Ce vendredi 6 juillet, Michel, malgré son départ en vacances imminent, accepte de nous remorquer à Egry, moi, Benoit, débutant fort de mes 6 remorqués de l'année dernière à Saint Benoit sur Loire, et Frédéric, membre du dernier carré de la coupe de distance FFVL en rigide.
J'ai sorti mon Titan de son emballage, de retour de révision. Il se trouve en configuration motorisation auxiliaire, avec son extension de quille, il s'avère que le remettre en configuration "vol libre" avec une quille plus courte peut me prendre beaucoup de temps. Bon cela me servira d'excuse pour mes atterrissages perfectibles
Après les explications d'usages, Michel réalisera les 5 remorqués (4 pour moi, je suis le grand gagnant.. un seul pour Frédéric)
A ce point du récit, il faut donner une explication sur le largueur, une très belle fabrication de "Louis Aviation", il ne servira pratiquement pas. Je suis en effet au top pour faire casser les fusibles sur mes 4 vols, à des altitudes variant entre 40 m et 380 m. Mais mon expertise en la matière me permet de craquer le double fusible du remorqueur, me trouvant ainsi avec la ligne au bout de mon largueur en sortie de décollage. A cette occasion je dois utiliser mon largueur et je rejoins la petite confrérie des pilotes auxquelles cette mésaventure est arrivée (pour moi sans encombre sauf de fouiner autour d'un champ de betteraves pour retrouver la ligne).
Frédéric a décollé et est parti pour effectuer un triangle. Pour meubler l'attente de conditions plus calmes, Michel me propose de faire un tour en ULM et de monter aux nuages. Je raterai la photo du halo créé par le soleil sur le flanc du nuage, en revanche je serai étonné par les pieds nus sur la roue avant du pendulaire alors que la température à 2200 m avoisine les 8°C
Après avoir décollé vers 13h15, Frédéric rentre au terrain vers 18h45, bien content de son périple dont il vous livre le récit ci dessous.
Et il se fait la réflexion que ce sera chouette d'avoir pour une fois une récupération très simplifiée, tout en pensant que la finalisation du triangle est une bonne nouvelle aussi bien pour son équipier que pour lui compte tenu de la localisation de ses clefs de voitures qui elles aussi on fait le triangle.
On fêtera dignement la réussite de la journée à une très sympathique pizzeria sur le chemin du retour, cette journée étant de plus marquée par 2 évènements : la victoire des bleus en demi finale (que nous apprendrons tardivement et avec un détachement très aérien), et l'anniversaire... du président du club
voici la vidéo d'une partie de nos exploits
Et bien sûr le récit de vol de Frédéric se trouve ci-dessous
BdlB + FL
Début juillet 2018. Les belles journées pour aller voler se succèdent régulièrement. Au cours d’une conversation téléphonique avec le président de mon club de vol libre, qui se prénomme Benoît pour les non initiés, il m’annonce qu’il est disponible et motivé pour aller pratiquer à nouveau le décollage en remorqué en delta, et qu’il aimerait cette fois tester l’ulm d’Egry, qui est un peu plus lent que celui de la commune du Saint de son prénom. Sachant que l’initiation de Benoît au décollage en remorqué remonte à une quinzaine de mois auparavant et qu’il ne l’a pas pratiqué depuis, je me réjouis de son initiative, en considérant que l’occasion est presque inespérée et qu’il faut la saisir maintenant vu le nombre de refus à mes diverses propositions au cours de ces quinze derniers mois pour renouveler l’exercice. Deux belles journées sans vent et avec cumulus vers 1500 m se profilent pour le vendredi 6 et le samedi 7 juillet. Notre pilote remorqueur Michel M partant en vacances le samedi, nous convenons du vendredi 6, ce qui oblige Benoît à rentrer une journée plus tôt de sa villégiature normande, mais il le fera avec allégresse, car ce vendredi est aussi son anniversaire et il convient de fêter ses 67 printemps d’une façon originale !.
Pour permettre à notre candidat de reprendre ses marques dans une atmosphère pas trop turbulente, le rendez-vous au terrain est fixé vers 11 heures, ce qui nous évitera de nous lever aux aurores tout en laissant à Benoît le temps de venir à bout, non sans angoisse et énervement, de la circulation très dense entre son domicile à Meudon et le mien à Brétigny. Nous continuons le trajet ensemble dans mon auto avec nos ailes sur le toit, ce qui laisse tout le loisir à mon passager de se remettre de ses émotions. Au terrain, le soleil s’active pour faire naître les premiers cumulus, tandis que nous nous activons pour monter nos ailes. Première difficulté pour Benoît : il s’aperçoit que son aile, qu’il a récupérée de révision sans avoir pris la peine de la monter au moins une fois avant d’aller voler, n’est pas adaptée pour la configuration en libre, mais seulement pour celle avec une motorisation auxiliaire. Un problème d’attache des câbles inférieurs arrière sur la quille, qui serait la conséquence d’une mauvaise communication avec le réparateur. Benoît est donc contraint de monter son aile dans la seconde configuration, avec une extension de quille, et en fixant avec du scotch l’extrémité de la quille dans le manchon de l’extension. Ce montage me paraît original mais aussi quelque peu aventureux. Benoît osera d’ailleurs, en vain, utiliser l’argument de la longueur de la quille devenue excessive pour justifier ses atterrissages rocambolesques ! Pour l’heure, il est enfin prêt à décoller, mais pour ce qui est de bénéficier d’une atmosphère encore relativement calme, c’est raté. Qu’à cela ne tienne, il s’élance derrière l’ulm, mais il tarde à lâcher le chariot, et quand il s’en libère, son aile monte en flèche et le fusible casse immédiatement. Dommage, ce fut bref. Comme il est trop bas pour effectuer une prise de terrain normale, tout en souhaitant revenir au terrain pour s’épargner une marche forcée dans les champs en portant son aile avant de redécoller, il prépare un atterrissage par vent arrière (le vent météo souffle très légèrement du nord), qui se termine par une magnifique chandelle suivie d’un superbe plongeon de Benoît sur le sol comme si une bombe allait exploser ! Les montants de l’aile ont tenu bon, et Benoît aussi. Second essai. Le décollage est bien, Benoît a libéré le chariot plus tôt et il suit l’ulm à la bonne hauteur, c’est tout bon… jusque vers la hauteur de 380 m, où son aile a apparemment croisé un puissant thermique qui l’a propulsée bien au-dessus de l’ulm, entraînant à nouveau la rupture du fusible, et mettant en évidence un problème d’anticipation du contrôle du tangage. Pour y remédier, il lui faudra pratiquer, toujours pratiquer, et encore pratiquer. Pour son atterrissage, face au vent, Benoît a choisi de le faire… sur le gésier ! Tous ces moments burlesques ont été immortalisés dans la vidéo ci-dessus. Plus sérieusement, je suis surpris de constater la facilité avec laquelle le fusible a cassé, alors que, vu du sol, Benoît ne semblait pas tellement au-dessus de la trajectoire « idéale » derrière l’ulm. J’en déduis que son aile doit déjà imposer une traînée relativement importante en remorqué, ce qui diminue la marge de manoeuvre avant la limite de rupture du fusible, ce qui réduit malheureusement d’autant les écarts de trajectoire. En tout cas, Benoît semble devenir expert dans la rupture des fusibles, et comme Michel en a un nombre limité, ce serait idiot de ne plus pouvoir décoller à cause d’une pénurie de bouts de ficelle. En plus, les nuages là-haut deviennent bien attrayants.
Bon, mon tour est venu de prendre l’air. Il est environ 13h10 quand je décolle. Benoît effectuera après deux autres tentatives, qui se solderont à nouveau par deux ruptures de fusible. A ceci près que la dernière a été du côté de l’ulm en sortie de décollage, inaugurant l’entrée de Benoît dans le cercle restreint des pilotes encore en vie qui se sont retrouvés avec la ligne de remorquage qui pend sous la barre de contrôle. Fort heureusement, son largueur a bien fonctionné pour libérer la ligne. La seule encombre de cette mésaventure sera d’aller fouiner dans un champ de betteraves pour la retrouver. Pour donner à Benoît une idée plus étendue du paysage dans la région, Michel l’emmènera faire un tour en ulm. Ils iront jouer avec les nuages, dont la base est à 1800 m sol dans l’après-midi.
Pendant ce temps, je me balade en l’air sur la campagne. Largué vers 850 m sol, la pompe que je croyais très puissante d’après les indications de mon vario est finalement un leurre, qui pourrait s’expliquer par un vol en mode « cerf volant » de mon aile tirée par l’ulm dans un environnement assez turbulent. Je récupère un vrai thermique 150 m plus bas sous un gros nuage un peu plus vers le sud. La pompe n’est pas extraordinaire mais elle est régulière. Je la quitte néanmoins quand elle devient stagnante pour en trouver une autre encore plus loin vers le sud. Peu à peu, j’atteins la base des nuages à 1500 m au sud-est de Beaune-la-Rolande. Que faire ensuite ? Rester en local ou tenter un circuit ? Avec Benoît, nous n’avons rien convenu. Il peut m’attendre au terrain comme il pourrait repartir avec Michel, me laissant son aile à ramener (ce que je comprendrais fort bien). Devant tous ces cumulus qui me tendent les bras, les questions et les incertitudes sont vite balayées. Priorité au vol ! Sachant que la masse d’air est assez homogène pour la journée, avec toutefois des conditions meilleures vers l’ouest au-dessus de la Beauce et moins bonnes vers la Seine-et-Marne, je décide d’essayer d’agrandir le triangle que j’ai réalisé plusieurs fois : un premier point de virage au sud vers Lorris, un second au nord-ouest de Pithiviers, et le troisième à l’est de Nemours. Voilà l’objectif de la journée ! C’est parti pour une première série de transitions-cumulus vers la forêt d’Orléans au sud. Comme d’habitude, l’aérologie au-dessus de Lorris est médiocre. Je passe un bon quart d’heure à tricoter entre 900 m et 1050 m au sud de l’agglomération pour essayer de remonter. A la faveur d’un nouveau cycle, je réussis à atteindre 1200 m sol. Tant pis si je n’atteins pas le plafond, il faut quitter le secteur si je ne veux pas y moisir tout l’après midi. Peu à peu, j’avance vers le nord-ouest en longeant les abords de la forêt, dont les paysages sont au demeurant fort jolis, sans réussir à dépasser 1300 m sol. La vitesse de croisière n’est pas bien élevée, et l’objectif de la journée commence à me paraître un tantinet ambitieux.
A l’ouest de Bellegarde, le thermique que je visais sous un beau nuage est introuvable. C’est le moment de jouer à quitte ou double, en l’occurrence sacrifier une partie de mon altitude pour atteindre un peu plus loin une zone ensoleillée qui n’est pas dans l’ombre des nuages, avec une petite forêt au sud et des champs moissonnés au nord, en espérant que les contrastes thermiques seront à l’œuvre pour créer la pompe salvatrice qui me sortira de ce mauvais pas. Si ça rate, j’ai de quoi atterrir juste en dessous, et mon vol sera terminé pour la journée. Après un point bas à 450 m sol, j’enroule un petit zéro positif, qui se transforme en un bon 1,5 m/s intégrés, pour finir en 2 m/s jusqu’à la base du nuage. Bingo !
Ma route vers Pithiviers reprend alors son cours. Arrivé au-dessus de la Beauce, je constate avec ravissement que les conditions aérologiques sont encore meilleures : les thermiques vont jusqu’à 3 m/s intégrés, et les plafonds s’élèvent à 1800 m sol. C’est l’euphorie ! Somme toute, les conditions sont conformes à celles annoncées sur le site topmétéo. Ma vitesse de croisière reprend à nouveau des valeurs acceptables pour tenter un grand triangle. Au nord-ouest de Pithiviers, je décide de l’élargir un peu plus vers l’ouest, en allant virer carrément au-dessus d’Angerville. L’enchaînement des thermiques généreux et des longues transitions est tout simplement royal. Les plafonds ont dû monter encore, mais je me limite à un peu plus de 1800 m sol pour éviter de pénétrer dans la TMA Paris 7 à 6500 ft QNH (c’est-à-dire jusqu’à 1800 m dans le thermique plus la sortie sous le nuage où ça continue encore à monter même en ligne droite). Vers l’est, les nuages se font plus rares. Après une remontée au plafond au sud-est de Sermaises, on voit que le nuage suivant dans la direction de Nemours est quand même loin, entre Malherbes et Puiseaux, et que je dois me lancer dans une transition encore plus longue (14 km d’après la trace GPS) pour atteindre la zone où des thermiques sont à l’œuvre. Mais il faut l’atteindre rapidement, sous peine d’arriver en fin de cycle, donc je vole à 80 km/h en moyenne, en consommant environ 1100 m jusqu’à la prochaine station service. Une fois à l’est de la rivière, qui n’est autre que l’Essonne, j’enroule à 700 m sol une pompouillette qui semble avoir pris sa source au sud d’une zone de champs et de bosquets carrés. Le vent du nord s’est un peu renforcé dans le secteur et la dérive est sensible. La remontée est lente, entre 20 mn et 25 mn pour dépasser les 1800 m sol. Après quelques minutes d’hésitation en transition vers Nemours, je me rends compte qu’il n’est pas raisonnable de chercher à survoler la ville en ligne directe, car il n’y a tout simplement plus de nuage au-dessus de l’agglomération, le ciel est bleu, même au dessus de la grande forêt au sud-est. C’est quand même singulier.
En attendant de mieux comprendre ce qui se passe du point de vue aérologique, je bifurque vers le nord où un thermique me rehausse dans le secteur de Larchant. Mais ce devait être la fin du cycle car j’ai beau tricoter pendant dix minutes sous le nuage, impossible de dépasser 1600 m sol. Néanmoins, ce délai m’a permis d’observer ce qui se passe à l’est du Loing, et ce n’est pas réjouissant. Le seul cumulus que je pourrais tenter d’atteindre est un nuage au-dessus de la forêt au sud-est de la ville qui fait le yoyo en se formant et en se désagrégeant aussitôt, bizarre ! Le cumulus suivant, le seul qui soit décent en allant vers l’est, est vraiment loin. D’une part, je ne suis pas certain de pouvoir l’atteindre, et si je tente, il est clair que je ne pourrai pas rentrer au terrain, car les cumulus deviennent rares entre Nemours et la forêt d’Orléans, et la finesse de mon aile n’est pas celle d’un planeur. Il est 18 heures passé, et je pense à Benoît. Est-ce qu’il m’attend au terrain ou est-il reparti avec Michel ? Dans le premier cas, ce serait quand même plus sympa pour lui si je reviens au terrain, ou si je me pose pas très loin. Car il faut préciser un détail qui n’a finalement pas eu de conséquence fâcheuse : après avoir garé ma voiture à côté du hangar, j’actionne toujours la fermeture centralisée, et je garde toujours la clé avec moi. C’est un réflexe, sachant que lorsque je récupère mon auto le soir ou le lendemain, en général, il n’y a plus personne dans les parages. Le hic est que je ne l’ai pas dit à Benoît avant de décoller, et dans le feu de nos activités sur la piste, cela m’a échappé. Donc si j’atterris loin du terrain, il ne peut pas venir me chercher, car il n’a pas la clé du véhicule. De toute façon, la fin de la journée est proche, il est donc plus sage de renoncer à m’aventurer à l’est du Loing, et de me rapprocher du terrain au maximum. Ce n’est pas gagné, car dans mes hésitations, une fois prise la décision de rentrer, je ne suis plus qu’à 1400 m sol alors qu’il me reste 23 km à parcourir d’après mon GPS, et que le ciel est bleu vers le sud-sud-ouest. Un ultime thermique du soir enroulé à mi chemin non loin des éoliennes me remonte joyeusement à 1400 m sol et me permet de survoler Egry à une hauteur très confortable. Le tour est joué !
Comme je m’y attendais, les environs sont déserts, ce qui me laisse fort à penser que Benoît est bien reparti avec Michel, sauf que je ne vois pas son aile sur le toit de ma voiture. Et puis j’aperçois un petit point orange qui s’agite au milieu de la piste… c’est bien Benoît, qui m’a attendu tout l’après-midi tranquillement allongé dans l’herbe ! Dernier acte du vol, l’atterrissage, et comprenant que je suis dans la ligne de mire de la caméra de Benoît, je me dis que j’ai intérêt à fignoler mon retour sur le plancher des vaches, ne serait-ce que pour faire honneur aux membres du club, dont certains sont très curieux de voir comment je m’y prends. Pas un brin de vent, mon aile en finale avance vite par rapport au sol, et je vais devoir pédaler. Naturellement, au moment du poussé final, une petite bouffe vient déstabiliser mon aile par la droite, mais je la récupère en pédalant sur quelques pas supplémentaires.
Et voilà ! J’ai volé 5h22 et parcouru un triangle FAI de 154 km (Egry – Lorris, 3 km au sud – Angerville – Larchant – Egry) et la trace de mon vol est visible à l’adresse : https://delta.ffvl.fr/cfd/liste/2017/vol/20244660
Après un accueil chaleureux, Benoît me fait bien comprendre qu’il aurait bien aimé disposer de la clé de mon auto, ne serait-ce que pour accéder à son repas qui est resté dedans. Je la lui donne volontiers, mais en le voyant revenir à pied, il me dit qu’il n’a pas réussi à démarrer le moteur ! Comme quoi, mon auto n’obéit qu’à son maître ! En attendant de voir mon aile repliée, et cela prend du temps compte tenu de la fatigue et de la chaleur ambiante qui n’arrange rien, Benoît s’installe à nouveau confortablement dans l’herbe, tout heureux de pouvoir enfin planter ses crocs dans son casse-croûte du midi ! Pour terminer en beauté cette belle journée, nous nous arrêtons le soir dans un kiosque à pizza à la sortie sud de Pithiviers, où nous dégustons une bonne bière fraîche et une bonne pizza au grand air, en célébrant pêle-mêle nos vols et nos anniversaires !
Frédéric
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vendredi 6 juillet 2018
samedi 30 juin 2018
Cross country dans la chaleur
Bonjour à toutes et à tous !
Les affaires reprennent gentiment.
Comment occuper agréablement son temps pendant ces journées de fortes chaleurs ?! La plupart des gens prennent leur mal en patience. Pour les familles qui ne disposent pas de l’air conditionné dans leur demeure, certains vont se réfugier au frais dans le sous-sol de leur maison, ou dans une grotte, ou dans les cryptes des églises et des cathédrales, ou sur les sommets des montagnes, ou aux pôles de la planète, ou d’autres s’arrosent au jet d’eau dans leur jardin, ou se baignent dans un lac, ou mieux, à la mer...
Pour ma part, je suis allé me coller sous les nuages pendant cinq heures... Et là haut, à 1800 m sol, dans des barbules, il faisait encore 16°C, et avec la ventilation du vent relatif, il faisait bon, bien qu’il valait tout de même mieux être couvert ! Revers de la médaille, c’est la récupe du lendemain qui était le plus à craindre mais qui finalement, on va dire grâce à la chance, n’a pas été trop dure à supporter.
Samedi 30 juin 2018. Depuis quelques jours, je guettais une belle météo pour aller voler. Environ 30°C ou plus prévus au nord de la Loire... Vent secteur ESE pour 10 km/h à Saint Benoît. Décollage vers 13h30. Contrairement aux prévisions, les cumulus bourgeonnaient déjà dans le ciel depuis midi. Curieusement, William, qui m’avait proposé d’aller au-dessus de Sully, a dû changer d’avis au cours du remorqué, car il m’a emmené loin en direction de la centrale de Gien, à 6 ou 7 km du terrain. Lorsque je me suis largué à l’altitude habituelle de 600 m, on était loin du local terrain, et dès le début de mon vol libre, j’ai dû basculer en mode "urgence alerte point bas"... Etait-ce une facétie de la part de William ? Il m’expliquera le lendemain au téléphone qu’il avait de grosses difficultés à tourner à droite pendant la phase de remorqué, c’est singulier. Pour l’heure, il a fallu faire avec les moyens du bord pour ne pas me retrouver au tas. J’ai mis une demi-heure pour gagner 886 m avant de partir vers le nord-ouest. Cela m’a donné le ton de la journée quant à la qualité convective de la masse d’air : il ne fallait pas en attendre des miracles.
Une fois la forêt d’Orléans traversée, la situation s’est améliorée en arrivant à Pithiviers. Les bonnes pompes ont été au rendez-vous, et avec pour corollaire des plafonds à 2000 m sol, qu’il a fallu réduire à 1869 m sol max (par rapport au terrain de Saint Benoît) en passant sous les TMA qui s’étendent vers l’ouest à perte de vue, ainsi qu’une augmentation substantielle de la vitesse de croisière (voler à plus de 100 km/h air dans les barbules pour éviter de me faire aspirer, ah ça c’est bon, et c’est plus sécurisant que de le faire à moto sur les routes !). L’euphorie a duré ainsi jusque au début du Perche juste après la A11. Ce fut même carrément le point d’Orgue. J’avais repéré cette enfilade de gros nuages à la base bien sombre dans ma direction, on aurait presque dit des congestus. Les puissants thermiques ont eu vite fait de me propulser vers les hauteurs embrumées, dont j’ai pu m’extraire « à tire d’aile », au sens propre du terme. C’est alors que je me suis payé deux cisaillements verticaux, et pas des moindres. Le premier a tenté de basculer mon aile vers l’avant... Aussitôt, j’ai poussé à fond sur la barre de contrôle, mais je pense que l’effet du plan horizontal arrière a été salutaire et aussi plus rapide pour éviter un tumbling... Le second m’a permis d’expérimenter une apesanteur artificielle pendant une fraction de seconde. Mon aile a été littéralement projetée vers le bas, et la ferme tenue de la barre de contrôle m’a protégé pour éviter d’aller me cogner sur la quille et de perdre le contrôle de l’aile... Si le vol plaisir doit dégénérer en rodéo, il vaut mieux laisser le tonnerre aux dieux et s’éclipser sur la pointe des plumes... (sourire).
Donc changement de cap, plus vers ouest-sud-ouest. La masse d’air au-dessus du Perche semblait avoir changé radicalement. Finies les pompes puissantes au-dessus de la Beauce. Bien que les cumulus fussent toujours là, les thermiques étaient mous, comme si la masse d’air était déjà trop chaude et devenait stable. Il a fallu alors jouer de la patience, sous peine de terminer le vol prématurément, en guettant la moindre bulle au-dessus de tout ce qui pouvait créer un contraste thermique dans du zéro à 800 m sol, et en attendant qu’un cycle redémarre et veuille bien me rehausser tranquillement mais sûrement le plus haut possible. Au bout de trois ou quatre tentatives réussies, la convection n’était plus suffisante pour me maintenir en l’air, et j’ai dû sérieusement songer à atterrir. Ce qui fut fait à 18h50 dans un champ moissonné, denrée plutôt rare dans la région, truffée de forêts et de cultures encore hautes (mais le paysage vu d’en haut, notamment la forteresse médiévale à Nogent-le-Rotrou, est certes magnifique). J’ai atterri à 6 ou 7 km au sud-ouest de Mamers. La chaleur de la journée a très vite repris ses droits...
La récupe a été plus standard, avec les aléas qui accroissent les difficultés, et les rencontres providentielles qui les effacent. J’avais dans l’idée d’aller à l’hôtel et de prendre le train le lendemain matin. Les riverains chez qui j’ai laissé mon aile m’ont appris qu’il valait mieux aller à la Ferté-Bernard, c’était encore la ville la plus proche avec une gare et des hôtels. Comme eux-mêmes partaient avant que j’eus fini de replier mon aile, j’ai dû mettre en pratique un exercice que l’homme sait faire de mieux pour se déplacer depuis la préhistoire, en l’occurrence marcher. Mais avec la chaleur, mon sac de 12 kg, et surtout mon problème de genou (qui m’oblige à arrêter la course sur plus de trois mètres ainsi que la randonnée pédestre en montagne, et en vol, je dois régulièrement ouvrir le harnais pour me dégourdir la jambe), ce ne fut pas une promenade divertissante. Au bout de 5 km, mon genou commençait à chauffer, et il fallait vraiment trouver un véhicule qui veuille bien me transporter. Cela a commencé par un tracteur, sur 1 km. C’était déjà ça, mais je n’allais quand même pas bien loin. Sur la route, personne ne s’est arrêté. Bigre ! Les gens sont méfiants, dans la campagne sarthoise profonde. Les seules autres personnes à qui j’ai pu parler furent un couple de cyclistes qui rentraient de leur balade du soir et dont la maison était juste à côté de l’endroit où nous nous trouvions. Finalement, l’homme m’a proposé de m’emmener directement jusqu’à la Ferté Bernard, c’était génial. Il y avait quand même une trentaine de kilomètres. Après un rafraîchissement dans leur maison, j’ai savouré le plaisir d’un voyage dans un grand véhicule climatisé, tout en racontant naturellement mes histoires de vol libre à mes hôtes enchantés. Dans la matinée du lendemain, TER climatisé jusqu’à Paris. Le ciel à la Ferté était déjà bien couvert de cirrus sombres, annonçant des orages dans la région. A Paris, c’était soleil et fournaise, mais le train vers Orléans était lui aussi climatisé. Encore mieux, le tram et les bus dans la ville l’étaient également. Cerise sur le gâteau, j’ai eu le plaisir de papoter avec une jolie américaine au sourire « dents blanches » extraordinaire, qui vient spécialement de l’Arkansas pour étudier le français à Orléans pendant ses vacances (il y a apparemment moins de gens qu’à Paris qui parlent l’anglais dans la rue). De quoi raccourcir le trajet et oublier que j’avais encore mon aile à récupérer !
Et puis la chance m’a souri à nouveau deux fois. La première est un homme qui m’a pris en stop directement jusqu’à Châteauneuf. Habituellement, il prenait toujours la voie rapide pour s’y rendre. Sauf aujourd’hui, où il a eu l’idée d’emprunter la route qui longe la Loire. Allez savoir pourquoi !! La seconde est une femme et son amie qui m’ont emmené ensuite directement jusqu’à la base ulm. J’ai pu leur parler à la faveur d’un stop qui créait une file de voitures quasiment immobilisées. Il se trouve que la femme est originaire de Sully et que son mari rêve de voler un jour en ulm...
Paul Eluard disait : « il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous » ! (sourire).
Trajet paisible vers Mamers dans la campagne par les petites routes, sous l’ombre régulière des bancs de nuage qui atténuaient quelque peu l’effet de la chaleur. Un morceau de chance : il n’y a pas eu de pluie ni de grêle dans le champ où j’ai laissé mon aile. Retour nocturne paisible au logis, non sans être retourné saluer mes hôtes de la veille, et en prenant soin de contourner l’énorme orage qui s’était développé le soir au dessus de l’Eure-et-Loir.
Mon vol a duré 5h19 et j’ai parcouru 192 km ( https://delta.ffvl.fr/cfd/liste/2017/vol/20244197 ). Le vol libre sur la campagne et collé sous les nuages, et les rencontres qui suivent au cours de la récupe, ce n’est que du bonheur ! Comme disait Michel M., volez !!
Amicalement
Frédéric
Les affaires reprennent gentiment.
Comment occuper agréablement son temps pendant ces journées de fortes chaleurs ?! La plupart des gens prennent leur mal en patience. Pour les familles qui ne disposent pas de l’air conditionné dans leur demeure, certains vont se réfugier au frais dans le sous-sol de leur maison, ou dans une grotte, ou dans les cryptes des églises et des cathédrales, ou sur les sommets des montagnes, ou aux pôles de la planète, ou d’autres s’arrosent au jet d’eau dans leur jardin, ou se baignent dans un lac, ou mieux, à la mer...
Pour ma part, je suis allé me coller sous les nuages pendant cinq heures... Et là haut, à 1800 m sol, dans des barbules, il faisait encore 16°C, et avec la ventilation du vent relatif, il faisait bon, bien qu’il valait tout de même mieux être couvert ! Revers de la médaille, c’est la récupe du lendemain qui était le plus à craindre mais qui finalement, on va dire grâce à la chance, n’a pas été trop dure à supporter.
Samedi 30 juin 2018. Depuis quelques jours, je guettais une belle météo pour aller voler. Environ 30°C ou plus prévus au nord de la Loire... Vent secteur ESE pour 10 km/h à Saint Benoît. Décollage vers 13h30. Contrairement aux prévisions, les cumulus bourgeonnaient déjà dans le ciel depuis midi. Curieusement, William, qui m’avait proposé d’aller au-dessus de Sully, a dû changer d’avis au cours du remorqué, car il m’a emmené loin en direction de la centrale de Gien, à 6 ou 7 km du terrain. Lorsque je me suis largué à l’altitude habituelle de 600 m, on était loin du local terrain, et dès le début de mon vol libre, j’ai dû basculer en mode "urgence alerte point bas"... Etait-ce une facétie de la part de William ? Il m’expliquera le lendemain au téléphone qu’il avait de grosses difficultés à tourner à droite pendant la phase de remorqué, c’est singulier. Pour l’heure, il a fallu faire avec les moyens du bord pour ne pas me retrouver au tas. J’ai mis une demi-heure pour gagner 886 m avant de partir vers le nord-ouest. Cela m’a donné le ton de la journée quant à la qualité convective de la masse d’air : il ne fallait pas en attendre des miracles.
Une fois la forêt d’Orléans traversée, la situation s’est améliorée en arrivant à Pithiviers. Les bonnes pompes ont été au rendez-vous, et avec pour corollaire des plafonds à 2000 m sol, qu’il a fallu réduire à 1869 m sol max (par rapport au terrain de Saint Benoît) en passant sous les TMA qui s’étendent vers l’ouest à perte de vue, ainsi qu’une augmentation substantielle de la vitesse de croisière (voler à plus de 100 km/h air dans les barbules pour éviter de me faire aspirer, ah ça c’est bon, et c’est plus sécurisant que de le faire à moto sur les routes !). L’euphorie a duré ainsi jusque au début du Perche juste après la A11. Ce fut même carrément le point d’Orgue. J’avais repéré cette enfilade de gros nuages à la base bien sombre dans ma direction, on aurait presque dit des congestus. Les puissants thermiques ont eu vite fait de me propulser vers les hauteurs embrumées, dont j’ai pu m’extraire « à tire d’aile », au sens propre du terme. C’est alors que je me suis payé deux cisaillements verticaux, et pas des moindres. Le premier a tenté de basculer mon aile vers l’avant... Aussitôt, j’ai poussé à fond sur la barre de contrôle, mais je pense que l’effet du plan horizontal arrière a été salutaire et aussi plus rapide pour éviter un tumbling... Le second m’a permis d’expérimenter une apesanteur artificielle pendant une fraction de seconde. Mon aile a été littéralement projetée vers le bas, et la ferme tenue de la barre de contrôle m’a protégé pour éviter d’aller me cogner sur la quille et de perdre le contrôle de l’aile... Si le vol plaisir doit dégénérer en rodéo, il vaut mieux laisser le tonnerre aux dieux et s’éclipser sur la pointe des plumes... (sourire).
Donc changement de cap, plus vers ouest-sud-ouest. La masse d’air au-dessus du Perche semblait avoir changé radicalement. Finies les pompes puissantes au-dessus de la Beauce. Bien que les cumulus fussent toujours là, les thermiques étaient mous, comme si la masse d’air était déjà trop chaude et devenait stable. Il a fallu alors jouer de la patience, sous peine de terminer le vol prématurément, en guettant la moindre bulle au-dessus de tout ce qui pouvait créer un contraste thermique dans du zéro à 800 m sol, et en attendant qu’un cycle redémarre et veuille bien me rehausser tranquillement mais sûrement le plus haut possible. Au bout de trois ou quatre tentatives réussies, la convection n’était plus suffisante pour me maintenir en l’air, et j’ai dû sérieusement songer à atterrir. Ce qui fut fait à 18h50 dans un champ moissonné, denrée plutôt rare dans la région, truffée de forêts et de cultures encore hautes (mais le paysage vu d’en haut, notamment la forteresse médiévale à Nogent-le-Rotrou, est certes magnifique). J’ai atterri à 6 ou 7 km au sud-ouest de Mamers. La chaleur de la journée a très vite repris ses droits...
La récupe a été plus standard, avec les aléas qui accroissent les difficultés, et les rencontres providentielles qui les effacent. J’avais dans l’idée d’aller à l’hôtel et de prendre le train le lendemain matin. Les riverains chez qui j’ai laissé mon aile m’ont appris qu’il valait mieux aller à la Ferté-Bernard, c’était encore la ville la plus proche avec une gare et des hôtels. Comme eux-mêmes partaient avant que j’eus fini de replier mon aile, j’ai dû mettre en pratique un exercice que l’homme sait faire de mieux pour se déplacer depuis la préhistoire, en l’occurrence marcher. Mais avec la chaleur, mon sac de 12 kg, et surtout mon problème de genou (qui m’oblige à arrêter la course sur plus de trois mètres ainsi que la randonnée pédestre en montagne, et en vol, je dois régulièrement ouvrir le harnais pour me dégourdir la jambe), ce ne fut pas une promenade divertissante. Au bout de 5 km, mon genou commençait à chauffer, et il fallait vraiment trouver un véhicule qui veuille bien me transporter. Cela a commencé par un tracteur, sur 1 km. C’était déjà ça, mais je n’allais quand même pas bien loin. Sur la route, personne ne s’est arrêté. Bigre ! Les gens sont méfiants, dans la campagne sarthoise profonde. Les seules autres personnes à qui j’ai pu parler furent un couple de cyclistes qui rentraient de leur balade du soir et dont la maison était juste à côté de l’endroit où nous nous trouvions. Finalement, l’homme m’a proposé de m’emmener directement jusqu’à la Ferté Bernard, c’était génial. Il y avait quand même une trentaine de kilomètres. Après un rafraîchissement dans leur maison, j’ai savouré le plaisir d’un voyage dans un grand véhicule climatisé, tout en racontant naturellement mes histoires de vol libre à mes hôtes enchantés. Dans la matinée du lendemain, TER climatisé jusqu’à Paris. Le ciel à la Ferté était déjà bien couvert de cirrus sombres, annonçant des orages dans la région. A Paris, c’était soleil et fournaise, mais le train vers Orléans était lui aussi climatisé. Encore mieux, le tram et les bus dans la ville l’étaient également. Cerise sur le gâteau, j’ai eu le plaisir de papoter avec une jolie américaine au sourire « dents blanches » extraordinaire, qui vient spécialement de l’Arkansas pour étudier le français à Orléans pendant ses vacances (il y a apparemment moins de gens qu’à Paris qui parlent l’anglais dans la rue). De quoi raccourcir le trajet et oublier que j’avais encore mon aile à récupérer !
Et puis la chance m’a souri à nouveau deux fois. La première est un homme qui m’a pris en stop directement jusqu’à Châteauneuf. Habituellement, il prenait toujours la voie rapide pour s’y rendre. Sauf aujourd’hui, où il a eu l’idée d’emprunter la route qui longe la Loire. Allez savoir pourquoi !! La seconde est une femme et son amie qui m’ont emmené ensuite directement jusqu’à la base ulm. J’ai pu leur parler à la faveur d’un stop qui créait une file de voitures quasiment immobilisées. Il se trouve que la femme est originaire de Sully et que son mari rêve de voler un jour en ulm...
Paul Eluard disait : « il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous » ! (sourire).
Trajet paisible vers Mamers dans la campagne par les petites routes, sous l’ombre régulière des bancs de nuage qui atténuaient quelque peu l’effet de la chaleur. Un morceau de chance : il n’y a pas eu de pluie ni de grêle dans le champ où j’ai laissé mon aile. Retour nocturne paisible au logis, non sans être retourné saluer mes hôtes de la veille, et en prenant soin de contourner l’énorme orage qui s’était développé le soir au dessus de l’Eure-et-Loir.
Mon vol a duré 5h19 et j’ai parcouru 192 km ( https://delta.ffvl.fr/cfd/liste/2017/vol/20244197 ). Le vol libre sur la campagne et collé sous les nuages, et les rencontres qui suivent au cours de la récupe, ce n’est que du bonheur ! Comme disait Michel M., volez !!
Amicalement
Frédéric
dimanche 24 juin 2018
Pétard à mèche à Noyers
Ce dimanche après midi, alors que je communique avec les copains partis à La Landelle, a bien failli être un désastre!
Parti voler en Mystic à Noyers, tous semblait bien se présenter, sauf les cultures qui interdisent toute vache.
Lors du montage de mon aile, je l'abandonne au plus mauvais moment pour aller farfouiller dans ma bagnole, et soudainement je sent dans mon dos la pression du vent s'accroître sous l'effet d'un bon thermique bien joufflu.
Je me retourne pour voir avec effroi mon chariot et son aile faire une pirouette arrière tout doucement; l'aile se retrouve en appui sur le bord de fuite et le chariot sur l'hélice !!!!
Bilan un winglet carbone chiffonné, une latte à remettre en forme. les carénages de roues et leur supports sont déformé... L'hélice n'a rien 😅
Après un bon moment passé à redresser, et à contrôler la symétrie de l'aile, je me tâte pour voler, Jean-Pierre a été témoin de ce sketch puis à fait un vol mais est reparti ; les conditions ne sont pas confortables, il a fait ce qu'on appelle au club "une Louis"!😉
Le winglet carbone est renforcé au Scotch noir avec un look préservé 😁
Je me décide à voler, et la série noire n'est pas finie...le démarreur décidé de lâcher, pétard à mèche ! Mais faut pas m'en compter ; je l'avais vu venir; j'en avait un dans le coffre!!!
Remplacement du démarreur 😆en fait c'est le Bendix, petit réducteur planétaire, qui a pété.
Bon ben voilà tout est ok, il est temps de voler ; 20h30 😀😀
Deux trois axes se posent; je ne serai pas seul.
S'en est suivi un vol d'une heure en local, PTU, PTS, et ravissement contemplatif du Vexin.
Je regrette bien de n'avoir eu droit qu'au happy end de la journée😁
JP (+BdlB)
Parti voler en Mystic à Noyers, tous semblait bien se présenter, sauf les cultures qui interdisent toute vache.
Lors du montage de mon aile, je l'abandonne au plus mauvais moment pour aller farfouiller dans ma bagnole, et soudainement je sent dans mon dos la pression du vent s'accroître sous l'effet d'un bon thermique bien joufflu.
Je me retourne pour voir avec effroi mon chariot et son aile faire une pirouette arrière tout doucement; l'aile se retrouve en appui sur le bord de fuite et le chariot sur l'hélice !!!!
Bilan un winglet carbone chiffonné, une latte à remettre en forme. les carénages de roues et leur supports sont déformé... L'hélice n'a rien 😅
Après un bon moment passé à redresser, et à contrôler la symétrie de l'aile, je me tâte pour voler, Jean-Pierre a été témoin de ce sketch puis à fait un vol mais est reparti ; les conditions ne sont pas confortables, il a fait ce qu'on appelle au club "une Louis"!😉
Le winglet carbone est renforcé au Scotch noir avec un look préservé 😁
Je me décide à voler, et la série noire n'est pas finie...le démarreur décidé de lâcher, pétard à mèche ! Mais faut pas m'en compter ; je l'avais vu venir; j'en avait un dans le coffre!!!
Remplacement du démarreur 😆en fait c'est le Bendix, petit réducteur planétaire, qui a pété.
Bon ben voilà tout est ok, il est temps de voler ; 20h30 😀😀
Deux trois axes se posent; je ne serai pas seul.
S'en est suivi un vol d'une heure en local, PTU, PTS, et ravissement contemplatif du Vexin.
Je regrette bien de n'avoir eu droit qu'au happy end de la journée😁
JP (+BdlB)
Pétards à mèche à Lalandelle
Nous avons eu quelques ratées pour une sortie improvisée le 16 juin à la Côte des deux Amants où tout le monde n'a pas été prévenu.. Du coup le groupe WhatsApp "sorties improvisées du DPCNP" a été créé et à l'occasion du premier week-end d'utilisation, il tourne à fond.
Une fois que la sortie au Puy de Dôme initialement prévue a été annulée pour raison de vent trop faible, Louis est venu la veille pour apprécier les conditions à La Landelle, malheureusement trop cycliques, ce qui l'a réduit à faire deux ploufs. . Le pilote décollant juste après lui a piqué une superbe ascendance qui ne pouvait être partagée à deux pilotes.
Le dimanche les prévisions sont plus favorables avec 15-20 km de NE. Je me rends à La Landelle avec Yann.
A notre arrivée vers 15h30 les thermiques s'installaient, J'ai décollé et me suis bagarré près des arbres pendant 10 minutes. Mes semelles en gardent quelques traces!
Ensuite, ma nouvelle voile (BDG Base Lite) a fait pété les Watts avec un pilote affamé en dessous. Je suis monté à près de 500m et ai volé 20 minutes de plus au dessus de plateau; Au détour d'une grosse dégueulante collective, je me suis posé sur l'arrondi du plateau, sur la route d'accès au site. J'ai évité la remontée à pied. La voile est excellente. Très maniable, rapide, vivante. Seule chose déconcertante: les plumes ne sont pas beaucoup en pression. Du coup, ça "flape" un peu dans le thermique. C'est peut-être fait exprès pour savoir de quel côté tourner???
J'enroule au dessus de Yann !
Yann a décollé vers 18h00. Un puissant thermique de 2 à 8 ms l'a propulsé à 400 m. Il s'est posé également sur le sommet du plateau quelques minutes plus tard. Ce fut court mais intense.
Octave (+ BdlB)
Une fois que la sortie au Puy de Dôme initialement prévue a été annulée pour raison de vent trop faible, Louis est venu la veille pour apprécier les conditions à La Landelle, malheureusement trop cycliques, ce qui l'a réduit à faire deux ploufs. . Le pilote décollant juste après lui a piqué une superbe ascendance qui ne pouvait être partagée à deux pilotes.
Le dimanche les prévisions sont plus favorables avec 15-20 km de NE. Je me rends à La Landelle avec Yann.
A notre arrivée vers 15h30 les thermiques s'installaient, J'ai décollé et me suis bagarré près des arbres pendant 10 minutes. Mes semelles en gardent quelques traces!
Ensuite, ma nouvelle voile (BDG Base Lite) a fait pété les Watts avec un pilote affamé en dessous. Je suis monté à près de 500m et ai volé 20 minutes de plus au dessus de plateau; Au détour d'une grosse dégueulante collective, je me suis posé sur l'arrondi du plateau, sur la route d'accès au site. J'ai évité la remontée à pied. La voile est excellente. Très maniable, rapide, vivante. Seule chose déconcertante: les plumes ne sont pas beaucoup en pression. Du coup, ça "flape" un peu dans le thermique. C'est peut-être fait exprès pour savoir de quel côté tourner???
J'enroule au dessus de Yann !
Yann a décollé vers 18h00. Un puissant thermique de 2 à 8 ms l'a propulsé à 400 m. Il s'est posé également sur le sommet du plateau quelques minutes plus tard. Ce fut court mais intense.
Octave (+ BdlB)
samedi 23 juin 2018
L'été se rapproche à Millau
Hier et aujourd’hui j’ai traîné mon parapente à la Puncho, avec des
conditions qui n’étaient pas si superbes que ça malgré le ciel bien
bleu, plaf. à 2200 m, très cyclique, pas trop d’instabilité et des
thermiques qui pétaient en bas mais montaient peu en haut (2 à 3 m.s) …
Beaucoup
de tubes et de chiffons, quelques kilomètres mais rien de folichon pour
moi, ou plutôt si : un décrochage (belle bascule en arrière puis belle
abattée…) vent de cul près du relief sous les falaises juste au-dessus
du plateau… Rien de mauvais mais ça fait bizarre à 50 m/sol ;o)
Mon second vol d’hier était moins pire avec 3 heures à penser à ce que seront mes vols biplace très bientôt (si tout va bien).
En
soignant l’après-vol (tout aussi bien que la pré-vol) autour d’une
mousse nous avons appris qu’un parapentiste s’était cassé une vertèbre
en atterrissant près de la Cavalerie. Heureusement pour lui la moëlle
n’est pas touchée, ce n’est « qu’une fracture ».
Malgré
des prévisions qui auguraient du mieux à la mi-journée, aujourd’hui
nous a amené un ciel intégralement voilé, de temps en temps un coin de
bleu, des thermiques encore plus petits qu’hier jusque vers 17H00 (heure
du retour à la maison, forcément ;o), avec juste une reprise à 100
m/sol de l’attéro pour remonter à 1900 dans le même thermique que j’ai
quitté avec 1/3 de l’aile fermée… Je me suis fait surprendre par un
pétard alors que j’ai dû enrouler du +1,5, voire +2 m.s.
Tout ça pour dire que l’été se rapproche !!
A très vite,
@lex (+BdlB)
vendredi 22 juin 2018
Jeufosse sans ma faucille
Bonjour
J'avais sollicité Benoit pour m'accompagner à Jeufosse ce vendredi vers midi, et m'assister au décollage de mon Atos. Au détour d'un coup de téléphone avec lui, j'avais appris qu'il passait sur l'A13 ce vendredi et je lui avais proposé de changer un peu ses horaires de voyage.
Note de Benoit: "en passant à Bonnière , 4 heures plus tard et à 8 km de Jeufosse, j'ai un peu culpabilisé d'avoir refusé lorsque j'ai vu la superbe rue de nuages".
Finalement c'est Louis qui est venu mais le bilan de la journée est décevant : je n'ai même pas déplié mon aile...
Ce n'étaient pourtant pas les conditions qui faisaient défaut, elles étaient excellentes. Quand je suis arrivé sur le site, bien dans les temps pour prévoir un décollage vers 13 heures peu après l'arrivée des cumulus, un détail m'a frappé, voire même désemparé : la végétation dans la pente avait singulièrement repoussé depuis le débroussaillage de février dernier. Minimum 30 cm d'épaisseur, et par endroits, les herbes montaient carrément jusqu'à bien 1m20. Notamment, devant le starter, quelques touffes bien fournies de végétaux ne semblaient avoir d'existence que pour piéger les pieds qui auraient osé s'y glisser.
Je n'ai pas voulu prendre le risque de courir là dedans, ne serait-ce que pour quelques pas. J'étais à mille lieues de penser qu'il faudrait couper un peu d'herbe pour décoller, et donc qu'il aurait été utile d'amener le nécessaire pour me frayer un passage.
Pour décoller sur ce terrain en l'état, le vent aurait dû souffler deux fois plus fort pour que mon aile soit "arrachée" dès le premier pas. Mais il n'était pas bien violent. Certes, il soufflait quand même en moyenne vers 10-15 km/h (conforme aux prévis de Météo France et de topmétéo), avec des pointes à 18 km/h, voire une fois à 23 km/h, ce qui est tout à fait honorable pour décoller quand la pente est correctement dégagée.
Louis avait accepté de venir à Jeufosse pour me tenir l'aile juste avant de décoller, ainsi qu'une autre personne retraitée que j'ai recrutée sur place (un adjoint de la mairie de Jeufosse !).
Un grand merci à eux, bien que leur déplacement ne fut pas suivi de ce qui était prévu.
On s'est contenté de voir deux parapentistes arriver et qui ont décollé justement vers 13 heures. Ils ont quand même rasé la crête pendant un moment avant de prendre plus de hauteur et de disparaître. La veille, ils ont décollé de Barneville sur Seine (encore un site non praticable pour les deltistes à cause de la végétation) pour aller se poser entre Tours et Angers... Les cadors parapentistes ont décollé à Port-à-Binson, un site entouré de vignes et de bosquets au sud-ouest de Reims...
Retourner dans l'après-midi dans le Gâtinais pour décoller en remorqué ? Le temps d'y arriver, avec les bouchons du vendredi sur les grands axes en IdF, et pour autant qu'un remorqueur fut disponible, la fin de la journée serait également arrivée. Quant au Marais Vernier (près de l'estuaire de la Seine), l'éventualité de l'accès cadenassé en semaine, sans pouvoir joindre le gestionnaire du site pour connaître le code, m'a dissuadé d'accumuler les kilomètres au regard d'un mince espoir de voler. Bon, on tourne la page en attendant les prochaines belles journées (sans oublier la cisaille à haie dans le coffre de la voiture) !
Frédéric
Psst 1 : Quand j'y repense, je devais être déjà fatigué car j'ai manqué sacrément de réactivité
et de pugnacité. Nous n'étions qu'à la mi-journée, et j'aurais très bien pu aller emprunter
à la mairie, dont j'étais en contact avec l'une des employées, une cisaille, une faucille,
ou n'importe quoi pour éclaircir la végétation et me frayer "une piste" de décollage sure...
J'aurais alors décollé une heure ou deux plus tard, la journée n'aurait pas été perdue,
Louis était toujours là pour m'assister au décollage... Mais non, j'ai juste baissé les bras
devant le fait accompli, et nous sommes repartis vers 14 heures... quel gâchis !!!
Une leçon supplémentaire dans une vie de deltiste.
Psst 2 : En examinant le vol fantastique de Martin Morlet du 22 juin (370 km en 8h30...), on voit que lui et trois autres pilotes ont traversé allègrement des zones aériennes réglementées qui dépendent de la base aérienne d'Avord. Ne pouvant joindre ces pilotes par téléphone, j'ai appelé la base aérienne pour leur demander comment faire pour recevoir l'autorisation de transiter. Une personne m'a expliqué qu'il n'est pas (ou plus) nécessaire de s'annoncer sur la fréquence de la TWR quand on souhaite pénétrer dans les zones en dehors de la TMA. Il suffit juste de téléphoner au bureau des missions ou chef de quart avant le vol pour les prévenir, en leur donnant quelques indications sur le vol qu'on souhaite faire !! (02 48 69 25 72 ou 02 34 34 71 36 de 8h30 à 17h du lundi au vendredi, et 02 48 68 43 00, chef de quart de la TWR). Dans l'ignorance de cette nouvelle souplesse, je m'interdisais, à tort, de traverser ces zones au départ d'Egry ou de Saint Benoît... Cela ouvre des perspectives pour les deltistes désireux de voler sur la campagne.
Psst 3 : Il semblerait que le solstice d'été nous ait porté la poisse à quelques uns au DPCNP ! Oui, #Flysafe, bien sûr, or #Don'tfly (mais c'est les boules... !), en attendant des jours meilleurs !
dimanche 10 juin 2018
Le DPCNP aux Açores : Conclusions
En conclusion, nous avons bien aimé:
- Le gîte les Ailes du Volcan de Thierry et Judith et son environnement
- Les briefings de Thierry qui nous a toujours permis de tirer parti des conditions, car même la nature la plus généreuse ne permet pas de voler 100% du temps
- Joaõ et son Mercedes qui nous ont toujours mené où nous voulions, même s'ils étaient aidés par le réseau routier tout neuf de l'île
- Le vent océanique fort mais laminaire qui permet le vol de dune...
... le vol de montagne...
... le vol de falaise...
... et le travail au sol pour acclimater les pilotes continentaux
- Toutes le fleurs de l'île
- Les bains chauffés par l'activité volcanique
- D'une façon générale les paysage de cette île petite mais variée
- L'accueil des îliens et le partage de leurs valeurs
- Le nombre d'endroits intéressants qui permet aux non-volant(es) de passer aussi du bon temps
- L'architecture typique simple mais harmonieuse qu'on retrouve dans toute l'île
- Et les vaches qui contribuent à la création de pâturages pour nos décos et nos atterros et à la ré-enduction bio de nos voiles quand on les y traine
Un petit résumé de tout ça:
Par contre nous avons moins apprécié
- le comportement de la compagnie aérienne TAP qui semble apporter à l'indemnisation légale de ses retards récurrents le même soin que celui qu'elle apporte à ses sandwiches au jambon de synthèse
- Les ennuis de santé qui ont privé Octave de cette sortie qu'il avait initiée
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