de 75 km/h air, donc 95 km/h sol. La transition jusqu'au cumulus suivant, distant de 15 km, n'a consommé que 400 m environ. Une fois à nouveau à 1800 m QNH, j'étais assez haut pour planer vers le dernier amas de cumulus, au-dessus du secteur de la grande forêt au sud-est de Nemours, en espérant ne pas me retrouver trop bas à mon arrivée. De toute façon, je n'avais plus trop le choix, il fallait avancer avant la disparition totale des thermiques.

D'où la nécessité de voler quand même un peu plus vite. Avec une légère pression sur le manche, 30 km plus loin et 1100 m plus bas, entre l'aérodrome de Moret-Episy et la grande forêt, une pompouillette a croisé mon chemin vers 19 heures et je l'ai enroulée en étant bien conscient que la journée aéronautique arrivait à son terme. La remontée a été lente et incertaine, mais le vent agissait en ma faveur. A 1400 m QNH et à 30 km du terrain, j'ai tenté une arrivée directe. Et à nouveau une bonne surprise, comme le soir du 16 avril, les derniers thermiques ralentissaient ma descente. A mi-chemin, j'étais encore à 1350 m QNH, alors pour le plaisir, et aussi pour l'expérience, j'ai poussé mon planeur jusque vers 125 - 130 km/h, vitesse air, la vitesse sol montant jusqu'à 145 - 150 km/H jusqu'à Egry. Étonnant et grisant, mais il fallait rester très doux aux commandes ! Posé à 19h41 au soleil couchant. Une journée de vol libre magnifique qui s'est terminée en beauté, et aussi bien entendu avec la satisfaction d'avoir pu réaliser la quasi totalité du circuit prévu (295 km en 6h34, soit une moyenne de 45 km/h).

A nouveau, parti du terrain vers 22 heures, rentré tard au logis en conduisant doucement, dodo tardif, fatigué le lendemain, mais toujours plein d'enthousiasme et de beaux souvenirs dans la tête. Ci -dessous un bon nombre de photos du vol et pour la circonstance, je me suis même autorisé un auto-portrait !

Frédéric

ciel au décollage


ciel vers le sud

Beaune-la-Rolande

Saint-Loup-des-vigne

Batilly-en-Gâtinais

Batilly-en-Gâtinais

Sury-aux-Bois

étang de la vallée, Combreux

étang de la vallée, Combreux

Germigny-des-Prés

Châteauneuf-sur-Loire

méandres de la Loire

un beau cumulus au-dessus de Neuvy-en-Sullias

 étang de Ravoir

la Bérangerie, Dampierre-en-Burly

la Bussière

 la Bussière (grossissement)

Châtillon-Coligny

paysage en Bourgogne, à 5 km à l'est de Châtillon-Coligny

un beau cumulus au sud, centrale de Belleville au loin

château de Châtres, commune de Champcevrais (89)

champ et forêt à l'origine du thermique salvateur, au-dessus de l'aile

un excellent vario

château de Châtres (89)

domaine de Naumad, commune de Champignelles (89)

forêt Les Bois l'Abbé, commune de Villefargeau (89)

Villefargeau, Auxerre au loin

Auxerre, ciel presque bleu

cathédrale d'Auxerre (grossissement)

Auxerre

Auxerre, centre-ville, l'Yonne

méandres de l'Yonne, Monéteau

aéroport d'Auxerre

 Joigny

Laroche-Saint-Cydroine, Migennes au fond

 la forêt d'Othe

Dixmont

Plessis du Mée

Villenauxe-la-Petite

collège d'Etat de Sourdun

canal de la Seine

étangs à Bray-sur-Seine

Auxy

Swift 3 au soleil couchant

heureux

trace du vol en Swift 3 du 19-04-2026















lundi 23 mars 2026

Petit triangle de début d'année en Swift

En plaine, plus précisément dans un coin perdu dans le Loiret, la saison a bien démarré. Il y a eu un raté samedi 21 mars où la batterie que j'avais emmenée était celle du Swift light, qui ne s'adaptait finalement pas dans l'emplacement de celle du Swift 3.

Retour au logis plus tôt que prévu, j'en ai été quitte pour assister grand plaisir à la Nuit des Icares (du cinéma) à Villebon-sur-Yvette. Les films étaient époustouflants, réjouissants des rêves et de l'admiration qu'ils pouvaient inspirer. C'était comme si la main de Dieu s'était posée sur moi en me disant : ne vole pas aujourd'hui, va plutôt voir les films primés à la coupe Icare et qui sont présentés dans ta contrée !

Dimanche, trop de vent. Nicolas Boucley a quand même volé en delta à Egry, remorqué par Michel Moussier, et s'est posé environ 15 km au sud-ouest d'Egry.

Lundi, vent faible du nord-est, avec des cumulus hauts-perchés prévus dans l'après-midi. C'était le bon jour. Dernier jour également pour en profiter avant des cirrus mardi et une longue période de journée froides, pluvieuses et ventées. La quiétude de la plaine, le soleil et l'air frais à la mi-journée pendant le montage du matériel étaient déjà magiques, apaisants, enthousiasmants pour le vol à venir. Décollage vers 14h lors de l'apparition des premiers cumulus. Ciel très brumeux, et des cirrus envahissaient déjà le ciel à l'ouest de Pithiviers.

Signe que le printemps n'en est à son début, les cumulus au-dessus de la Seine et Marne disparaissaient à partir de 16h, et il fallait voler au-dessus des bosquets et de la grande forêt au sud-est de Nemours, où la restitution était déjà à l'oeuvre. Avec la nuit qui tombe vers 19h - 19h30, compte tenu du temps nécessaire de repliage (2h - 2h30), la durée de vol disponible n'était pas très longue. In fine, deux heures et demi de vol pour un triangle de 113 km : Egry, Beaune la Rolande, Pithiviers , sud de Moret sur Loing, retour.

Quelques transitions planées à plus de 100 km/h (air) pour tester à nouveau la machine ! Plafond vers 1500 m sol au début du vol, jusqu'à 1700 m à Nemours avant un retour au terrain plein badin et volets en négatif. Cerise sur le gâteau, le Swift 3 est même équipé d'un pilotage automatique : des moments de somnolence, des micro-sommeils de dix secondes, m'ont enveloppé et déconnecté à plusieurs reprises (bon, j'étais déjà un peu fatigué de mes tribulations des jours précédents). Fort heureusement, le planeur était toujours en vol horizontal à mon réveil, et aucune manoeuvre d'urgence pour éviter une collision frontale avec un planeur n'a été regrettée !

Pas de photos aériennes, mon appareil étant resté à la maison, mais rien n'est perdu car la nébulosité était quand même importante, la luminosité aérienne a connu des jours meilleurs.

Ci-jointes deux traces, l'une avec l'altitude en pied de page, l'autre avec la vitesse (sol, GPS).



Grand bonheur savouré sur le terrain au soleil couchant, pendant le rangement du matériel.

A bientôt pour de nouvelles aventures !

Frédéric


Épaulé jeté à Aussois

Et plutôt qu'épaulé jeté, on aurait pu dire les épaules sont jetées comme vous le verrez plus loin.  Ceci est le titre alternatif aux fameux et classiques XAWGM d'Aussois. Cette édition s'est bien éloignée de celle des années précédentes.

Le séjour était prévu pour un total 4 à 6 participants et Christian avait fait la réservation auprès de notre hébergeuse préférée aux Pinatsotes. Plusieurs des inscrits au séjour avaient annoncé la grande incertitude dans laquelle ils se trouvaient, principalement pour des raisons de santé. En finale, deux rescapés, Gérard et Benoit choisissent de maintenir leur participation à ce séjour à Aussois, malgré les absences nombreuses et en espérant que l'année prochaine sera plus souriante au plus grand nombre.

Finalement le spacieux véhicule a pu accueillir les effets de 2 participants, mais on aurait eu du mal à ajouter les 3 voiles de Christian et ses différentes planches de glisse.


L'arrivée à la station le dimanche a permis d'éviter l'épisode pluvio-neigeux et on retrouve la station raisonnablement enneigée.

La place "LA PLACE" à Aussois sur lequel se trouve notre gîte, est désormais interdite au stationnement et il faut montrer patte blanche pour approcher le véhicule près du gîte pour le déchargement

Le gîte présente l'agrément d'une réalisation traditionnelle avec beaucoup de structures et parements en bois et de jolis carrelages, délivrant une atmosphère sereine de haute montagne. 

Lundi
 
Au réveil,, le beau temps est bien installé, toutefois avec une prévision de vent trop forte pour les activités aériennes légères. On risque aussi de se réfrigérer sur les télésièges.



Curieusement, la faveur est bien orientée au décollage mais la visibilité n'est pas suffisante.


La neige est douce, superbe pour les skieurs occasionnels, en revanche la visibilité parfois très réduite cause la première chute à ski, douloureuse pour la première épaule (rappelez vous le titre).

Mardi

La météo semble au mieux pour le premier vol du séjour (et même de l'année)
Le vent, de travers gauche sur la piste d'envol à ski, nous incite à rejoindre la pente Est faisant face au rocher des Cormeilles. Un pilote expérimenté nous montre la voie

Le vent est toutefois capricieux, Benoit se prépare

et profite d'un court passage de vent de face pour décoller. Gérard enchaîne plusieurs tentatives aussi bien dans la même pente que sur le monticule face à la station. Et malheureusement se heurte à nouveau l'épaule, le tout sans pouvoir décoller.

La journée se termine avec un incident de caméra sport, la vidéo est irrécupérable du fait de l'épuisement de la batterie, dommage, Gérard avait fait une belle cabriole en voulant skier sur une plaque d'herbe.

Mercredi

Journée de ski avec un grand vent réfrigérant et une visibilité variable. 
Le ratrackage des pistes, soigneusement fait la veille avant qu'il ne gèle, nous procure une tôle ondulée impitoyable.

Benoit, en skiant à tâtons dans le brouillard de la piste de Fournache, se prend une gamelle magistrale et par solidarité avec Gérard, s'endolorit l'épaule (rappelez vous le titre).

Et Gérard souhaite investiguer sur ses échecs de la veille, et finir la journée en faisant des gonflages sur la neige du plateau de ski de fond.

A l'occasion d'une rafale, il pratique un bord de snow-kite et ravive le choc sur son épaule. Mais on est rassuré sur le bon fonctionnement de sa voile.

Jeudi, une très longue journée
Les conditions sont favorables au vol, mais avec des conditions anticipées un peu fortes, Gérard préfère se réserver pour le lendemain plus calme. Benoit s'autorise un décollage face voile et peut ralentir sa descente en profitant des faibles ascendances sur les combes à l'est des pistes de skis. La remontada aura lieu à 100 m au dessus de l'arrivée du télésiège du Grand Jeu et lui permettra de survoler le haut du télésiège de l'Armoise. 


Et l'après midi, c'est l'arrivée d'Yves, notre coach Chambérien de ski rapide et autres sports de montagne. Commence donc une rude demi journée de ski.




Et le soir nous voilà tous les 3 autour d'un apéritif, rejoints par notre logeuse qui voulait nous informer des défaillances des relais TV. L'apéritif se poursuit par une discussion intense sur les anciennes connaissances d'Aussois et sur la généalogie.

Vendredi et dernier jour sous la voile et sur les skis

Le vent se prête bien à un décollage calme et Gérard retrouve ses sensations et le plaisir de voler. Benoit suit et remonte pour un second vol, un peu moins calme.



L'après midi commence très tard, à l'issue d'une sieste de durée incontrôlée. Malgré cela les 2 non montagnards ont bien du mal à guider leur skis vers le parking, en attente du prochain séjour l'année prochaine.
Et tout se termine par un sympathique verre au bistrot de la place LA PLACE.

La vidéo donne des images agitées des 4 jours les plus intenses 


Benoit Gérard 

dimanche 25 janvier 2026

Une belle assemblée générale

On ne compte plus le nombre d'assemblées générales qui se sont tenues à Houilles. Pour cette AG concluant l'année 2025 nous avons été une fois de plus sympathiquement reçus par Gérard et Sylvie. 

Nous espérions un projecteur pour repasser les photos et films de l'année, nous avons eu droit à un grand écran de télévision accompagné de sa sonorisation home cinéma.

Le panel de plats et boissons étant impressionnant, nous avons préféré attaquer l'apéritif et le repas avant d'engager le déroulement de l'AG. Parmi les plats apportés par les participants et les organisateurs, en guise d'apéritifs, d'appétissants pastels apportés par José, les remarquables huîtres normandes de la Manche de Laurent,  les entrées très variées et le plat principal concoctés par Sylvie, la salade bio préparée par Frédéric, le beau plateau de fromages de Michel, les savoureuses tartes aux amandines de Michèle apportées par Louis et bien sûr les nombreux breuvages plus ou moins alcoolisés. Le tout couronné par  un solide café pour pouvoir engager l'AG.

Pour la liste des participants, voici rééditée par intelligence artificielle, une photo de nous transformés en barons du trafic d'alcool pendant la prohibition (je ne sais pas quel prompt Laurent a-t-il utilisé pour l'IA, en tout cas si personne en réalité ne fumait, les bouteilles étaient nombreuse sur la tablée). 


Pour certifier que le quorum est largement atteint, on reconnait sans trop de difficulté et en ajoutant le photographe, 7 des pilotes du club sur les 11 qui ont pris leur licence en 2025, auxquels s'ajoutent Sylvie et Hélène, Michel, et sans doute en train de jouer dans le jardin, Natsu et Timber.  

Parmi les absents, tout d'abord notre président d'honneur, Yves qui regrette que ses activités paroissiales du samedi et dimanche le tiennent éloigné de notre réunion. Il nous souhaite une excellente AG. Même souhait de la part de Yannick trop éloigné de la région parisienne, et de Christian tenu de se reposer pour un problème de santé mais soucieux de retrouver rapidement la forme. Alex, le toulousain, n'a pu quitter sa région pour raison de pouponnage mais nous fait le plaisir d'une petite visio conférence avec Lucie dans les bras, en route pour sa seconde année.

El presidente se désigne comme secrétaire de séance et en guise de rapport moral, lance le film de l'année écoulée. Chacun peut raconter ses acquisitions (2 pendulaires et un Swift3), ses problèmes mécaniques, ses vols de distance, ou ses erreurs de pilotages. Notre grand amateur de triangles de distance revendique de s'être élevé spirituellement en survolant le village de Marcilly.

Aucun membre du club n'a pu participer à la coupe Icare cette année, Frédéric nous montre les trophées qui lui ont été décernés pour sa 3ème place en 2024 et la seconde place en 2025 à la coupe fédérale de distance Rigide classe 2. (NDLR bravo également à d'Octave  pour sa 130ème place, obtenue au nom de son autre club, les Crécerelles, club qui est premier à la CFD club).

Le rapport moral a sans doute été approuvé par les participants, on ne se souvient plus. 

Le rapport financier est bien vite expédié, à priori nous gardons en caisse quasiment la même somme en euros constants depuis 30 ans, quand Gérard s'est installé dans la fonction de trésorier du club et quand il comptait en francs.

Puis sont réclamés les tickets de caisse à ceux qui ont apporté les vivres et les boissons du repas d'AG, mais sans trop de succès. Le seul vote relatif aux finances a donné un résultats unanime pour le maintien de la cotisation à 10 euros. Certains s’acquittent sur le champ de leur cotisation quelques fois avec plusieurs chèques, la somme étant significative. A noter que la proposition de cotisation gratuite pour tout membre du club qui aurait parrainé une nouvelle adhérente, n'a malheureusement donné aucun résultat.

Les sorties de club envisagées se concentrent sur les ponts et viaducs du mois de mai. Avec une préférence pour la Normandie, et en particulier le Cotentin. Une sortie à Millau trouvera certainement plusieurs amateurs. Sont évoquées également des envies de sorties en Afrique du Sud ou au Cap Vert.

Les participants savent qu'ils ont 2 mois pour contester les décisions de l'AG. En particulier on a tous oublié qu'il était possible de lever la main pour proposer sa candidature dans l'équipe dirigeante du club: à eux 3, les membres actuels du bureau du club ont cumulé 86 mandats et sont de fait reconduits une fois de plus dans leur fonction.  Pareillement si la météo reste aussi perturbée jusqu'à la fin de l'hiver, il faudra vraiment faire quelque chose.

Voilà en version non trafiquée, la figure des participants à cette sympathique AG qui se préparent à une superbe année de vol 2026











jeudi 1 janvier 2026

Bonne année 2026

Comme d'habitude, c'est ballot mais la vidéo de fin d'année du DPCNP a été publiée avant que les derniers vols de l'année soient terminés;

Il a fallu reprendre le montage pour inclure les nouvelles séquences.

Le DPCNP vous souhaite une excellente année 2026, avec la santé, les belles rencontres, la météo impeccable et les monteurs espèrent le plein de jolies séquences vidéos, filmées en format paysage et sans trop de bougés.

Bonne Année

samedi 20 décembre 2025

Les aventures du DPCNP en 2025

La météo n'a pas été excessivement clémente cette année. Certains d'entre nous ont néanmoins bien tiré leur épingle du jeu.

Les séquences sautillantes et un peu trop souvent en format vertical, vous permettent de retracer les quelques sorties qui ont compté au sein du DPCNP au cours de cette année.

En vous et nous souhaitant de très belles fêtes de fin d'année, une météo plus clémente et de très beaux vols en 2026.

le DPCNP

mardi 11 novembre 2025

Saint Hil Team 11/11

Le lieu de la sortie de club se décide quelques jours avant compte tenu de la météo imprévisible. Nous sommes 4 pilotes motivés pour nous retrouver à Saint Hilaire pourvu que la météo nous laisse au minimum deux jours de vol. 

Le point de convergence pour le trajet depuis l'île de France est à Houilles le vendredi 7 novembre en début d'après midi (avec prise de RTT pour le seul non retraité du groupe). Après avoir envisagé 2 véhicules pour le covoiturage et assurer les navettes des 4 pilotes, une solution plus frugale nous embarque tous ensemble dans le confortable et véloce 807. Le trajet est avalé rapidement,  le gîte au chalet habituel et le couvert ayant été prévu l'avance.

Samedi 

Un temps magnifique s'affiche au réveil devant nos yeux éblouis.

Octave se dévoue pour les navettes matinales à conditions que les 3 autres ne traînent pas pour faire leur plouf. Il souhaite être de retour tôt sur le décollage, pour pouvoir se préparer et attendre les meilleures conditions de vol attendues à partir de 13h.

les conditions sont superbes pour ce premier vol matinal dans le soleil, permettant un plouf un peu ralenti. Un bon nombre de pilotes à l'atterrissage confirment que nous avons pris la bonne décision de venir ce week end.

Mauvais pioche pour Benoit, satisfait de son décollage et du vol calme, la cravate sur son aile qui s'est invitée dès le début du vol n'échappe pas à Octave arrivé avant lui à l'atterrissage.

Vers 13h les bonne conditions escomptées par Octave sont au rendez vous. De légères ascendances permettent de grappiller le long de la falaise à gauche du décollage puis de ralentir la descente au dessus des pentes qui mènent à l'atterrissage, permettant de passer une heure en vol. 

A la fin du vol et compte tenu de l'heure d'hiver, il est temps de célébrer cette belle première journée de vol. L'apéro est offert par le club.

Dimanche 

Nous nous pointons vers 9 h sur le décollage de la moquette. Le vent d'est procure des conditions peu engageantes au décollage et est supposé générer des rouleaux perturbateurs dans la première partie du vol. Un biplace décolle sans embûche mais nous préférons nous réserver pour plus tard.

De retour vers 13h, nous retrouvons notre terrain d'entraînement préféré pour nous exercer au décollage dos voile.




Après un agréable vol balistique à peine ralenti, cela fait peut être  un peu tôt pour attaquer l'apéritif. Christian et Benoit souhaitent refaire un second vol et investissent le décollage Est. 

Si le premier effectue un décollage impeccable, le second manque d'énergie pour écoper de l'air dans sa voile et compense, au moment du contrôle de la voile par une position dangereuse basse des bras. Le décollage se passera bien mais l'erreur sera dûment soulignée par les témoins de l'incident.


Le soir un joli coucher de soleil sur la chaîne de Belledone présage de la poursuite du beau temps.

Lundi

Le ballet des décollages matinaux reprend sur la moquette. Le ciel voilé et le vent faible ne laissent que peu d'espoir d'atteindre en vol la Dent de Crolles. Mais on a toujours la possibilité de parfaire sa technique de décollage dos voile.




Octave nous montre l'application SpotAir qu'il utilise pour consulter les balises météos, visionner les webcams et apparemment obtenir les températures (bien clémentes pour la saison).

Yannick nous a rejoint brièvement à la fin de notre premier vol mais se sauve pour voler avant que nous décidions d'aller de nouveau à la moquette. 

Le soir, Octave a préparé patiemment un superbe chili con carne et nous avons invité nos amis Grenoblois, Valérie et Thierry, qui ont en garde provisoire un bien gentil Staffy.

Mardi 

La consultation de la météo ne nous laisse pas d'espoir de voler le lendemain. Nous décidons de profiter des vols du matin et de tout début d'après midi pour pouvoir ensuite prendre le chemin du retour.

Le matin de la ouate couvre certains points de la vallée. Les ploufs ralentis s’enchaînent.


Du coté des mini voiles, on apprécie la légèreté et la vélocité au décollage de certains pilotes. 

Et pour les pilotes plus lents en vol, la vitesse des mini voiles est bluffante. C'est la surprise en phase finale d'atterrissage, d'avoir l'intuition qu'un moustique passe rapidement sur le côté. Le dépouillement de la vidéo, montre une ombre près de la route qui s'avère sur les quelques dixièmes de seconde suivants être une mini voile en phase d'approche et d'atterrissage

La vidéo de nos exploits est là, malgré les erreurs de prise de vues (vidéos floues, non déclenchées..)

Bilan de la sortie

C'est une sortie du DPCNP bien réussie qui nous a permis de réviser nos pratiques de décollage dos voile avec une vingtaine de vols en tout. Chacun d'entre nous a excellé dans ses spécialités :Gérard a assuré la réservation de notre gîte préféré et a fourni le transport spacieux, confortable et rapide. Octave s'est spécialisé dans l'aspect numérique (groupe WhatsApp, météo, enregistrement et partage des dépenses), et la confection d'un très bon chili con carne. Il a assuré le nombre le plus important de navettes, capitalisant des points pour ses futurs vols en cross. Christian nous a fait profiter de toutes les techniques de respiration et de méditation pour réduire sa tension artérielle et aboutir à des décollages impeccables. Benoit a cru devoir montrer tout ce qu'il ne fallait pas faire au décollage. En profitant des 8 opportunités de vols et en s'abstenant de conduire la navette, il a permis aux autres de cumuler le maximum de points. Enfin, Yannick, plein d'entrain, bien qu'ayant une voile de taille normale, a joué le rôle d'une étoile filante.  

BdlB CB GL OP YW